Nos sites web

Le dur combat des apiculteurs

 

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

 

 

L’activité fait face à de nombreuses difficultés, notamment la location des lopins de terre pour installer les ruches, l’insécurité dans les forets et la concurrence des importateurs de miel de mauvaise qualité.

 

Les apiculteurs de Constantine exposent leur produit depuis hier et jusqu’au 21 du mois en cours, au palais de la culture Malek Haddad. La manifestation, organisée par les services agricoles de la wilaya, et qui en est à sa 2ème édition, a vu la participation d’une dizaine d’apiculteurs. Lazhar Ayoun, exposant, vient de Hamma Bouziane ; il nous a confié qu’il mène un rude combat pour assurer la survie à ses «reines» et garantir une bonne production de miel. La mort de l’abeille est, nous a-t-il confié, un vrai cauchemar pour l’apiculteur. Il précise, à ce propos : «Nous installons nos ruches sur les hauteurs de la région de Grarem (w. de Mila), mais en hiver nous devons impérativement les déplacer pour les protéger du froid glacial, car sans cela, elles mourraient à coup sûr.»

L’apiculture est une activité difficile, qui ne connaît pas de répit. Selon notre interlocuteur, l’éleveur se déplace avec ses ruches à la quête de zones vertes, riches surtout en eucalyptus, chardon et jujubier. Un autre apiculteur, Hocine Boumaïza, évoque certaines difficultés qui sont de véritables obstacles, selon lui, à l’émergence de l’apiculture à Constantine. Il a relevé au passage, le problème de la location de lopins de terre pour l’implantation des ruches.  Et d’expliquer: «L’abeille apporte beaucoup à l’agriculture ; elle améliore la quantité et la qualité des récoltes, malheureusement les agriculteurs pensent beaucoup plus à l’argent de cette location qu’à autre chose. A l’étranger, les agriculteurs et les apiculteurs travaillent de concert, et ça donne de bons résultats.» D’autre part, notre interlocuteur a déploré l’insécurité dans les forêts. «Les forets représentent le milieu naturel idéal pour l’abeille, et pour ce faire, nous devons mettre en place des gardiens pour surveiller nos ruches, mais hélas, la factures nous reviendrait trop chère, dans ce cas», a-t-il regretté.

La commercialisation et la distribution du miel pose aussi problème. Les apiculteurs n’arrivent pas à écouler leur produit dans les marchés de manière continue et organisée. C’est ce qu’a affirmé Lazhar A. Selon lui, le miel importé est de qualité médiocre comparé au produit local. Mais le miel local s’écoule plutôt à travers des réseaux privés, par le biais de relations, en l’absence de marché régulé. Notons que la production de miel à Constantine a atteint cette année 3000 quintaux, selon le directeur des services agricoles de la wilaya, Mohamed-Salah Azizi. Les prix du kilo de miel fluctuent entre 2400 et 4500 DA.

O.-S.Merouche

 

Projet SATELIT

Projets Num Doc (Online)

Plateforme Nationale Compere

Documentation en Ligne

Système National de Documentation en ligne.


Articles Par Date

« Juillet 2019 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        

Rechercher sur le site

En ligne

Nous avons 270 invités et aucun membre en ligne

Université des Frères Mentouri

Université des Frères Mentouri - Constantine BP, 325 Route de Ain El Bey, Constantine, Algérie, 25017  Téléphone : +213(0)31 81 12 71