Les lycéens notamment ceux de la série lettres et langues étrangères auront l’embarras du choix dès la prochaine rentrée scolaire.

Et pour cause, en plus du français, de l’Anglais, de l’espagnol, de l’italien, de l’allemand et du russe déjà enseignés, ils pourront désormais apprendre le chinois et le coréen.

C’est la ministre de l’Education, Mme Nouria Benghebrit, qui l’a annoncé aujourd’hui dans un entretien accordé à notre confrère le Quotidien d’Oran. La ministre a, tout de même, précisé que les cycles primaire et moyen ne seront pas touchés par ces nouveautés.

« Outre les langues espagnole, italienne, allemande et russe enseignées en filière lettres et langues étrangères, le ministère compte élargir les choix des élèves du secondaire au chinois et au turc et probablement au coréen », a déclaré Mme Benghebrit.

Elle assure tout de même que la langue arabe reste largement dominante dans les trois cycles de l’éducation. « Dans tous les cycles, toutes les matières, en dehors des langues étrangères, se font en langue arabe en sus de la discipline langue arabe ».

La ministre souligne en effet que 100% des matières sont enseignées en arabe pour la 1ère et 2ème années primaires et qu’à partir de la 3ème année primaire l’enseignement en langue arabe occupe 80% des matières enseignées.

Résultat, l’enseignement des matières scientifiques en langues étrangères (français ou anglais) comme réclamé par certains experts n’est pas à l’ordre du jour.

Sur le plan social, la ministre s’est exprimée sur les réserves soulevées par deux syndicats le CLA et le CNAPEST en l’occurrence, à propos de la charte de l’éthique relevant du secteur.

Elle a révélé qu’une rencontre est prévue avec ces deux syndicats auxquels elle assure sa « disponibilité » à résoudre les questions posées « pour peu que la réglementation le permette ».


Le Centre de recherche sur l'information scientifique et technique, créé en mars 1985, réédite ses bonnes performances et préserve sa position de leader au niveau national et du monde arabe, selon le classement webometrics. En 2015, le Cerist a occupé la 3e place africaine. Sa mission principale, c’est de mener toute recherche relative à la création, à la mise en place et au développement d'un système national d'information scientifique et technique.
Le Cerist a été déclaré comme étant un établissement public à caractère scientifique et technologique à vocation intersectorielle, et placé sous la tutelle du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans le décret no 03-454 du 1er décembre 2003. Son organisation interne a été fixée et modifiée dans l'arrêté du 2 septembre 2006. En effet, le Cerist est organisé en départements administratifs et techniques et en divisions de recherche. Outre le siège central fixé à Alger, le centre dispose de sites régionaux et de bureaux de liaison répartis géographiquement au niveau de trois pôles principaux du territoire.
Le centre est chargé de la réalisation des programmes de recherche scientifique et de développement technologique dans le domaine de l'information scientifique et technique.
Ses missions sont nombreuses. Il est question de mener toute activité de recherche relative à la création, la mise en place et le développement du système national d'information scientifique et technique, promouvoir la recherche dans les domaines des sciences et des technologies de l'information et de la communication et de participer à leur développement.
Aussi, le Cerist contribue à la coordination et à la mise en œuvre des programmes nationaux d'information scientifique et technique dans un cadre concerté et en liaison avec les secteurs concernés.
D’autre part, le centre spécialisé participe à la modernisation du système documentaire universitaire national par la mise en place, notamment, de bibliothèques virtuelles, et réunit les éléments nécessaires à la constitution de bases de données nationales dans les domaines des sciences et de la technologie et en assurer la diffusion.
F. I.


Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la  Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a affirmé que le Colloque international  sur la confection des dictionnaires monolingues en langue amazighe, qui se tient à Béjaïa, fait partie de l'aménagement linguistique du tamazight et il est «essentiel» pour l'unification de cette langue, désormais constitutionnellement officielle.

