A deux mois de la clôture de l’événement culturel «Constantine, capitale de la culture arabe», l’université Mentouri a été encore une fois sollicitée pour laisser son empreinte dans la plus grande manifestation culturelle de l’année.

Les 15 et 16 février, c’est la faculté d’architecture et d’urbanisme (Constantine 3) qui a été sous les feux de la rampe avec l’organisation d’un colloque international sur l’architecture islamique. «L’ambition des organisateurs est de conforter les regards sur les conceptions de l’histoire de l’architecture islamique, tout autant que les architectures produites d’inspiration locale prescrites dans deux périodes, celles coloniale et postindépendance», explique Nabiha Bemaati, membre du comité d’organisation, enseignante et chef du département de management de projets.

Pourquoi ce thème et pas un autre ? Plusieurs organisateurs reconnaissent un choix imposé. Le thème de ces deux journées, qui ont comptabilisé 30 communications, a été formulé par le ministère des Affaires religieuses et des Wakf.

Le département d’architecture s’en est emparé pour présenter un type d’architecture largement connu même des profanes, mais en s’appuyant sur un travail de terrain. Toutes les bonnes volontés étaient les bienvenues. Et le club scientifique n’a pas été en reste ; il n’a pas démérité et a fait montre d’un enthousiasme palpable en se lançant dans cette préparation collégiale qui a abouti à une exposition de maquettes et de photos sur le thème de l’architecture islamique.

Pour un meilleur encadrement du colloque et une maîtrise du thème, le comité d’organisation, certainement par souci d’éthique et d’objectivité, a largement balisé les contenus des communications et des ateliers. «La notion d’architecture islamique renvoie à la production artistique développée sous la domination musulman entre le VII et XIXe siècles. La richesse et la diversité — maison, palais, caravanserail, médersa, bain — qui illustre l’architecture islamique a interpellé les voyageurs, les archéologues et les historiens. Les études historiques, présentées sous forme de monographies, de synthèses et d’essais, visaient la connaissance des dimensions formelles, ornementales, constructives et symboliques de l’art islamique en général», a-t-on laissé entendre.

Et de développer que «ces dimensions ont évolué de la définition des variations de style et des spécialités régionales vers la reconstruction des processus de fabrication et de gestion des édifices».

Fait inédit, les communications étaient originales et non déjà publiées. Le comité d’organisation a mis un point d’honneur à inciter à l’innovation. Les sujets des interventions — une autre condition observée — ont été en lien étroit avec les thématiques et les axes du colloque. Le pivot de ce dernier est structuré autour de quatre axes : l’historiographie de l’architecture islamique, les pratiques et les productions architecturales en situation coloniale, les pratiques architecturales contemporaines et les influences patrimoniales locales et enfin leçons de l’architecture traditionnelle dans la conception environnementale.


IDENTITÉ OU HÉRITAGE ?

«L’historiographie produite à travers le temps dépasse largement la connaissance de la réalité de cette production architecturale pour orienter les regards vers l’héritage islamique et les pratiques architecturales», peut-on saisir de certaines communications à travers lesquelles des experts ont mis en exergue les aspects et l’étymologie inhérente à cette architecture qui a transcendé le temps. «Au XIXe siècle, les conditions politiques, sociales et économiques de certains pays ont influencé les formes architecturales.

La prise de conscience occidentale des traditions architecturales et de l’effacement des particularités ont entraîné une réinterprétation du patrimoine local et un renouvellement du processus de production. Entre les XXe et XXIe siècles, il ya eu un regain d’intérêt pour cette catégorie d’architecture qui s’affiche davantage à travers la construction de bâtiment emblématiques. L’appropriation des références patrimoniales locales s’apparente à une restructuration identitaire.

Pour certains intervenants, la question identitaire, devenue une préoccupation majeure pour certains pays, se traduit en outre par l’architecture. Certains maitres d’œuvres qui se référent à l’architecture islamique dans la conception des édifices nouveaux sont fortement encouragés. Leurs contributions prolongent les réflexions sur la durabilité par la pratique constructive, et la gestion intelligente des facteurs environnementaux.» Nadir Bouhrour, chef du département d’architecture et membre du comité d’organisation nous a confié que «la préparation de ce colloque a duré un an», ce qui renseigne sur l’implication des différents partenaires pour que ce conclave soit couronné de succès.

