Nos sites web

Thursday, June 20, 2019

Items filtered by date: mercredi, 13 avril 2016 - Université des Frère Mentouri Constantine

Premiers pas dans la recherche appliquée

Le Centre de recherche en biotechnologie (CRBT) a organisé pour la première fois, les 11 et 12 avril, des journées portes ouvertes

destinées, entres autres, «aux différents représentants du secteur socio-économique dans le but de faire connaître notre Centre et ce que la recherche partenariale en biotechnologie pourrait apporter à la société en général», nous déclare d’emblée Wahida Zeghouane, chef du département des relations extérieures et de la valorisation des résultats de la recherche.

Le CRBT s’impose actuellement en tant qu’unique institution de l’enseignement supérieur dédié à la recherche en biotechnologie à l’échelle nationale.

D’où «sa capacité à coordonner les réseaux de recherche et de développement technologique dans le domaine des biotechnologies, afin d’apporter des  réponses aux besoins du pays dans les secteurs de la santé, l’agriculture, l’agroalimentaire, l’environnement et l’industrie», soutiennent tour à tour Hadjer Zaak et Boualem Harfi, respectivement responsables de la division biotechnologie alimentaire et biotechnologie agriculture.

La mission dévolue à cet établissement, opérationnel depuis 2010, sera renforcée — du moins le vœu a été formulé à travers ces portes ouvertes — par «la possibilité de mettre en place des équipes et/ou des laboratoires mixtes en choisissant des thématiques qui sont au cœur des priorités et des préoccupations du pays».

Aussi, conformément aux nouvelles orientations de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT), il sera mis à la disposition des étudiants en post-graduation les ressources humaines et matérielles de ces laboratoires afin de les accompagner dans la réalisation de leurs travaux de recherche.

Le CRBT est un établissement public à caractère scientifique et technique, affilié au ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique. Implanté sur  le site de la nouvelle ville Ali Mendjeli à Constantine,  il dispose de cinq divisions de recherche, à savoir les unités d’immunologie, de biotechnologie alimentaire, de biotechnologie et environnement, de biotechnologie et agriculture, de biotechnologie et santé et de biotechnologie industrielle.

Parmi ses missions, il est question d’identifier et de coordonner en réseau de recherche et d’animer les équipes de recherche existantes dans le domaine des biotechnologies, d’assurer la veille scientifique et technologique en rapport avec les biotechnologies ou encore de participer au développement et à l’harmonisation de la législation ayant trait à la bioéthique, à la biosécurité et aux normes de référence. «Le CRBT est un centre de recherche appliquée voué à répondre aux besoins bioéconomiques», précise le Dr Harfi.

Chaque division planche actuellement sur au moins deux projets et pas des moindres. Le transfert embryonnaire bovin pour l’amélioration de l’espèce ou la mise au point d’un ferment lactique local (fromage sans conservateur) en partenariat avec une laiterie constantinoise sont autant de travaux qui impacteront demain les secteurs de l’agriculture et de l’alimentaire.

Et les visées ne s’arrêtent pas là. En mai dernier, ce Centre a abrité le lancement du séquençage du génome algérien. Un projet de haute technologie, dirigé par un noyau de chercheurs du CRBT, de scientifiques algériens travaillant aux Etats-Unis et en Arabie Saoudite, en collaboration avec des Américains ayant participé au projet emblématique du séquençage du génome humain. C’est dire la vocation de ce centre et l’impact de sa mission sur l’essor du développement biotechnologie, notamment dans la résolution de problèmes majeurs de santé.

D’ailleurs, l’ensemble des institutions de formation, de recherche, d’accompagnement et de développement des biotechnologies réunis territorialement  à Constantine seront, sans nul doute, déterminants dans le développement de l’investissement et de la création d’entreprises ayant un lien direct avec les secteurs de l’agriculture, de l’environnement et de l’industrie pharmaceutique. Concernant cette dernière spécialité, Constantine en est le pôle national incontestable.

Recherche tous azimuts

Pour rappel, les biotechnologies sont utilisées dans différents domaines. Elles s’appuient sur le traitement de quantités prodigieuses de données générées aussi bien par la biologie moléculaire et la génomique que d’autres disciplines non biologiques telles que la robotique, l’électronique ou encore la bionique.

Dans cette optique, une manifestation scientifique sur les biotechnologies a été organisée, les 19, 20 et 21 octobre 2015, à l’université Mentouri, parrainée conjointement avec l’Agence thématique de recherche en biotechnologie et sciences agroalimentaires (ATRBSA). «C’était une opportunité pour réunir plusieurs chercheurs et spécialistes à l’effet d’illustrer des exemples de recherches innovantes en la matière et aussi débattre d’un certain nombre de thématiques, dont les biotechnologies et la santé, l’agriculture, l’environnement et les industries», selon le rectorat.

Pour cette manifestation, le CRBT avait livré aux visiteurs des échantillons de projets de recherche dans six domaines : la santé, l’agriculture, l’environnement, l’agroalimentaire, la biosécurité et les TIC.