Il a estimé que ce Colloque, ouvert samedi à l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa, ouvrira de nouvelles possibilités pour le développement de la  langue amazighe, annonçant, à ce propos, la création prochaine d'un centre de recherche sur la langue amazighe au sein de la même université. De son côté, le recteur de l'université Abderrahmane-Mira, le Pr Boualem Saidani, a affirmé que ce Colloque sera une opportunité «inouïe» pour les chercheurs venus de différents pays (Algérie, Maroc, Suisse, France, Italie) pour échanger leurs connaissances et expériences dans le domaine de la lexicographie amazighe.          
Noura Tigziri, membre du Laboratoire de l'aménagement et d'enseignement de la langue amazighe (LAELA), a indiqué, pour sa part, que de nombreux dictionnaires de la langue amazighe ont déjà été publiés, soulignant, dans le même sillage, que «désormais, il faudrait chercher la qualité du contenu plutôt que la quantité». Pour elle, le dictionnaire, qui reste un outil important dans le domaine de l'enseignement, devrait également être disponible sous forme électronique  sur Internet, car, a-t-elle expliqué, «le dictionnaire en ligne est non seulement facile à utiliser, mais également facile d'accès à un grand nombre d'utilisateurs». Elle a affirmé ainsi que c'est dans cette optique que le laboratoire qu'elle dirige à l'université de Tizi Ouzou travaille sur un dictionnaire électronique du tamazight.  
Lors de ce Colloque, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 14  mars (aujourd’hui, ndlr) avec un riche programme scientifique, plusieurs universitaires et chercheurs  aborderont différentes problématiques relatives à l'élaboration de dictionnaires monolingues amazighs modernes, comme l'utilisation d'une métalangue amazighe dans la définition des mots et comment traiter les néologismes et lesquels adopter  dans les dictionnaires amazighs.          D’autres thèmes, tels que le classement des unités lexicales dans un  dictionnaire amazigh, ainsi que l'utilisation des nouvelles technologies pour la construction de bases de données lexicales et de dictionnaires  électroniques, seront au menu de ce Colloque.       
   L'ouverture du Colloque, organisé par le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), en collaboration avec le LAELA, s'est déroulée en présence du ministre de l'Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, du secrétaire général du HCA, Si El-Hachemi Assad, du recteur de l'université Abderrahmane-Mira de Béjaïa ainsi que de représentants des autorités locales.
 


Une rencontre à laquelle ont pris part quelque 200 chefs d’entreprise, professionnels et responsables d’institutions économiques et personnalités politiques.

“Algérie-France, un partenariat d’excellence”, c’est sous ce thème et sous le haut patronage du Premier ministre que s’est ouvert, hier, à l’hôtel Renaissance de Tlemcen, un forum économique organisé à l’initiative de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie-France (Caci-France) et de la délégation du Forum des chefs d’entreprise (FCE) de Tlemcen. Cette rencontre à laquelle ont pris part quelque 200 chefs d’entreprise, professionnels et responsables d’institutions économiques, personnalités politiques, fait suite à la tenue le 11 juin 2015 à Paris du premier symposium économique Algérie-France “initié par les deux présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande, de leurs gouvernements respectifs, avec pour sujet principal
la dynamique économique algéro-française”.
Partant du constat qu’en 2015, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays avait atteint 10,3 milliards de dollars, en baisse cependant par rapport à 2014 (13,086 milliards de dollars), et que selon les statistiques, 450 firmes françaises sont présentes en Algérie, ayant permis la création de 140 000 emplois dont 40 000 directs, les patrons des entreprises des deux rives ont estimé nécessaire de poursuivre cet effort jugé innovant dans le cadre de la formule “gagnant-gagnant”. Cette démarche, fait-on remarquer, s’inscrit aussi dans la perspective d’en renforcer l’impact économique pour générer une dynamique d’investissement fructueuse de part et d’autre. Opérateurs économiques issus de la communauté algérienne installée en France, chefs d’entreprise algériens et patrons français ont travaillé en ateliers interactifs et de networking pour cibler les principaux objectifs en rapport avec trois thèmes proposés : “Jeunesse et formation : arme de développement”, “La nouvelle économie : la diaspora algérienne : un atout ?” et “Investissement : Tlemcen au rendez-vous ?”. La baisse drastique des revenus tirés de l’exportation du pétrole a occupé une place prépondérante dans les discussions des opérateurs économiques qui ont estimé que cette situation va davantage faire prendre conscience de la nécessité d’orienter à présent les efforts vers une économie hors hydrocarbures en privilégiant aussi le made in Algeria.   “Venez investir et vous investir en Algérie”, a déclaré le wali de Tlemcen à l’adresse de la diaspora soulignant les nombreuses possibilités de partenariat offertes par de nombreux secteurs d’activité comme l’industrie, l’agroalimentaire, la pharmacie, les matériaux de construction, les travaux publics, les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le président de la Caci France, Kaci Aït Yala dira, pour sa part, que “nous ambitionnons de construire à terme un véritable pont économique entre la France et l’Algérie d’une part en mobilisant les 400 000 chefs d’entreprise et cadres de la diaspora algérienne et leurs amis sur les deux rives et, d’autre part, d’impulser une nouvelle dynamique de partenariat entre les PME françaises et algériennes à travers des projets à haute valeur ajoutée”. Il a indiqué, par ailleurs, “que l’axe Paris-Alger doit être à l’image de ce qu’a été l’axe Paris-Berlin après la Seconde Guerre mondiale, un axe structurant pour l’avenir de tout le continent africain qui sera de 1,2 milliard de personnes en 2050”. L’Algérie, a-t-il souligné, sera le “hub” pour aller conquérir le marché africain. À noter qu’il est prévu la mise en place d’un comité de suivi des recommandations émises à l’issue de ce forum.