D’où la sollicitation des architectes de terrain. «Nous avons demandé à des architectes de terrain d’apporter leur contribution pour une vulgarisation de la thématique», a affirmé Mme Benmaati. Son collègue N. Bouhrour abonde dans le même sens en rappelant que son département «dispense un mastère en architecture islamique». La thématique leur est donc familière et a été portée à bras le corps par la faculté d’architecture et d’urbanisme qui, comme son nom l’indique, abrite un troisième département, celui du management de projets.

Et c’est un véritable voyage qui s’est offert au public, composé d’étudiants. De la Turquie au Maroc, des joyaux architecturaux ont été décortiqués sous la loupe de spécialistes venus du pourtour méditerranéen. Plusieurs monuments ont été présentés en tant qu’objets d’étude ou de réhabilitation, à l’exemple de la mosquée Hassan Pacha d’Oran, du palais Mustapha Pacha d’Alger, des pavillons des officiers d’Alger ou des maisons traditionnelles de Constantine.

Naima Djekhar
 

C'est parti pour le nouveau concours scientifique annuel qui est lancé auprès des lycées de la wilaya par l'association « Sirius » d'astronomie. La première étape de « Cirta Science VIII », ou huitième édition de ce concours populaire qui commence à susciter beaucoup d'engouement chez nos potaches, est fixée pour ce vendredi 19 février à 09h à la maison de la culture Malek Haddad de Constantine. Elle verra concourir plus de 600 lycéens des trois niveaux provenant des 55 lycées de la wilaya. Les candidats ont été sélectionnés suivant leur moyenne au premier trimestre de la présente année scolaire, explique le professeur Djamel Mimouni, le président de Sirius, dans un communiqué envoyé hier à notre rédaction. « Cette première étape du concours, lit-on dans ce communiqué, devrait permettre de sélectionner 3 lauréats dont le prix est une visite scientifique en Angleterre, intitulé « Sur les traces de Newton », au Trinity Collège, à l'Université de Cambridge et à l'observatoire de Greenwich. Signalons que ce concours se déroule sous le patronage de M. le Wali de Constantine, en coordination étroite avec la direction de l'Education de la wilaya et qu'il est organisé avec le soutien de l'APC de Constantine. Les noms des trois heureux lauréats seront annoncés le 16 avril 2016, lors de la célébration de la journée de la science, en présence de personnalité » scientifiques algériennes et étrangères. Rappelons que les éditions précédentes de ce concours ont conduit les trois lauréats, à partir de 2008, à visiter des sites scientifiques de haut niveau mondial, comme le centre spatial européen à Amsterdam et Cologne, à observer la plus longue éclipse totale du siècle à partir de la ville de Shanghai en Chine, en Afrique du Sud, sur le plateau de Sutherland, pour visiter le plus grand télescope du monde, aux Iles Canaries pour visiter aussi le grand télescope installé sur ces îles, au Japon pour visiter le grand radiotélescope de Nobeyama et le Mont Fuji, en Suisse, au Centre européen de recherche nucléaire (CERN) pour visiter le plus grand accélérateur de particules du monde, là où fut découverte la particule de Higgs, et à l'observatoire de Haute-Provence, en France, où fut détectée la première exoplanète (planète située hors du système solaire).


En prévision de la rentrée du 28 février, en cours, la direction de la Formation professionnelle de Constantine a initié, depuis hier, et pour trois jours durant, des ‘portes ouvertes' sur le secteur pour faire connaître les opportunités de formation offertes dans ses 22 établissements de la wilaya.

Cette manifestation d'information et de sensibilisation, se déroule dans le hall du Palais de la Culture ‘Al Khalifa'. Concernant ce qui est offert par son secteur et surtout les nouvelles filières enseignées, selon le mode de l'apprentissage, la directrice de la Formation professionnelle dira que cela a trait à deux domaines, à savoir ceux de l'Industrie mécanique et de l'agriculture, dont les enseignements seront donnés à l'Institut spécialisé de Zarzara et ce, en attendant l'ouverture de l'Institut national spécialisé dans l'Agriculture, implanté à Ain Abid. Alors que la 2ème nouveauté concerne la réhabilitation et la rénovation du vieux bâti, dont la formation se fera à l'Institut de Zarzara. Et notre interlocutrice d'indiquer, dans ce cadre, que depuis le début des inscriptions, soit le 24 du mois de janvier dernier, et jusqu'à maintenant, plus de 1.019 nouveaux inscrits ont été enregistrés, représentant plus de 20% des postes pédagogiques offerts, et l'opération se poursuivra jusqu'au 20 du mois en cours. Et d'indiquer, encore, que les inscriptions peuvent se faire, ici même, au Palais de la Culture ‘Al Khalifa', auprès des différents stands aménagés pour cette opération et où les nouveaux candidats ont la possibilité de déposer leurs dossiers.

