Un transfert de technologie et des perspectives d’exportation

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Un volet exportation est pris en compte dans la vision globale du projet : 30% de la production seront exportés vers l’Europe. La future fonderie d’Etrag produira 15 000 à 18 000 tonnes/an de fonte.

Le pôle mécanique à Constantine ambitionne de revenir à sa vocation initiale qu’est la production, délaissée depuis une dizaine d’années en faveur du montage. Cela pourrait se réaliser avec le projet de fonderie que compte acquérir l’Entreprise tracteurs agricoles (Etrag) de Oued H’Mimime (Khroub), en partenariat avec l’entreprise belge Fonderie-Casting (Focast).

Ce projet était au centre d’une journée d’étude sur les technologies de fonderie, organisée, en octobre dernier, par le cabinet Meziani consulting à l’hôtel Marriott de Constantine et animée par des experts de deux entreprises partenaires, la Focast et Huttenes-Albertus. Cette dernière est une société allemande qui fabrique entre 90 et 95% des produits consommables pour l’industrie de la fonderie.

La fonderie, selon la présentation du projet, sera implantée sur le site de l’Etrag sur une superficie de 22 000 m2 couverts sur 53 000 m2 de terrain. «Nous travaillons avec Etrag depuis au moins une quinzaine d’années. L’année dernière, son PDG m’a demandé de lui présenter un audit concernant le projet de fonderie et je l’ai fait», a déclaré à El Watan, François Maraldi, représentant de Focast.

La concrétisation du projet «nécessiterait entre 2 et 4 années», nous a-t-il précisé. Focast est une entreprise à multiples activités. Elle couvre un peu plus du tiers du marché européen en besoins de fonderie. Elle est présente en Europe et en Afrique à travers plusieurs partenariats, dont Etrag et l’Entreprise de moteurs Constantine (EMO) en Algérie ; et aussi Renault Trucks ou encore GIMA (qui appartient à hauteur de 50% à l’américain Massey Fergusson, qui n’est autre que le partenaire d’Etrag et d’EMO). «C’est un client principal», dira M. Maraldi en parlant d’Etrag. Et comment peut-il en être autrement, puisque c’est le fournisseur de trois pièces maîtresses dans l’assemblage d’un moteur de tracteur, à savoir la trompette, le carter et le plan AR.

Avec 3500 à 4000 unités qui sortent annuellement des usines d’Etrag, le volume du partenariat ne peut être que très important. «Je peux affirmer qu’avec nos performances, nous avons sauvé la production de cette année et celle de l’année dernière des tracteurs DZ d’Etrag», a soutenu François Maraldi lors de la présentation de son entreprise. L’embellie financière qui en a résulté prendra une courbe ascendante avec la réalisation de la fonderie en question.

Ce projet, qui coûtera plusieurs millions d’euros, «autour de 30 millions d’euros», précisera A.Meziani, du cabinet du consulting, n’est pas destiné exclusivement à  la fabrication locale. Un volet exportation est pris en compte dans la vision globale du projet. «30% de la production seront exportés vers l’Europe», insistera F. Maraldi pour mettre l’accent sur la nature de ce partenariat qualifié de technologique avant d’être économique.

Focast l’a d’ailleurs répertorié en neuf points : définition des besoins produits et process, choix des équipements, achat des équipements, choix des fournisseurs, mise en place de équipements, démarrage des installations, formation des équipes locales, gestion de la production et enfin le relais commercial pour l’exportation. En somme, un accompagnement tout au long des différents jalons de ce projet qui représente, selon la formule consacrée, «un transfert de technologie et une formation en continu».

Vers la fin de l’industrie polluante ?

«Nous refondons nos produits selon les produits locaux», ont soutenu à la tribune trois experts. La matière première qu’est le sable sera extraite localement, donc elle coûtera moins cher qu’ailleurs, laisse-t-on entendre. Ce qui, in fine, rendra l’usine très compétitive, d’autant que l’élément humain, d’une importance capitale, viendra conforter cette option en raison de l’existence d’une main-d’œuvre jeune et en nombre. Il est question dans ce cas de la création de quelque 300 postes d’emploi.

Il est de notoriété publique que ce genre d’industries est des plus polluantes. Son impact sur l’environnement se pose donc tel un souci majeur. La future fonderie d’Etrag produira 15 000 à 18 000 tonnes/an de fonte. Les déchets qui y seront engendrés deviendront un véritable casse-tête pour les responsables et une source de nuisance pour toute la collectivité. Pour François Maraldi, la stratégie de son entreprise englobe l’aspect écologique. D’ailleurs, une communication y a été consacrée lors de cette journée d’étude. Tous les experts présents ont certifié une préservation optimale de l’environnement immédiat.

Focast, selon les informations communiquées, a réduit à 15% les rejets de carbone organique volatil (COV). La résine à vert, utilisée dans le compactage du sable est 100% organique, donc recyclable. «La crasse est inerte et très fine. Il faut la mélanger avec du sable à vert pour l’utiliser dans les soubassements des constructions, les couvertures des routes ou pour les décharges de déchets ménagers», a expliqué F. Maraldi, en réponse à une question sur le recyclage des déchets de la fonderie.

Read 7390 times Last modified on novembre 12 2015

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