B. Abdelmadjid


La virtuosité des danseurs qui ont exécuté, samedi soir à Constantine, le spectacle chorégraphique Juba II, leur précision et l’émotion qu’ils ont transmise dans la salle du théâtre régional ont littéralement captivé le public.

La générale de ce spectacle, monté par l’association culturelle Nouara, écrit par Hocine Taileb et mis en scène par Nouara Adami, s’ouvre sur un tableau de danses épousant les rythmes d’une chanson de la diva de la chanson chaouie, Markunda Aurès.
Dix danseurs ont exécuté en symbiose des scènes envoûtantes servies par des mélodies aux rythmes presque «hypnotiques» sur l’assistance, tandis que le narrateur, campé par Lakhdar Aouan Khalil, relatait les signes précurseurs du parcours exceptionnel qui allait être celui du roi berbère Juba II.

Poussant à l’extrême les limites de leurs corps élastiques, les danseurs, en groupe, en solo et en duo, se sont déployés pour «imager» Juba II reconquérant la terre de ses ancêtres et régnant sur la Numidie depuis Césarée de Mauritanie (actuellement Cherchell). Alors que le narrateur guide l’assistance, Abderrahmane Kerroubi (Juba II) et Samer Bendaoud (Cléopâtre Séléné) effectuent un fabuleux tableau reflétant l’amour que se vouaient les deux personnages, sous les applaudissements nourris d’une assistance conquise. Sur des airs de musique universelle, accompagnés par une projection retraçant, en arrière-scène, des vestiges numides, les danseurs aux silhouettes souples et frêles dégageaient toute l’émotion d’un Juba désemparé face au décès de «sa» Cléopâtre.

Le rideau tombe sur la narration de la mort de Ptolémée, fils de Juba II, dernier de la dynastie de Maurétanie, exécuté par l’empereur romain Caligula. Un moment de pure émotion. De nombreux spectateurs, approchés par l’APS à la fin du spectacle, ont salué «l’originalité du spectacle» et affirmé avoir passé une «soirée exquise», pleine de «découvertes». Inscrit dans le cadre du programme d’animation du département théâtre de la manifestation «Constantine, capitale 2015 de la culture arabe», le spectacle chorégraphique Juba II observera prochainement des haltes dans quinze wilayas du pays.


C’est à l’âge de 35 ans que j’ai réalisé l’importance de la langue anglaise dans ma vie professionnelle.

A l’époque, j’étais installé à Paris depuis quelques années et je me rendais compte que mes connaissances en anglais étaient insuffisantes, et ce, en dépit de bonnes bases acquises au lycée Larbi Tebessi de Skikda. J’ai alors décidé d’élever mon niveau d’anglais et je me suis mis à la langue de Shakespeare pour enrichir mon vocabulaire, améliorer ma prononciation et rafraîchir mes connaissances grammaticales.