Expliquant que cette disposition a été prise dans un souci de rapprocher le citoyen des offres de formation. Et de rappeler, toujours dans le sillage de ce rapprochement, que parallèlement à la tenue de ces ‘portes ouvertes', une caravane composée de cadres et d'employés du secteur est en train de sillonner les douze communes de la wilaya, pour le même but d'information et de sensibilisation des citoyens aux formations dispensées par les 22 CFPA et Instituts spécialisés de la wilaya. 


Et la lumière fut… Oui, il y a eu de la lumière durant deux jours, dimanche et lundi derniers, à l’université Mentouri de Constantine. Deux jours pour célébrer la lumière tant dans ses aspects scientifique que technologique et sociétal, à travers les journées Ibn Al Haitham II. La communauté scientifique, dont d’éminents représentants, ont clôturé l’Année internationale de la lumière par une série d’interventions dédiées exclusivement à la lumière, à son rôle de pivot de la science, son impact sur la vie quotidienne et son incidence sur le développement des technologies.

Pour rappel, l’Année internationale de la lumière (en abréviation anglaise IYL-2015), proclamée par l’Organisation des Nations unies (ONU), a pour figure emblématique le savant musulman Abu Hassan Ibn Al Haitham, qui a révolutionné l’optique il y a 1000 ans, célèbre pour ses applications en médecine, en astronomie et autres branches scientifiques. D’où l’organisation des journées Ibn Al Haitham I au sein de l’université Mentouri de Constantine, auxquelles la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a pris part, le 12 avril 2015, au lendemain du lancement de l’année de la Lumière en Algérie. Pour la clôture de l’événement, la même université a organisé les journées Ibn Al- Haitham II. Cette manifestation scientifique a été renouvelée, cette année, avec la participation des chercheurs émérites venus de France, du Royaume-Uni et de Bahreïn. Initiée par le département de physique et le laboratoire de physique mathématique et subatomique (LPMPS) de l’université Constantine 1, ce rendez-vous de «la matière grise» a exploré la lumière dans ses multiples aspects et déclinaisons, en hommage à Ibn Al Haitham. De son vrai nom Abu Ali Al Hassan Ibn Al Hassan Ibn Al Haitham,, il est né en 965 dans la ville irakienne de Bassora. Il a révolutionné, entre autres, la science de la lumière. Il a inventé la chambre noire et est le premier à établir que la lumière de la Lune vient du Soleil. Mathématicien, philosophe et physicien du monde médiéval arabo-musulman, il est l’un des premiers promoteurs de la méthode scientifique expérimentale, mais aussi un des premiers physiciens théoriciens à utiliser les mathématiques. Il s’illustre par ses travaux fondateurs dans les domaines de l’optique. Certains, pour ces raisons, l’ont décrit comme le premier véritable scientifique. C’est d’ailleurs à ce pionnier de l’expérimentation que le Pr Abderrahmane Tadjeddine, doyen des scientifiques algériens, a tenu à rappeler les mérites et les travaux, en faisant référence au Traité d’optique (Kitab Al Manadhir), écrit il y a plus de 1000 ans et qui fut à l’origine d’une «véritable révolution scientifique» dans le domaine de l’optique. Le Pr Abderrahmane Tadjeddine, directeur de recherche à l’université Paris-Sud, ancien directeur adjoint du CNRS (France), détenteur de la Légion d’honneur et lauréat de la médaille Rammal de physique, a été distingué par l’université Mentouri et l’association Sirius, en reconnaissance à l’éminence de son parcours professionnel. Il s’est dit «très ému et honoré par cette distinction, d’autant qu’il n’est pas revenu à Constantine depuis sept années». Abderrahmane Tadjeddine a également indiqué, en marge de cette conférence, qu’il œuvrera, à la tête d’un groupe de scientifiques, à la valorisation des