Le Forum des chefs d’entreprise a organisé, hier à l’hôtel Sheraton, une rencontre débat, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’étudiant, sous le thème «Pour un partenariat entreprise-recherche au service du progrès technologique et de l’innovation». Cette rencontre s’est déroulée en présence du président du FCE, Ali Haddad, et de nombreux spécialistes et universitaires. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’université et l’entreprise qui constitue, réellement, la pierre angulaire de la modernisation de l’enseignement supérieur et du développement de l’industrie. Les spécialistes trouvent regrettable qu’à ce jour la culture de coopération entre l’entreprise et l’université reste toujours à concrétiser. S’exprimant à cette occasion, le président du FCE a souligné que «le défi majeur devant lequel est aujourd’hui placé notre pays est d’avoir à réussir son émergence en comptant, non plus sur les revenus de ses ressources naturelles, mais sur le travail et la créativité des Algériens». «Un tel défi nous met face à l’impératif, a-t-il précisé, pour poursuivre notre développement économique et social, d’avoir à développer rapidement nos capacités compétitives, d’innovation technologique et de dynamisme créatif, et cela est indissociable de la nécessité de concevoir et mettre en œuvre une politique vigoureuse et renouvelée de recherche scientifique et technique.» Tout en appuyant sur la nécessité «d’opérer de profondes révisions» dans la manière d’organiser les rapports du monde économique, c’est-à-dire le rapport entre l’entreprise et le monde scientifique, selon lui, l’expérience entre l’université et l’entreprise, depuis 50 ans, n’ont permis ni l’émergence d’une entreprise compétitive, ni celle d’un système d’enseignement et de recherche efficient. Ali Hadad a salué, à cette occasion, les universités du pays qui ont mis en place des bureaux de liaison entreprise-université, en vue de l’établissement d’une démarche de partenariat pour commencer à construire ces synergies que nous appelons de nos vœux. Le patron du FCE a réitéré, à cet effet, la volonté et la disponibilité d’établir des relations étroites, structurées et durables entre le monde de l’entreprise et l’université. «Il nous appartiendra à nous tous, associations d’entrepreneurs et établissements d’enseignement et de recherche, de nous organiser pour que ces initiatives importantes puissent constituer un point de départ pour concevoir une démarche nouvelle qui libérerait le potentiel de notre économie et qui permettrait aux porteurs d’idées et de projets de réaliser leurs activités», a-t-il dit. Investir dans la ressource humaine, a-t-il ensuite ajouté, « signifie qu’il faut consacrer davantage de ressources et de moyens aux étudiants, aux enseignants, aux écoles de métiers, aux universités, à la recherche, à l’innovation, à la compétitivité des entreprises». Hafid Aourag, directeur de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur a mis l’accent sur l’historique de la recherche scientifique en Algérie, en indiquant que «ce domaine est récent», et en précisant qu’un retard important est accusé par l’Algérie en matière de recherche scientifique. S’agissant du nombre de chercheurs actuel, Hafid Aourag a souligné que celui-ci reste toujours «insuffisant» par rapport aux normes internationales. Concernant la recherche au niveau des entreprises, il a rappelé la nécessite des entreprises de se doter d’un centre de recherche et de développement.

Makhlouf Aït Ziane


 

 

 

      Ils sont 60 jeunes universitaires de Constantine, diplômés en langues étrangères, français et anglais plus précisément, qui vont faire, lundi prochain, le déplacement à Tamanrest, via l’aéroport Houari Boumediène d’Alger. Ils seront chargés, 15 jours durant, de donner des cours de soutien aux élèves de cette wilaya de l’extrême sud du pays. Il s’agit, selon Lamine Rehailia, le chargé de communication au niveau de la direction de l’action sociale, d’une idée conjointement initiée par l’agence de développement social (ADS) et la DAS et dont l’objectif est de développer, selon lui, les relations entre les deux wilayas. C’est un CTI ( un contrat de travail limité) offert à des jeunes universitaires, a-t-il tenu à préciser, qui seront totalement pris en charge durant cette quinzaine de jours. Quant à la rémunération de ces 60 diplômés, elle serait estimée à 30 000 DA. Un montant jugé encourageant et qui permettra, certainement, à ces jeunes de s’investir davantage dans cette excellente expérience professionnelle. Un véritable challenge pour ces universitaires qui ont certainement besoin d’enrichir leur C.V. Que cette expérience soit le début d’une longue carrière dans l’enseignement des langues étrangères. Un vœu que ces jeunes tiennent légitimement à «exprimer».