D’abord chez moi : j’ai emprunté des livres et des cassettes de langue anglaise, je me suis abonné à la revue Newsweek, j’ai acheté un traducteur anglais-français, j’ai réglé la télévision sur la BBC et je me suis mis à écouter des cassettes d’anglais en voiture. Je me rappelle encore que je préparais des listes de mots à apprendre et m’appliquais à faire les exercices de grammaire et de vocabulaire. Ensuite, je me suis inscrit à un stage intensif de deux semaines. Six mois plus tard, j’ai effectué un stage d’immersion de trente jours. Après quelque temps, j’ai réussi à intégrer une société internationale de premier plan et l’anglais était devenu ma langue de travail.

De retour en Algérie, j’ai pris connaissance de l’acuité du problème d’apprentissage des langues. Nombre d’étudiants ont des difficultés pour s’exprimer en langues étrangères, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. C’est un vrai problème ! Surtout pour ceux dont la langue d’étude est une langue étrangère.

Comment peuvent-ils assimiler ce qui leur est enseigné s’ils ne maîtrisent pas la langue d’enseignement ?

Certes, des initiatives sont prises par les pouvoirs publics pour pallier ce problème, des initiatives telles que les accords de coopération pour l’apprentissage des langues, la création de centres de langues dans certaines universités, les agréments donnés à des écoles de langues privées… Mais hélas, ces mesures restent insuffisantes aussi bien en qualité qu’en quantité. Car le problème est toujours là. Il tend même à s’aggraver vu que certains jeunes enseignants éprouvent eux-mêmes des difficultés pour s’exprimer correctement dans la langue qu’ils utilisent pour enseigner.

Si on continue comme cela, les conséquences seront désastreuses pour notre capital humain. Que faire alors ? Des mesures urgentes s’imposent dans la sélection et l’accompagnement des enseignants. Parallèlement à ces mesures, de nouvelles solutions d’apprentissage des langues, conçues avec les meilleurs spécialistes et utilisant les technologies de l’information et de la communication, doivent être mises en œuvre rapidement dans les différents cycles de l’éducation.

Les étudiants, quant à eux, ne doivent pas rester dans l’expectative : ils doivent être proactifs et prendre l’initiative d’améliorer leur niveau en langue étrangère.

Comme je l’ai souligné dans mon témoignage, on peut apprendre à tout âge. Et les moyens d’aujourd’hui sont vraiment en leur faveur : la télévision et internet facilitent considérablement l’accès aux formations linguistiques. On peut apprendre en suivant des cours en ligne, en regardant des films sous-titrés ou des documentaires, en lisant des journaux sur internet, en faisant une visite virtuelle à Londres, en faisant des courses dans un supermarché virtuel, en écoutant les radios sur internet, en jouant avec une console de jeux, en utilisant les logiciels de traitement de texte et leurs correcteurs d’orthographe et de grammaire, en utilisant les réseaux sociaux, etc. Pour bien apprendre, il faut combiner plusieurs de ces moyens technologiques et, dans la mesure du possible, suivre des cours de langue à l’université, dans un centre culturel ou un établissement privé.

Vous aussi, vous pouvez donc apprendre et vous améliorer ! Mais il n’y a pas de recette magique : il faut consentir un effort personnel régulier. Il faut s’y mettre et progresser un peu tous les jours. En enrichissant votre vocabulaire, en faisant l’effort de parler dans la langue que vous souhaitez maîtriser, etc. Concentrez-vous et ne regardez pas trop le temps. Vos progrès seront un facteur de motivation pour vous permettre d’aller plus loin. A vous d’agir… à votre rythme.

Pour vous aider, voici quelques centres culturels et sites internet proposant des ressources pour apprendre les langues étrangères en ligne :

- Langue allemande : institut Goethe, Deutsche Welle
- Langue anglaise :  British Council à Alger, cours pour enfants (learn english kids)
- Langue chinoise : Chine nouvelle
- Langue espagnole : institut Cervantes à Alger
- Langue française : Institut Français d’Algérie
- Langue italienne : Institut culturel italien d’Alger.