travaux d’Ibn Al Haitham, particulièrement la «mise en lumière» de ceux encore inédits. LA SYMPHONIE COSMIQUE Ces journées ont, en parallèle, consacré un large volet de leurs activités aux expositions. Grâce à la collaboration du club de physique de Constantine, l’association Sirius d’astronomie, le Centre de développement des technologies avancées et l’unité de recherche en optique et photonique de l’université Ferhat Abbas de Sétif (UROP-CDTA), la communauté estudiantine a pu découvrir de visu un soupçon des innombrables secrets de la lumière, ses distorsions, ondulations et rétractations. Les étudiants qui se sont agglutinés devant les stands, au niveau du bloc des lettres, étaient pour le moins émerveillés devant des démonstrations, ô combien intrigantes mais captivantes. Le stand de Walid Labbou était l’un des plus visités. Ce jeune attaché de recherche à l’université Ferhat Abbas de Sétif participe à cette manifestation avec plusieurs de ses pairs et anime, avec eux, la «Caravane de la lumière», composée de plusieurs expériences d’optique et d’optronique manipulatoires. Il est très absorbé par les explications qu’il fournit aux visiteurs, notamment à propos de son hologramme par pyramide inversée. «A l’aide d’une surface semi réfléchissante inclinée de 45°, on peut avoir une image virtuelle de l’objet à travers cette surface, la répétition de cette opération sur les 4 facettes d’une pyramide donne l’hologramme». En vérité, la vulgarisation de ce procédé nécessite une maîtrise de la science physique et de beaucoup de bagage scientifique. Pour les profanes, notre chercheur use d’un vocabulaire adapté pour répondre à toutes ces questions qui fusent par ci par là face à ces quatre formes halogènes qui flottent. Tout cela sera réalisé grâce à la lumière «dans les deux prochaines décennies, on va avoir une technologie davantage basée sur l’optique, ce qui se traduira par une rapidité de l’information», conclura cet ingénieur chercheur. Bouchra Labsir, étudiante en mastère I de physique des particules et membre du club éponyme de l’université Mentouri a présenté, quant à elle, le miroir infini. Entre deux plaques, un écran de fumée et un miroir, il y a la création d’un tunnel, ce qui permettra à lumière de se réfléchir, de faiblir avant de se dissiper progressivement. C’est une explication sommaire mais l’effet d’optique est saisissant, au grand émerveillement de l’assistance. «Mon expérience n’a aucune application dans la vie quotidienne (...) C’est un exercice pratique qui me permet de tester mes connaissances et acquis en la matière», nous a-t-elle confié. Plusieurs communications relatives aux thèmes de la lumière synchrotron, l’impact de la lumière sur l’évolution stellaire, le laser et ses applications sociétales et la physique des cellules solaires, ont été présentées par des universitaires algériens et étrangers lors des journées Ibn Al Haitham dont le clou était la projection, en exclusivité en Algérie du film Light : beyond the bulb, the LBB project (Lumière : au-delà de l’ampoule). C’est un programme d’expositions internationales open-source qui met en valeur l’incroyable variété de la science basée sur la lumière étant recherché aujourd’hui à travers le spectre électromagnétique, dans toutes les disciplines scientifiques et à travers les plateformes technologiques. Aussi, il y a eu la «Symphonie Cosmique», qui est la plus grande exposition sur la lumière, en circulation en Afrique et en Europe. Cette manifestation constantinoise sera la dernière étape en Algérie, mais aussi sur le continent africain et dans le Monde arabe, de l’Année internationale de la lumière. Cette dernière avait été ouverte le 19 janvier 2015, à Paris et se terminera au Mexique, le 2 février prochain, avec l’inauguration du Musée de la lumière. Naïma Djekhar


par A. M.