 

 

 


 

 

 

      On dirait que ce qui manquait le plus à l'Algérie est en train de se réaliser avec la symbiose parfaite que nous avons trouvée entre l'enseignement supérieur et les entreprises économiques, dans une complémentarité exemplaire entre la Science et l'Industrie. Et c'est, peut-être, grâce au Groupe SIM, très actif dans cette option que nous assistons à ce rapprochement. En effet, le P-DG du Groupe SIM, M. Abdelkader Taieb Ezzraimi, a conclu des accords avec de nombreuses universités, à commencer par celle de Blida, et a reçu, il y a quelques jours, 10 étudiants de l'université de Béjaïa, accompagné du recteur, du doyen de la faculté de Biologie et d'un professeur de Biologie de Sciences alimentaires. Selon le recteur de l'université de Béjaïa, le Pr Boulaneur Saidani, c'est après avoir rencontré et fait la connaissance du P-DG de SIM, à l'université de Blida et qu'il ait discuté avec lui, qu'il décida de mieux connaître ce groupe. Sa décision a été renforcée par des recherches sur Internet qui lui ont permis de mieux connaître ce fleuron de l'Industrie agroalimentaire algérienne, les ambitions de son P-DG et les moyens sophistiqués mis en œuvre. Il affirma que lorsqu'il fit part de son désir de faire visiter les installations du Groupe SIM par quelques étudiants, il reçut une réponse positive très rapidement et se rendit, donc, en compagnie de 10 étudiants (5 en master 1 et 5 en master 2) dans la filière agroalimentaire. Les dix étudiants ont été choisis parmi les meilleurs et ils furent donc accompagnés du recteur, du doyen de la faculté et d'un professeur. Lors de cette visite dans l'imposante usine de semoule, couscous et pâtes d'Ain Romana, les étudiants, filles et garçons, se sont dits impressionnés par le matériel et, surtout, l'utilisation de technologies de pointe pour gérer et améliorer la qualité et le rendement. Toujours à l'intérieur des différentes parties de l'usine, ils n'arrêtaient pas de poser, question sur question, au P-DG de SIM qui a tenu à les accompagner personnellement. « La propreté, l'hygiène et le savoir-faire, nous les avons ressentis dès l'entrée et à travers notre tournée, c'est impressionnant », a affirmé une étudiante du groupe visiteur. Elle fut relayée par sa camarade qui déclara que : « nous entendions, bien sûr, parler de SIM, nous avons goûté à tous ses produits, chez nous, ou au restau U, mais, vraiment, nous ne nous attendions pas à trouver ce matériel, cette technologie, cette programmation de toutes les actions, à la seconde près ». Après avoir visité toute l'usine de production d' ‘Agro SIM', les étudiants ont été conviés, au deuxième jour de leur séjour à Blida, à visiter l'usine ‘Aqua SIM', situé à quelques 20 km de là, dans la commune de Mouzaia. Là aussi, autant les étudiants que leurs accompagnateurs de l'université de Bejaia n'en revenaient, en découvrant une technologie de pointe pour présenter aux clients d' ‘Aqua SIM' un produit 100% naturel, dans des conditions d'hygiène très strictes. Que ce soit au niveau des puits, des cuves de stockage, des chaînes de mixage ou celles d'embouteillage, l'hygiène et la sécurité prévalaient sur tout. Les ouvriers portaient des tenues réglementaires très propres et: «nous avons aussitôt envie de goûter aux boissons de différentes couleurs et de différents goûts qui nous étaient présentées, vraiment bravo pour le Groupe SIM ! » déclara une étudiante avec enthousiasme. Quant à M. Abdelkader Taieb Ezzraimi, il annonça que son groupe entretenait d'excellentes relations avec plusieurs universités du pays, qu'il avait des conventions de partenariat avec elles, dans le domaine de l'assistance scientifique et de la formation. Pour l'université de Bejaia, il affirma que c'est la seule université, pour le moment, qui lui a proposé un partenariat formation/emploi, Bejaia étant la seule université à avoir fait cette proposition et : « nous sommes très heureux de travailler avec cette université pour assurer un développement scientifique et mutuellement bénéfique pour l'institution scientifique et le secteur socio-économique » a tenu à préciser le P-DG du groupe. C'est la même impression qui se dégage des propos du recteur de l'université de Bejaia qui déclara que : « nous tenons à vous remercier, une nouvelle fois, pour l'accueil chaleureux que vous nous avez réservé et de nous avoir donné cette opportunité de nous rencontrer et de faire la connaissance d'un groupe industriel des plus importants et des plus performants sur le plan national ». Ce partenariat université/entreprise devrait être généralisé et ce genre de visites devrait être plus fréquent, au sein des grandes entreprises afin d'imprégner, nos universitaires, de la réalité socio-économique de notre industrie et, d'un autre côté, permettre aux industriels de faire connaître leurs besoins et leurs problèmes afin que des solutions concrètes leur soient proposées.