Les recherches appliquées en matière de santé humaine, si elles ne sont qu’au stade de l’étude, s’annoncent sous les meilleurs auspices, selon le docteur Tarek Boudiar qui est à la tête de l’entité «biotechnologie et santé» qui axe sa mission sur  le diagnostic et le traitement. Actuellement, ses équipes se penchent sur quatre projets, dont deux relatifs au cancer du poumon et au glaucome.

Le diagnostic et le traitement de ces pathologies ne sont-ils pas du ressort des oncologues ? Sûr que oui, mais l’approche des chercheurs du CRBT est toute autre. «Notre recherche a pour base de travail le gène pour déterminer la cause du problème et cibler la thérapie», affirme le Dr Boudiar, dont le département projette la mise en place d’un «conseil génétique pour les familles». Une mission préventive qui aidera à la détection notamment du glaucome, pour une prise en charge efficiente.

La palette des recherches inclut, par ailleurs, la phytothérapie. Les principes actifs de certaines plantes, dites médicinales, sont testés sur des cellules cancéreuses. Ce qui pourrait augurer d’avancées dans le domaine des thérapies, peut-être dans quelques années, puisque tout projet de recherche n’exige pas uniquement des financements, mais surtout du temps.

Naima Djekhar
El Watan Etudiant
Published in La Revue de Presse

Un public intéressé a assisté, hier, à une conférence très instructive animée par Nedjma Benachour-Tebbouche autour du thème «L’image de

Constantine dans la littérature algérienne», organisée en marge du Salon national du livre, qui se tient du 11 au 16 avril à l’université Mentouri de Constantine. Maîtrisant parfaitement son sujet, qui a fait l’objet d’une thèse de doctorat d’Etat autour de la représentation littéraire de Constantine à travers différents genres, l’intervenante, professeur à l’université Mentouri, relèvera que contrairement à plusieurs autres villes d’Algérie, l’antique Cirta a suscité depuis des siècles la curiosité des voyageurs et des hommes de lettres, qu’elle a inspirés de par sa lisibilité et ses sites naturels uniques au monde.

Abordant le volet des voyages, elle citera les illustres Salluste, El Idrissi, El Bakri, et autres Ibn Battouta, Thomas Shaw et le non moins illustre Mohamed Ibn El Hassan Al Ouazzan, célèbre sous le nom de Léon l’Africain. C’est dire que La Cité aérienne a toujours fasciné par ses vestiges. Elle le fera aussi pour Eugène Fromentin, devenu peintre après avoir été émerveillé par les Gorges du Rhummel, mais l’on retrouvera également d’autres célébrités à la notoriété avérée dont la ville a laissé des traces éternelles dans leurs œuvres à l’image de Théophile Gautier, Alexandre Dumas, Guy de Maupassant, mais surtout Gustave Flaubert, qui a carrément repris sa célèbre œuvre Salambô, après avoir visité le Vieux rocher.

«Toutes ces œuvres pleines d’une forte charge esthétique sont très importantes pour la ville. Elles font désormais partie de son patrimoine, car  Constantine y est très présente,  c’est pour cela, qu’on doit se sentir nous aussi partie prenante et on doit penser à les éditer et les publier à grande échelle pour qu’elles soient consultées et facilement accessibles», notera Nedjma Benachour. Sur le volet des témoignages consacrés à la ville, la conférencière citera les innombrables travaux réalisés aussi bien par des juifs (Guy Bensimon et Benjamin Stora), mais surtout les autochtones, à l’instar de Malek Bennabi qui en a consacré de larges passages dans son illustre Mémoires d’un témoin du siècle, Malek Haddad dans La dernière impression et autres Nadjia Abeer, Badreddine Mili, Rachid Boudjedra et le comique Smaïn.

«Constantine est une ville incontournable dans le roman algérien au point que l’on parle du roman constantinois», affirme la conférencière, qui note que depuis la guerre de libération jusqu’à nos jours, en passant par la décennie noire des années 1990, l’antique Cirta est toujours présente dans les œuvres de nombreux romanciers. «Dans les œuvres de Kateb Yacine, Malek Haddad, Rachid Boudjedra, Tahar Ouattar, Rachid Mimouni et autres, Constantine est parfois un refuge fictif ou anthologique, parfois un espace cathartique face à la violence, et dans bien des cas une ville emblématique», indique Nedjma Benachour, pour qui Constantine, qui jouit également d’une grande richesse en littérature orale, continuera toujours à susciter les curiosités et les réflexions.  

Arslan Selmane
Published in La Revue de Presse

Projet SATELIT

Projets Num Doc (Online)

Plateforme Nationale Compere

Documentation en Ligne

Système National de Documentation en ligne.


Articles Par Date

« Avril 2015 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      

Rechercher sur le site

En ligne

Nous avons 242 invités et aucun membre en ligne

Université des Frères Mentouri

Université des Frères Mentouri - Constantine BP, 325 Route de Ain El Bey, Constantine, Algérie, 25017  Téléphone : +213(0)31 81 12 71