En présentant le professeur algérien Noureddine Melikechi qui enseigne et vit aux USA, le Dr Abdelhamid Djekoune, recteur de l'université des Frères Mentouri de Constantine, (UMC) a déclaré qu'au-delà de l'invitation faite à cette sommité scientifique mondiale de venir conférer dans notre université, «notre intention est de présenter à nos étudiants un modèle de réussite au plus haut niveau de la science, réussite obtenue grâce au génie individuel, bien sûr, mais aussi aux efforts et à l'obstination qu'il faut déployer quand on veut arriver à quelque chose». Le professeur Melikechi Noureddine est un physicien chercheur qui enseigne à l'université américaine de l'Etat de Delaware aux Etats-Unis. Il est doyen de la faculté de maths, des sciences naturelles et de technologie du State University de Delaware et il est également membre de la mission «Mars 2020» de l'agence spatiale américaine NASA où il fait partie de l'équipe qui a réalisé le robot «Curiosity» qui a atterri sur la planète Mars le 6 août 2012. Sa mission actuelle consiste à recevoir les photos envoyées par le robot «Curiosity», à les analyser et à les envoyer au siège central de la NASA. Le professeur Melikechi a été, même, nommé, symboliquement, par le gouverneur de l'Etat de Delaware «Ambassadeur de l'Etat de Delaware sur la planète Mars». Le professeur Melikechi était présent, hier, à Constantine pour donner une conférence scientifique à l'auditorium Mohamed-Seddik Benyahia de l'université des Frères Mentouri, communication qui était axée sur le thème : «Utiliser la lumière aujourd'hui pour appréhender demain», qui s'inscrit dans la célébration de «l'Année de la Lumière en Algérie». La rencontre de ce scientifique avec les étudiants de l'UMC a été organisée avec la collaboration de l'Agence algérienne de recherche en sciences et technologie (ATRST) dont le siège se trouve au quartier de Belfort, à El-Harrach. Cette rencontre était un véritable évènement pour les étudiants qui étaient assez nombreux dans la grande salle de l'auditorium. Aussi, le professeur Melikechi que nous avons rencontré, hier, à cette occasion, a expliqué que si les Nations Unies ont proclamé 2015 «Année de la Lumière», c'est parce que la lumière, par ses nombreuses applications, joue un rôle de plus en plus important dans l'économie et le développement scientifique. «Si on n'a pas accès à la lumière, et de nombreux pays ne bénéficient pas de cette aubaine, on ne pourra pas avoir accès à beaucoup de choses. Le rôle joué par la lumière est prépondérant dans des domaines comme la communication, les énergies renouvelables. Dresser la liste des applications de la lumière serait fastidieux. Alors, contentons-nous de dire qu'à partir de la lumière on peut même faire de l'usinage de pièces ou de matériaux. La lumière a beaucoup, beaucoup de domaines d'application : l'exploration, la navigation, le GPS. Et j'espère bien que nos jeunes étudiants puissent s'intéresser à ce créneau de l'avenir qui leur est accessible même s'ils ne viennent pas des sciences physiques».


Cette fois-ci, c’est la bonne. Le contournement de Djebel Ouach, qui a fait couler beaucoup d’encre, sera inauguré, aujourd’hui par Abdelkader Ouali, le ministre des Travaux publics. Pari tenu donc par le premier responsable du secteur lequel, après avoir accordé un délai de grâce au cours du mois d’octobre a, par contre, exigé la réception définitive avant la fin du mois de novembre 2015 comme délai de rigueur. C’est désormais chose faite, avec la satisfaction que l’on devine aussi bien chez les usagers de la route que pour les responsables de la wilaya. Considéré comme une « priorité nationale », la construction de ce contournement est un « défi » encore plus fort » que le projet d’autoroute Est – Ouest dès lors que cette fois, il est confié à l’outil national de réalisation composé de l’ENGOA – EPTTRS – SATRAB et ETP Chenini, après résiliation du contrat de l’entreprise Nippone COOJAL, dixit Ali Hami, le secrétaire général du ministère des travaux publics. On comprend, mieux l’intérêt accordé à ce projet avec un investissement public de l’ordre de 5 milliards de DA pour un challenge à relever face aux entreprises étrangères tant par la qualité de réalisation que par les délais. Ce grand acquis pour la wilaya de Constantine contribuera à améliorer considérablement la circulation au niveau de la capitale de l’Est marquée par d’importants encombrements avec tous les désagréments que cela suppose. Les caractéristiques et consistance du projet sont un linéaire de 13 kilomètres, 2 X 2 voies, pourvu d’un échangeur, de 2 ouvrages d’art et de 42 ouvrages hydrauliques.

M A.


Constantine — Des formations spécifiques de Master dont le programme a été élaboré conjointement avec des entreprises du secteur de la mécanique sont en cours à l'université Mentouri (UMC), a indiqué le Pr Ahmed Bouchoucha, président de la 2ème conférence internationale de mécanique, ouverte mercredi à Constantine.S'exprimant devant une assistance nombreuse composée de responsables locaux d'entreprises de l'industrie mécanique, de chercheurs-professeurs et d'ingénieurs formateurs algériens et étrangers représentant le Canada, la France, le Maroc et la Tunisie, le Pr Bouchoucha a précisé que cette conférence s'inscrit dans le cadre des conventions établies entre l'université et les responsables du secteur en question pour répondre aux exigences et besoins notamment en matière de formation qualitative des cadres du pôle national mécanique par excellence que représente la wilaya de Constantine.De son côté, le recteur de l'université Mentouri de Constantine, Abdelhamid Djekoun, a mis en exergue l'importance de l'ouverture de l'université sur l'environnement, avant de souligner l'intérêt de la concertation régulière et des échanges soutenus entre les chercheurs universitaires et les industriels pour mettre en lumière les avancées sur des aspects expérimentaux, théoriques et numériques, tout en laissant une place importante aux applications industrielles.