 

 

 


L’institut de Constantine, en collaboration avec la faculté de médecine vétérinaire de Liège en Belgique, organisent des journées internationales, du 9 au 12 mai, sous le thème «Méthodes et innovation pédagogiques en enseignement supérieur».

La rencontre est un plus pour la formation continue des enseignants et permet une mise à jour des connaissances, car les sujets traités sont d’ordre pédagogique en premier lieu.

Les ateliers ont été assurés par le professeur Christian Hanzen de l’université de Liège, auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages sur la production bovine. Le professeur a évoqué les systèmes d’évaluation des étudiants, en précisant que l’évaluation est surtout un moyen de progrès et non pas une sanction, comme il se fait chez nous, et que le but principal de toute évaluation est la consolidation des connaissances. Les journées auront aussi un volet pratique, car un atelier de formation aux techniques d’échographie aura lieu aujourd’hui. Le directeur de l’institut vétérinaire, El Hacen Bererhi, a exprimé son souhait d’améliorer davantage le niveau de la formation, à travers la formation continue, le suivi de l’actualité médicale, et les partenariats avec des universités étrangères. 

Ilhem Chenafi

par Abdelkrim Zerzouri   | le Quodtien d'oran

     Ca Avec son look futuriste, la stature impressionnante de la salle Zénith semble lancer ses bras grands ouverts vers l'aéroport Med Boudiaf, tout près, pour accueillir les visiteurs de la capitale de la culture arabe, depuis hier mardi dans la ville des ponts. Constantine sera, une année durant, au cœur d'un grand évènement culturel qui devrait sceller les liens entre les pays arabes, entre les Algériens eux-mêmes et dévoiler au monde les richesses historiques de cette région ancestrale qui partage bien un patrimoine quasi mondial. Peut-être bien que, contrairement à la règle qu'on attribue à Ibn Khaldoun et qui dit que « les Arabes se sont mis d'accord pour ne jamais être d'accord », la culture apporterait une ‘‘Union'' qui échappe encore, et toujours, à la logique politique ? L'illusion serait trop forte. En tout cas, en tant que pays organisateur, l'Algérie a déroulé le tapis rouge devant ses hôtes. Des efforts financiers énormes ont été engagés par les pouvoirs publics en matière de préparation matérielle de la manifestation. La ville de Constantine, la capitale de la culture arabe, semble aux yeux de l'un des ses natifs, longtemps absent et qui est revenu ces derniers jours parmi les siens, « faire un bond de trente ans en matière de développement ». C'est que Constantine n'a jamais fait l'objet d'une telle sollicitude, on n'y a jamais accueilli de manifestations de grandes dimensions, la ville des ponts était un parent pauvre du développement avant l'arrivée de Bouteflika à la présidence, font remarquer des Constantinois et des officiels. Le Président, qui affiche une affection particulière pour la ville d'Ibn Badis, « mère des civilisations » ou « Oum El Haouadhar » (dixit Bouteflika en parlant de Constantine dans l'un des ses discours), où il a rarement manqué durant ces trois premiers mandats le rendez-vous de la célébration de Youm El Ilm (16 avril), dédié au vénérable Cheikh, a pesé de tout son poids pour l'élire au statut de capitale de la culture arabe. Bien avant, déjà, il a accordé une grande importance au développement de cette ville carrefour, symbole de la résistance d'une culture solidement ancrée dans ses traditions millénaires, héritées des civilisations qui ont rayonné sur le vieux rocher. « L'insigne honneur accordé à Constantine pour faire figure de représentation de la culture arabe ne peut pas être vain, cela peut même se transformer en déclic salutaire pour se ressourcer aux valeurs culturelles qui ont fait la notoriété de cette région et qui nous font, hélas, défaut de nos jours », estiment des avis largement partagés. Loin des acquis et des bilans marquant la phase préparation de la manifestation, critiqués jusqu'au degré de la sinistrose par certains, face à un satisfecit des autorités directement engagées dans la concrétisation des projets initiés dans ce cadre, la dimension morale de la culture, avec tout ce qu'elle englobe comme savoir-vivre, commence à prendre le dessus dans le débat au sein des habitants de Constantine. « Bien sûr, le décor de la ville qui doit se mettre au diapason de la manifestation, donner aux invités étrangers et aux visiteurs un aspect neuf et propre, surtout l'image d'une ville resplendissante, ne peut souffrir d'aucune négligence, mais nous serons jugés surtout pour notre comportement et l'accueil qu'on devrait réserver à nos hôtes, notre savoir et l'art de vivre ensemble en harmonie avec notre culture », relève A. Nadjib, un ex-élu de l'Assemblée communale du chef-lieu de wilaya. Tous les projets ne sont pas achevés, comme on l'aurait souhaité, chose qui irrite au plus haut niveau, mais la face sera sauvée avec ce qui est prêt, fort heureusement.