Zoubir Benleulmi

El Watan


L'Algérie produira 295 mégawatts d'électricité à partir d'énergies renouvelables dans plusieurs wilayas du pays d'ici l'été prochain, a annoncé hier le président-directeur général de Shariket Kahraba wa Taket Moutadjadida (SKTM), Chaher Boulakhras, lors d'une émission de la radio nationale Chaîne 1. Ces 295 mégawatts sont prévus dans le cadre d'un programme visant la réalisation de 23 centrales pour produire 350 mégawatts d'électricité à travers le pays, a ajouté la même source, soulignant que le secteur est ouvert aux investisseurs privés depuis 2014.
Pour rappel, M. Boulakhras a déjà déclaré, il y a une année, que SKTM allait produire 350 mégawatts d'électricité à partir d'énergies renouvelables en 2015.
Dans ses récentes déclarations, le PDG de SKTM explique que le programme des énergies renouvelables a été lancé en 2011 et que la société qu'il dirige est un «partenaire» dans ce programme depuis 2013, date à laquelle elle été chargée de réaliser 23 centrales pour produire 350 mégawatts. Selon lui, 10 centrales sont déjà en service, et le reste est en cours de réalisation «à un rythme rapide» et «seront réceptionnées durant l'été». A cela, il faudra ajouter «deux centrales expérimentales», lancées avant le démarrage du projet, une à Ghardaïa (centrale solaire) et l'autre à Adrar (centrale éolienne de 10 MW). Parmi celles entrées en production, il cite la centrale de Djanet et 7 autres stations à Adrar, Tamanrasset et Aïn Salah, tandis que le ratio de couverture d'électricité renouvelable à Adrar représentait environ 60%, contre 30% à Tamanrasset et 40% à Tindouf avec 9 MW.
L'invité a également révélé que d'autres centrales entreront en production «la semaine prochaine» dans les Hauts-Plateaux, notamment à Djelfa, Souk Ahras, et seront suivies de celles de Laghouat, M'sila, Sidi Bel-Abbès, El-Bayadh, Nâama et Saïda. Toutes ces centrales produiront au total 295 mégawatts d'électricité à partir d'énergies renouvelables.


Le coup d’envoi du colloque international ayant pour thème «Le Maghreb au XIXe siècle : approches historiographiques comparées» a été donné hier à l’hôtel Marriott de Constantine. La rencontre, organisée du 28 février au 1er mars par le département des colloques de la manifestation culturelle de 2015, réunit plusieurs chercheurs internationaux venus de France, du Maghreb (Maroc, Tunisie, Libye), mais également de différentes universités algériennes : Tipasa, Médéa, Tiaret, Bouira, Tlemcen, Guelma, Khemis Miliana et aussi de Constantine. Des thèmes variés seront décortiqués durant ce colloque, partant de l’étude du XIXe siècle, en tant que période peu connue, où l’on trouve peu de travaux, malgré la disponibilité des documents. Concernant l’intérêt de l’étude du XIXe siècle, le docteur Nacer-eddine Saïdouni, historien, a clairement prouvé la disponibilité des archives, que ce soit à Aix-en-Provence, à Nantes ou au Services historique de l’armée de terre (SHAT) au Château de Vincennes, en France, qui permettent ainsi de faire une étude critique de la période, loin de l’hypertrophie de la seule épopée et du récit héroïque, car pour le Dr Saïdouni, la réflexion sur l’histoire en Algérie est restée trop souvent prisonnière du «tête-à-tête franco-algérien». Pour la première journée qui s’est déroulée hier matin, de nombreuses interrogations sur cette période ont été soulignées, outre le constat flagrant de la nature coloniale de cette époque. Dans sa communication intitulée «Les stratégies du colonialisme français dans les pays du Maghreb, approche économique», le Dr Mohamed Al Azhar Gharbi, de l’université de Menouba en Tunisie, n’a pas omis de souligner les différentes formes du colonialisme qui existaient dans le Maghreb et cela dans une unité de temps homogène. Les enjeux économiques de la période ont été particulièrement énumérés lors de cette première journée, vu le nombre d’interventions présentées. Ilhem Chenafi