      La 4e édition du colloque international « Eau et Climat : regards croisés Nord - Sud » se tiendra à Constantine, à l'université des frères Mentouri (campus Zouaghi), les 24 et 25 novembre 2015, sous le thème « Défis de l'eau et stratégie d'adaptation autour du Bassin méditerranéen ». Ainsi, après la tenue des précédents colloques, successivement en France (Rouen 2012), au Maroc (Fès, novembre 2013), et en Tunisie (Hammamet octobre 2014), la faculté des sciences de la terre, de la géographie et de l'aménagement du territoire et le laboratoire des sciences du territoire, ressources naturelles et environnement, organisent cette 4e édition avec la participation des spécialistes de plusieurs pays (Algérie, Tunisie, Maroc, France, Cameroun et Pays-Bas). La thématique de la rencontre est d'une importance vitale et d'actualité brûlante dans le monde et « dans les pays du Bassin méditerranéen où le phénomène du changement climatique est susceptible d'engendrer des perturbations majeures dans le cycle de l'eau et le fonctionnement des hydro-systèmes », note le communiqué afférant à cette manifestation scientifique, transmis, hier, à notre rédaction. Ajoutant que ce colloque sera « une occasion pour les spécialistes de débattre des questions contenues dans un riche programme d'intervention d'une part, et d'autre part dresser un état des lieux, et confronter les résultats de plusieurs programmes de recherche relatifs à l'échelle du Bassin méditerranéen ». L'eau, source de vie, peut devenir source de malheur lorsqu'elle est touchée par la pollution ou lorsqu'elle subit de plein fouet les effets du changement climatique qui se répercutent fatalement sur le fonctionnement des hydro-systèmes. « Eau et Climat, la paire est effectivement indissociable », estiment encore des spécialistes. Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.


Elles ont réuni plusieurs chercheurs qui, pendant deux jours, ont décortiqué les fondements, les techniques, les outils et les applications des nouvelles technologies de la chimie.

C’était dimanche et lundi derniers, lors des 9es Journées internationales sur la chimie abritées par le campus de 500 places de l’université Frères Mentouri. Selon le professeur A. Debbache, ces Journées, qui ont regroupé l’ensemble de universités algériennes et quelques unes du Bassin méditerranéen, ont pour finalité l’actualisation des connaissances en chimie organique, en phytochimie, en chimie analytique, en environnement, en chimie inorganique et théorique.

«Le choix des thèmes est en corrélation avec les spécialités dispensées et développées à l’université de Constantine», précise-t-il. Effectivement, ils étaient au moins deux cents, entre spécialistes et étudiants, à prendre part à cette rencontre scientifique qui s’est imposée, au fil des ans, comme un rendez-vous incontournable des «experts de la molécule».

Pour preuve, les multiples interventions autour des thèmes susmentionnés, assurées par des spécialistes qui ont effectué le déplacement depuis la France, l’Espagne, le Maroc et la Tunisie. «Nous ne sommes pas au stade du transfert de technologie, nous sommes encore au stade de la formation. Nous mettons à profit les expériences étrangères pour bâtir un socle dans le domaine de la recherche», fera remarquer le Pr Debbache et néanmoins directeur du département de chimie à l’université Mentouri.

En somme, l’une des visées des organisateurs est incontestablement le  renforcement des liens entre les différentes équipes de recherche aux fins d’accroitre la collaboration et l’échange. Les participants ont abondé dans le même sens, unanimes à reconnaître l’omniprésence de la chimie dans l’agriculture, l’industrie et  l’environnement immédiat. D’où son impact non négligeable sur la vie quotidienne. Il est évident qu’il valait mieux être bardé de diplômes pour pouvoir saisir les significations de cette pléthore de formules, aucunement fortuites, obéissant à un ordre savamment calculé pour aboutir à un équilibre total.