Les infrastructures culturelles réceptionnées constituent, selon les termes du ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, M. Abdemadjid Tabboune, « les piliers » de la manifestation. Le Zénith, le Centre culturel Med Laïd Al Khalifa, le Palais de la culture Malek Haddad, le Palais du Bey, le Théâtre régional, les hôtels Mariotte et El Khaïma, ainsi que d'autres projets structurants réalisés dans le cadre de la modernisation de la ville de Constantine, initiés du temps de l'ex-wali Abdelmalek Boudiaf, à l'exemple du tramway, du pont géant et du téléphérique, sont bien là pour pallier les imperfections qui entachent l'action globale. D'importants moyens humains et matériels, déployés au mois de mars dernier sur instruction du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, ont permis de parachever les opérations d'embellissement de la ville et le traitement de l'environnement urbain. Le décor est déjà planté à Constantine qui offrait, ces deux derniers jours dans la soirée, des scènes dignes de liesse populaire après les victoires des Verts. Une foule impressionnante a convergé vers le centre-ville dès la tombée de la nuit, où les familles se prenaient en photos devant la statue d'Ibn Badis, placée en face de l'entrée du Centre culturel Med Laïd Al Khalifa, tout en lumière. « Les habitants ont manifesté beaucoup d'admiration face à l'embellissement qui a radicalement changé le visage du vieux centre-ville de Constantine », témoigne un taxieur qui a assisté à la ruée des automobilistes vers le centre-ville. Maintenant, on est dans le bain en entendant plutôt les gens se demander comment ils peuvent assister à des concerts, ou des pièces de théâtre, où ils doivent se procurer des billets, s'il y a lieu ? « J'espère que la fête ne nous sera pas confisquée par des invitations triées sur le volet », appréhende le citoyen lambda. Pour le moment, il n'existe aucune orientation dans ce sens, même le programme est élaboré d'une façon générale. « On aurait dû mettre en circulation des dépliants pour donner plus de détails sur la manifestation », relèvent des habitants. Enfin, on y verra un peu plus clair au sujet de la programmation des spectacles, qui se dérouleront dans des endroits accessibles, assure-t-on, comme les espaces publics et les centres culturels de la wilaya, après ce qui retient aujourd'hui l'attention, le coup d'envoi officiel de la manifestation, prévue ce jeudi 16 avril, en présence du Premier ministre, de 21 délégations étrangères et autres personnalités VIP. L'ouverture populaire, quant à elle, commence aujourd'hui même avec des défilés dans les rues de Constantine.


Algérie Télécom et le Centre de développement des technologies avancées (CDTA) ont procédé, hier, à une signature d’un pacte d’actionnaires qui consacre l’entrée d’Algérie Télécom dans le capital de SATICOM, filiale du CDTA et ce, pour le développement de solutions innovantes.