Notre interlocuteur soulignera, que, « par rapport à l’objectif arrêté, nous sommes en plus-value, pour la région de Constantine, bien qu’il y ait des restes à recouvrer. Mais au titre de la participation au budget de l’Etat, nous sommes en excédent». “Tout le monde appréhendait cette nouvelle loi de finance, alors que son effet est contraire, elle ne va imposer aucun nouvel impôt, tout ce bruit a été suscité à travers des compréhensions particulières. En réalité, cette loi a consacré le droit du contribuable, c’est vrai qu’il y a de nouvelles taxes sur les produits tels les carburants pour les gros consommateurs, la TVA sur le GAZ, pour les grands consommateurs aussi, mais le différentiel de 10% est pris en charge par les charges d’exploitation , du moment que cette charge se répercutera sur le coût de revient », nous a déclaré hier, M.Derdour Mohamed Djabber, le directeur Régional des Impôts de Constantine, en marge d’une journée de vulgarisation des dispositifs de la nouvelle loi de finance 2016, à laquelle a été invité l’ensemble des cadres et acteurs du secteur, ayant un rapport direct avec le contribuable. Le palais de la culture Malek Hadad, a abrité hier, un séminaire régional qui a regroupé l’ensemble des cadres de l’administration fiscale de la région de Constantine qui regroupe six wilayas, Constantine, Jijel, Mila, Biskra, Khenchla et Batna. M. Derdour, nous dira que, « l’administration fiscale étant le plus grand acteur de cette loi de finance, nous sommes là pour interpeller nos cadres afin de faciliter les mesures de cette loi, et les méthodes de traitement et améliorer, dans le cadre de la politique de l’Etat, la relation avec le contribuable lequel est désormais partenaire économique, sans lequel l’administration fiscale n’aura lieu d’être ». Et de souligner que, « cette journée s’inscrit dans la politique gouvernementale de la promotion et l’encouragement de l’investissement national, l’administration fiscale est une administration qui accompagne et non une administration qui freine ». Notre interlocuteur soulignera, que, « par rapport à l’objectif arrêté, nous sommes en plus-value, pour la région de Constantine, bien qu’il y a des restes à recouvrer. Mais au titre de la participation au budget de l’Etat, nous sommes en excédent, ». « Mais cela ne veut pas dire qu’on va baisser l’œil pour autant, vu la baisse de la fiscalité pétrolière, il y a une récession de plus de 70% depuis des années, le législateur a donc, réalisé que la vraie fiscalité est la fiscalité ordinaire, et pour avoir une fiscalité ordinaire efficace, il faut encourager l’investissement. Nous y jouons un rôle important, en matière de fiscalité par l’encouragement des dispositifs spécifiques accordés à des catégories bien particulières, la loi sur l’investissement elle-même, préconise des avantages faramineux pour les investisseurs ». Quels sont les avantages dont bénéficieront les investisseurs avec cette loi?, le DRI, dira, « beaucoup de simplifications des procédures, l’enregistrement de l’acte sur lequel est bâti l’investissement est exonéré d’impôts, l’achat du matériel en franchise de TVA, le plus grand avantage consacré au contribuable par cette loi est que le législateur, lui a accordé la possibilité de différer le payement de ses impôts lorsqu’il est en situation de difficulté de trésorier, bien entendu il payera des pénalités de retard ». Devra t-il justifier cette incapacité de paiement pour autant ?, « non c’est basé sur la confiance, c’est cela le partenariat, bien sûr l’administration a le droit de regard, et vérifier s’il dispose des moyens qui lui permettent de payer ses impôts, au moment où il consulte ses comptes, dans ce cas il fragilisera cette relation, mais nous, de notre côté, on entretient un rapport de confiance ». En contre partie, l’investisseur devra investir 34% de son chiffre d’affaires après 4 ans, «l’investisseur ayant bénéficié d’une plate forme confortable, donc au bout de quatre ans d’exploitation, il y aura accroissement du chiffre d’affaires, avec 4 années d’exonération et cela générera des impôts ». Tout en soulignant que la fiscalité algérienne est considérée parmi les fiscalités les plus douces au niveau mondial, sauf qu’en cumulant les charges fiscales, ce sera important pour l’entreprise. M. Derdour Mohamed Djabber, le directeur Régional des Impôts de Constantine conclura en affirmant que, « ce projet mérite d’être suivi, encourage et encadré, l’administration est là pour veiller à instaurer ce climat de confiance ». Rekibi Chikhi



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