Il est aussi évident que les profanes n’avaient pas leur place au milieu des éminents chimistes et des étudiants en post-graduation. «L’analyse HPLC et caractérisation spectroscopique et spectrométrique des antibiotiques nouvellement apparus chez la souche pall l4 de streptomyces»  ou encore «Synthèse de nouvelles quinoléines par modifications autour de la réaction de Skraup» ne sont pas assimilables, de prime abord, par les non-initiés. Mais l’important est le résultat final qui s’avère, selon plusieurs communicants, très prometteur pour peu qu’il y ait «preneur».

Le professeur Tahar Sehili, chercheur et directeur du laboratoire des sciences et de la technologie de l’environnement à la faculté des sciences exactes de l’université Mentouri confirme la réalisation d’un grand pas dans le domaine de la recherche. Toutefois, il a soulevé la problématique de l’absence de jonction entre la recherche scientifique et le secteur de l’industrie, à titre d’exemple. Sans perdre de vue le fait que Constantine s’impose en tant que triple pole industriel, mécanique et pharmacologique, le constat est établi.


UN LEVIER POUR L’ESSOR INDUSTRIEL

Dans ses déclarations à la presse, en marge de ces journées internationales, le Pr Sehili a mis le doigt sur quelques dysfonctionnements dans certains secteurs, dont celui de la production de médicaments, qui ne sollicitent pas le concours de l’université. Etant l’épicentre de la recherche dans toute sa dimension et ses variations, cette dernière n’est pas associée aux stratégies économiques tant à l’échelle nationale que locale.

«Des laboratoires ont signifié des refus de stages à nos étudiants sous prétexte du secret de production», a-t-il dit pour illustrer la posture de défiance dans laquelle se complaisent certaines unités pharmaceutiques, quand bien même l’université représente pour elles un pourvoyeur de compétences. L’industrie pharmaceutique est basée sur la chimie, le médicament étant une molécule.

«Nous avons de très bons résultats en matière de recherche, particulièrement dans le domaine de l’environnement, mais notre travail n’est pas valorisé», s’accordent à dire plusieurs chercheurs abordés pendant la pause-café. Et de lancer un appel aux acteurs du monde économique pour tirer avantage de la recherche universitaire soit en la finançant, soit en mettant en application ce qui a déjà été mis au point.

A la lumière des constats établis par ces professionnels, d’aucuns viendront s’interroger sur le rôle de l’université dans l’essor économique national global  dans une conjoncture sujette à diverses fluctuations et évoluant au gré du baril du pétrole. Le marché économique est tributaire du secteur de la recherche scientifique, particulièrement. L’exemple le plus éloquent est celui de la pharmacologie. Constantine compte 18 laboratoires et ce nombre est appelé à augmenter.

Ces entités, pour la plupart d’entre elles, versent davantage dans le conditionnement du médicament que dans la production de la molécule. Les plus nanties se sont lancées dans la production — dont Saidal — et le font en collaboration avec des laboratoires étrangers de renom. Donc, ne disposant que peu ou prou de transfert de technologie. Inverser la vapeur serait-il possible ? Les réponses de nos interlocuteurs poussent à l’optimisme.

A l’heure où l’Etat se lance à corps perdu dans une politique de réduction de la facture des importations de médicaments (qui s’élève à près de 3 milliards de dollars par an) en misant sur la production de l’insuline sous ses trois formes et en encourageant la diversification des produits en dehors du générique, la recherche universitaire en chimie ne semble pas incluse dans cette vision. «Il est envisageable d’assurer l’ensemble des étapes de fabrication  d’un produit médicamenteux. Il faut juste impliquer l’université dans les processus  et c’est aux laboratoires de le faire par le truchement du financement des recherches», nous a-t-on encore confié.


Un volet exportation est pris en compte dans la vision globale du projet : 30% de la production seront exportés vers l’Europe. La future fonderie d’Etrag produira 15 000 à 18 000 tonnes/an de fonte.

Le pôle mécanique à Constantine ambitionne de revenir à sa vocation initiale qu’est la production, délaissée depuis une dizaine d’années en faveur du montage. Cela pourrait se réaliser avec le projet de fonderie que compte acquérir l’Entreprise tracteurs agricoles (Etrag) de Oued H’Mimime (Khroub), en partenariat avec l’entreprise belge Fonderie-Casting (Focast).