Cet accord permettra à SATICOM de prendre la forme juridique de société par actions, dont le capital, doté de 100 millions de dinars, sera réparti à hauteur de 67% pour Algérie Télécom et 33% pour le CDTA. Les documents ont été paraphés par le PDG d’Algérie Télécom, M. Azouaou Mahmal  et le directeur de la CDTA, M. Samir Tagzout sous l’égide de la ministre de la Poste et des nouvelles technologies de l’information et de la communication, Mme Zohra Derdouri et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Mohamed Mebarki et ce, au niveau de la direction générale d’AT. «Cet accord constitue un nouveau jalon dans les relations déjà établies entre le secteur économique et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique», a estimé la ministre de la Poste et des NTIC. Intervenant à cette occasion, elle  a affirmé que «c’est une initiative louable valorisant les capacités et compétences des deux parties» et «répondant aux ambitions des pouvoirs publics de créer  de nouvelles sources de croissance économique». Au-delà d’une simple opération d’entrée d’Algérie Télécom dans le capital de la filiale SATICOM du CDTA, explique la ministre, «le pacte scellé, aujourd’hui, exprime, une forte volonté des deux acteurs de conjuguer leurs efforts en  synergie pour contribuer efficacement au développement socio-économique du pays, en général, et à la promotion des usages des technologies de l’information et de la communication, en particulier». Algérie Télécom, selon la première responsable du secteur des TIC, ne peut assurer la pérennité de sa mission au service de l’économie nationale et du développement social de nos concitoyens  que «par la modernisation constante de ses outils de production et la diversification de ses activités et produits», a-t-elle assuré. La ministre a, en outre, affirmé que ce partenariat, «répond à la nécessité pour AT de se départir de l’image traditionnelle d’opérateur gérant et exploitant les infrastructures et de s’investir davantage dans les contenus». «Il contribuera également à consolider cette dynamique enclenchée, visant l’innovation des produits et services de cet opérateur pleinement engagé dans le processus d’édification de l’économie numérique et de la société de l’information en Algérie». Mme Derdouri considère que cette association tout en étant bénéfique aux partenaires «sera certainement profitable à d’autres acteurs du secteur qui pourront commander des développements et des études de recherche pour leurs propres besoins».
La ministre a enfin félicité l’ensemble des responsables, cadres et personnels du CDTA et d’AT pour les réalisations des outils déjà opérationnels, notamment la gestion des files d’attente et la télésurveillance ainsi que les nouveaux produits en cours d’expérimentation  qui «vont contribuer à l’amélioration du service public et je souhaite plein succès à ce partenariat», a-t-elle conclu. Il y a lieu de noter qu’avec son laboratoire de recherche et développement basé au Technoparc de Sidi Abdellah, la SATICOM aura pour missions la conception, le développement et l’intégration de solutions dans le domaine des TIC, ainsi que la réalisation et la fabrication industrielle de produits innovants. Elle aura pour missions de développer et commercialiser les produits d’affichage dynamique d’informations, la vidéosurveillance IP, la doléance électronique ainsi que le contrôle d’accès. De son côté, M. Mebarki, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,  a affirmé que «cette signature revêt une importance particulière pour le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique», «car elle traduit la  politique du gouvernement qui veut que la recherche scientifique soit valorisée et traduite sur le terrain pour assurer un développement pour le pays», a-t-il dit. Le ministre a assuré que son département œuvre à encourager les centres de recherche performants à créer leurs propres filiales économiques pour «valoriser leurs propres produits de recherche», a-t-il dit. «C’est le début d’une longue coopération productive avec les secteurs des TIC stratégiques pour le développement du pays», a déclaré M. Mebarki.  
Par ailleurs, M. Azouaou a indiqué que l’entrée de SATICOM dans le giron d’AT «est un événement majeur dans le secteur national des TIC et l’économie algérienne en général». M. Azouaou a estimé que cette acquisition est «stratégique» pour AT qui, selon lui, «dispose désormais d’une véritable structure de recherche et développement de solutions destinées à nos propres besoins ainsi qu’à ceux du marché algérien». «C’est aussi un autre pas en avant dans le développement de contenus et de solutions algériens innovants, destinés dans une première phase au secteur professionnel», a-t-il conclu.
Sihem Oubraham


     La ministre a confirmé lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III que Constantine est prête à accueillir les délégations locales et étrangers, surtout qu’il reste quelques jours avant l’ouverture de cette manifestation prévu le 16 avril, ajoutant que la bonne gestion du budget prévu pour la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 » est primordiale. «Nous devons rationaliser nos dépenses et nous insistons sur la traçabilité des enveloppes financières attribuées à chaque activité et nous veillons sur la transparence qui entoure la gestion de cette manifestation, c’est une façon moderne d’aborder le financement public», a-t-elle soutenu. Elle a ajouté que plusieurs projets sont prêts à l’instar de la salle le Zénith et le Palais de la culture « Malek Haddad », les préparatifs sont à un stade avancé, d’autres ont connu un peu de retard à l’instar du projet de la grande bibliothèque. «Le projet de bibliothèque a connu un certain retard à cause d’une partie de son terrain où il y avait des vestiges», dira la ministre. Avant de souligner : «Donc Constantine bénéficiera de plusieurs structures culturelles qui seront délivrées durant la manifestation». Elle a affirmé, notamment que la salle Zénith, le Palais de la culture, …sont prêts à abriter la manifestation. La première responsable du secteur a indiqué, également que cette manifestation sera une occasion de monter à nos invités arabes et étrangers l’histoire et la richesse culturelle de la ville de Constantine avec ses différentes facettes. «Constantine possède un patrimoine qui attire plus d’intérêt du fait qu’elle possède un patrimoine culturel, musical, gastronomique très raffinés ainsi que des traditions très riches à découvrir », a-t-elle souligné, ajoutant que cet événement important reflétera notre culture et notre identité en temps qu’Arabes, Musulmans et Amazighs à travers un programme très riche qui prévoit des activités culturelles et artistiques et des semaines culturelles pour chacun des pays participant qui viendront s'ajouter à celles des wilayas algériennes. «Nous avons 15 nouveaux films et plus de 40 pièces théâtrales programmés en prévision de cette manifestation», a-t-elle fait savoir. A propos des pays arabes participant à cette manifestation, Nadia Laabidi a affirmé que plusieurs pays arabes ont confirmé leur participation, ajoutant, également que d’autres ont émis le souhait de prendre part à la manifestation dont l'Espagne, la France, l'Italie, l'Inde et la Chine.

 

Mehdi Isikioune


    Célébrer la culture arabe depuis la ville de Constantine est aussi une façon d'apprendre à «vivre ensemble» et une manière d'«ancrer dans les esprits la culture de la paix», a estimé dimanche à Constantine, la directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), Irina Bokova. Accompagnée du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki, Mme Bokova, intervenant à l'université Constantine-1 à l'occasion du lancement de l'année internationale de la lumière, a affirmé qu'à travers l'histoire de l'Algérie, la ville des Ponts est la cité qui symbolise la «diversité culturelle» et «montre le chemin de la tolérance». Elle a ajouté, dans ce contexte, que le fait d'arpenter les rues de l'antique Cirta, c'est «remonter le temps et parcourir le monde et la mémoire, à travers des vestiges berbères, des traces romaines et un brassage de civilisations et de communautés». Affirmant que la culture arabe, comme toute autre culture, «se fortifie et se renouvelle dans l'échange», la directrice générale de l'Unesco a ajouté que la diversité du patrimoine archéologique, architectural et culturel est une «chance pour apprendre à vivre ensemble». Elle a également souligné que fêter la culture arabe dans un «moment tragique qui voit le patrimoine de l'humanité attaqué» est aussi une manière de «combattre l'obscurantisme et l'extrémisme» et «une occasion pour rétablir la vérité historique, celle de l'apport des musulmans dans l'émergence de la science».Mme Bokova a appelé, dans ce contexte, à la «valorisation de l'âge d'or des premiers khalifats de l'islam», creuset du savoir et de la culture afin, a-t-elle souligné d'«opposer la lumière des sciences et de l'éducation à l'obscurantisme et à l'ignorance». Elle a aussi rappelé que le savant Ibn El Haytham, dont le millénaire de la parution de son Traité d'optique coïncide avec le lancement de l'année internationale de la lumière, demeure le «pionnier» dans ce domaine et représente «un message de tolérance, d'ouverture et de paix». De son côté, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a mis l'accent sur l'importance accordée en Algérie à l'optique, ce qui est, a-t-il précisé «perceptible à travers un programme national de la recherche relatif à ce domaine». Le ministre a également souligné qu'il était primordial de compléter ce dispositif académique par «l'instauration d'une culture scientifique» afin de promouvoir la science et la connaissance au sein de la société. Evoquant le programme des manifestations de l'année internationale de la lumière, M. Mebarki a indiqué que d'éminentes personnalités nationales et étrangères, des universitaires et des chercheurs versés dans ce domaine, donneront des conférences et animeront des débats au cours de colloques devant être organisés tout au long de l'année. La directrice générale de l'Unesco avait entamé sa visite à Constantine par la découverte du musée national Cirta et du palais Ahmed Bey, siège du musée national des arts et expressions culturelles traditionnelles.