Ce projet était au centre d’une journée d’étude sur les technologies de fonderie, organisée, en octobre dernier, par le cabinet Meziani consulting à l’hôtel Marriott de Constantine et animée par des experts de deux entreprises partenaires, la Focast et Huttenes-Albertus. Cette dernière est une société allemande qui fabrique entre 90 et 95% des produits consommables pour l’industrie de la fonderie.

La fonderie, selon la présentation du projet, sera implantée sur le site de l’Etrag sur une superficie de 22 000 m2 couverts sur 53 000 m2 de terrain. «Nous travaillons avec Etrag depuis au moins une quinzaine d’années. L’année dernière, son PDG m’a demandé de lui présenter un audit concernant le projet de fonderie et je l’ai fait», a déclaré à El Watan, François Maraldi, représentant de Focast.

La concrétisation du projet «nécessiterait entre 2 et 4 années», nous a-t-il précisé. Focast est une entreprise à multiples activités. Elle couvre un peu plus du tiers du marché européen en besoins de fonderie. Elle est présente en Europe et en Afrique à travers plusieurs partenariats, dont Etrag et l’Entreprise de moteurs Constantine (EMO) en Algérie ; et aussi Renault Trucks ou encore GIMA (qui appartient à hauteur de 50% à l’américain Massey Fergusson, qui n’est autre que le partenaire d’Etrag et d’EMO). «C’est un client principal», dira M. Maraldi en parlant d’Etrag. Et comment peut-il en être autrement, puisque c’est le fournisseur de trois pièces maîtresses dans l’assemblage d’un moteur de tracteur, à savoir la trompette, le carter et le plan AR.

Avec 3500 à 4000 unités qui sortent annuellement des usines d’Etrag, le volume du partenariat ne peut être que très important. «Je peux affirmer qu’avec nos performances, nous avons sauvé la production de cette année et celle de l’année dernière des tracteurs DZ d’Etrag», a soutenu François Maraldi lors de la présentation de son entreprise. L’embellie financière qui en a résulté prendra une courbe ascendante avec la réalisation de la fonderie en question.

Ce projet, qui coûtera plusieurs millions d’euros, «autour de 30 millions d’euros», précisera A.Meziani, du cabinet du consulting, n’est pas destiné exclusivement à  la fabrication locale. Un volet exportation est pris en compte dans la vision globale du projet. «30% de la production seront exportés vers l’Europe», insistera F. Maraldi pour mettre l’accent sur la nature de ce partenariat qualifié de technologique avant d’être économique.

Focast l’a d’ailleurs répertorié en neuf points : définition des besoins produits et process, choix des équipements, achat des équipements, choix des fournisseurs, mise en place de équipements, démarrage des installations, formation des équipes locales, gestion de la production et enfin le relais commercial pour l’exportation. En somme, un accompagnement tout au long des différents jalons de ce projet qui représente, selon la formule consacrée, «un transfert de technologie et une formation en continu».

Vers la fin de l’industrie polluante ?

«Nous refondons nos produits selon les produits locaux», ont soutenu à la tribune trois experts. La matière première qu’est le sable sera extraite localement, donc elle coûtera moins cher qu’ailleurs, laisse-t-on entendre. Ce qui, in fine, rendra l’usine très compétitive, d’autant que l’élément humain, d’une importance capitale, viendra conforter cette option en raison de l’existence d’une main-d’œuvre jeune et en nombre. Il est question dans ce cas de la création de quelque 300 postes d’emploi.

Il est de notoriété publique que ce genre d’industries est des plus polluantes. Son impact sur l’environnement se pose donc tel un souci majeur. La future fonderie d’Etrag produira 15 000 à 18 000 tonnes/an de fonte. Les déchets qui y seront engendrés deviendront un véritable casse-tête pour les responsables et une source de nuisance pour toute la collectivité. Pour François Maraldi, la stratégie de son entreprise englobe l’aspect écologique. D’ailleurs, une communication y a été consacrée lors de cette journée d’étude. Tous les experts présents ont certifié une préservation optimale de l’environnement immédiat.

Focast, selon les informations communiquées, a réduit à 15% les rejets de carbone organique volatil (COV). La résine à vert, utilisée dans le compactage du sable est 100% organique, donc recyclable. «La crasse est inerte et très fine. Il faut la mélanger avec du sable à vert pour l’utiliser dans les soubassements des constructions, les couvertures des routes ou pour les décharges de déchets ménagers», a expliqué F. Maraldi, en réponse à une question sur le recyclage des déchets de la fonderie.


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