         Le Haut Conseil de la langue arabe a honoré, hier, au siège de son département, le chercheur algérien Mohamed Bourenane, membre de l’Académie scientifique de Suède. Ce professeur émérite, faut-il le rappeler, est spécialisé en physique quantique, en mathématiques, en informatique et en nouvelles technologies. En présence d’une assistance nombreuse, majoritairement des chercheurs et d’anciens ministres et hommes politiques, le président du Haut Conseil de la langue arabe a indiqué, de prime abord, que cet hommage est un signe de reconnaissance à un enfant de l’Algérie dont le halo a brillé dans un pays développé comme la Suède, de par son potentiel et son génie. Faisant partie de son programme d’activité «Personnalité et parcours», le Haut Conseil de la langue arabe a offert son pupitre a un scientifique célèbre aux pays scandinaves, et il a, entre autres, mis l’accent sur la particularité du génie algérien dans le domaine scientifique. De son côté, le professeur honoré a insisté, à maintes reprises lors de son allocution, sur la nécessité d’investir dans les ressources humaines, de donner toutes les opportunités aux jeunes et, surtout, de croire au génie algérien qui a donné ses fruits dans plusieurs disciplines, et partout dans le monde. «J’ai appris que 1.5 million d’Algériens fréquentent les instituts et les campus universitaires, et que presque 10 millions sont inscrits dans les différents paliers de l’école. La jeunesse algérienne est créative. Il faut éveiller en elle l’esprit du savoir», a-t-il indiqué. Professeur émérite à Stockholm, l’enfant de Laghouat a réussi à imposer le respect dans le pays du Prix Nobel. Il a mis en exergue la politique de certains pays émergents qui profitent de l’expérience et du génie de leurs chercheurs et scientifiques établis à l’étranger. «Des pays émergents, comme le Brésil, la Pologne ou la Chine ont établi une politique fructueuse. Elle consiste à faire appel à sa diaspora intellectuelle, tout en lui fournissant tous les moyens matériels et les bonnes conditions de travail, ainsi qu’un cadre juridique pour travailler dans les meilleurs circonstances», a-t-il fait savoir. Revenant sur sa spécialité, le chercheur a souligné que l’Algérie dispose de tous les moyens pour suivre l’évolution de la technologie, en ce qui concerne les sciences de la physique quantique. «Il faut savoir que la physique quantique et l’informatique quantique sont la pierre angulaire de la technologie de l’information et de la communication. Il s’agit, en fait, de l’avenir des sciences et de la matière grise du développement des nations. L’Algérie a tous les moyens pour dire son mot dans ce domaine prometteur», a-t-il encore noté. Mohamed Bourenane a insisté, par ailleurs, sur l’obligation d’initier les enfants aux recherches scientifiques, à commencer par la petite famille, l’école avec ses différentes activités, ainsi que les activités du mouvement associatif. Une manière pour lui pour faire aimer aux enfants «les sciences et la découverte, en sus de l’art et du football». Il a rappelé, en somme, l’obligation d’avoir un grand sens du nationalisme pour servir son pays. Kader Bentounès


         Les auditeurs de la radio régionale qui espéraient, hier, connaître le programme complet de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015» dans le cadre de l'émission hebdomadaire «Forum», sont restés sur leur faim. Ils n'ont eu droit en fait qu'à quelques bribes de ce programme qu'on connaissait déjà, notamment les cérémonies populaires et officielles prévues pour l'inauguration qui se dérouleront le 15 et le 16 avril. Invités sur le plateau de l'émission, les adjoints au commissaire de la manifestation et aux chefs des départements théâtre, séminaires et conférences, patrimoine et legs matériels et immatériels, se sont contentés, chacun dans son domaine, de donner des aperçus sur les activités qui vont être organisées durant les six premiers mois de la manifestation en indiquant les sites et les horaires, arguant que le programme général est en cours d'impression et sera rendu public dans les jours à venir. «En tous cas, Constantine est quasiment prête avec ses hommes et ses structures à accueillir l'évènement», a déclaré néanmoins M. Mohamed Almi, adjoint et conseiller du commissaire de la manifestation. De son côté, le sociologue Abdelmadjid Merdaci, adjoint au chef de département séminaires et conférences, a commencé son intervention en évoquant la polémique provoquée sur la place constantinoise par les retards dans la réalisation de l'infrastructure d'accueil. Il a fini par considérer que le défi qu'il fallait relever ne se situe pas uniquement au niveau de l'accueil de la manifestation, mais dans la renaissance du fait culturel à Constantine qui sera induit par l'évènement et l'infrastructure de soutien. Mohamed Zetili, directeur du théâtre régional de Constantine (TRC) et adjoint au chef du département théâtre, qui a abondé dans le même sens a estimé lui aussi que les acquis infrastructurels réalisés dans le cadre de cet évènement vont renforcer considérablement le patrimoine culturel matériel de la ville. «Il faut faire en sorte que l'élan culturel que va connaître la ville durant cette année soit conservé et perpétué après, maintenant que l'infrastructure existe», a-t-il déclaré. Abordant les programmes inscrits dans tous les domaines, les orateurs ont expliqué, tour à tour, que l'évènement tant attendu débutera le 15 avril à 17h par le défilé populaire des chars représentant chaque pays arabe participant qui s'élancera de Bab El-Kantara en passant par la rue Ben-M'hidi, pour finir sa course à la place de la Pyramide. Il sera suivi d'un feu d'artifice qui aura lieu sur le pont Salah Bey et un spectacle son et lumière sur les ponts et les principaux édifices de la ville. L'ouverture officielle qui sera faite le 16 avril sera aussi marquée, dès le crépuscule, par un autre feu d'artifice à proximité de la nouvelle salle, le «Zénith» où se déroulera à partir de 20h, le grand spectacle «l'odyssée constantinoise» mise en scène par Ali Aissaoui, le réalisateur local de la télévision. Pour le théâtre, l'année sera inaugurée par la représentation de la nouvelle production du TRC, la pièce «Salah Bey» qui sera donnée le 23 avril à 17h au théâtre régional qui vient d'être complètement rénové. 50 productions théâtrales réalisées par les théâtres nationaux, les coopératives et les ateliers d'artistes sont au programme de la manifestation. En comptant les pièces qui seront données par les pays arabes, on aura plus de 180 représentations qui auront lieu à Constantine et dans de nombreuses wilayas, précisera Zetili. En outre, une grande exposition sur l'histoire du théâtre à Constantine sera inaugurée le 23 avril dans le hall du TRC. Aussi, un livre de 300 pages sur le même thème est en cours d'édition. Il y aura également beaucoup de conférences sur le théâtre qui se dérouleront dans les salles du TRC. Pour le département séminaires et conférences, M. Merdaci annoncera simplement que les activités dans ce segment seront fort nombreuses. «On essayera de dépasser le nombre de 12 réalisé par la précédente manifestation de «Alger, capitale de la culture arabe 2007». Il indiquera que de grandes personnalités scientifiques des USA, de Grande-Bretagne, de Turquie, de Palestine, du Sénégal… ont été invitées pour donner des conférences durant l'année de la manifestation. Enfin, Mme Ali-Khodja Halima, du département patrimoine culturel matériel et immatériel, parlera de l'organisation d'une grande exposition sur la musique arabe classique qui englobera les trois écoles de la musique andalouse de Tlemcen, Alger et Constantine, qui aura lieu à la maison de la culture Malek Haddad du 20 mai au 20 octobre 2015. Une seconde exposition qui se déroulera sur le même lieu de juin à septembre de la même année, aura pour thème les fêtes religieuses à Constantine et, enfin, une troisième exposition sur les traditions culturelles constantinoises (costumes, gastronomie, distillation d'eau de rose et d'eau d'oranger....) dont la date n'a pas encore été arrêtée.


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