Les architectes veulent être associés aux cahiers des charges
par A. M.
Les recommandations issues du séminaire international sur l'architecture, qui s'est tenu samedi à l'université des Frères Mentouri de Constantine, ont mis un accent particulier sur la qualité architecturale des constructions qui doivent refléter l'identité et la culture du pays. Avec la promotion du patrimoine bâti traditionnel, les pratiques de sa gestion, sa restauration et de sa réhabilitation, de sa rénovation et sa mise en valeur, ce sont pratiquement les deux points essentiels sur lesquels ont insisté les architectes séminaristes «pour lancer le défi du 21e siècle auquel doit faire face leur profession», comme ils l'ont souligné dans les différents documents de ce séminaire. Dans ces mêmes recommandations, les professionnels sont revenus pour poser la question de la maîtrise d'œuvre des projets en la liant au rôle et à la place de l'architecte dans l'intention de souligner la mission éminente de ce dernier dans la maîtrise d'œuvre. Et de commencer par recommander que les cahiers des charges, contenant les prescriptions techniques, soient élaborés sous la supervision de l'architecte. Et déjà le premier cahier descriptif relatif à la wilaya de Constantine va être présenté par le conseil local de l'ordre des architectes, nous ont indiqué les organisateurs du séminaire. La seconde recommandation faite à l'issue du séminaire insiste sur le renforcement du décret législatif 94-07 concernant la profession d'architecte par des décrets d'application. Et à ce sujet, les architectes ont exigé l'institution de concours d'architecture pour chaque projet tout en mettant en place un jury composé d'architectes pour veiller à la promotion de la qualité architecturale des constructions. Ils ont demandé également aux secteurs concernés d'impliquer l'architecte dans toutes les commissions communales, de wilaya, les guichets uniques pour le contrôle des permis de construire. D'autre part, l'activation des comités d'urbanisme institué au niveau de chaque wilaya est souhaitée afin de vérifier la qualité architecturale. Et dans ce cadre, il est impératif d'utiliser des matériaux adéquats de bonne qualité et le choix de ces matériaux doit être vérifié à la base.
Revenant à la question de la gestion du patrimoine architectural bâti, les séminaristes ont recommandé de faire participer l'ordre des architectes au classement des sites et à la conduite des opérations de protection du patrimoine. Ils estiment qu'il est également opportun de revoir les textes régissant ce secteur afin d'ouvrir la voie devant les architectes qui ont acquis une expérience dans la préservation du patrimoine. Enfin, question formation, les séminaristes ont recommandé aux pouvoirs publics la création de quatre ou cinq écoles d'architecture à travers le pays qui fonctionneront suivant le système classique. D'autres recommandations non moins importantes sont sorties de cette rencontre qui a réuni, aux côtés des professionnels locaux de toutes les régions du pays, des architectes venant de plusieurs pays arabes, de France et du Canada, et dont l'ouverture a été faite par le ministre des Travaux publics qui était accompagné du secrétaire général du ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, des responsables de l'ordre national des architectes et des autorités de la wilaya.
Semaine mondiale de l’entrepreneuriat : Impliquer les jeunes entrepreneurs dans l’effort de développement
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a présidé, hier, à l’hôtel Hilton, la cérémonie marquant l’ouverture de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat (GEW), en Algérie, célébrée également dans plus de 160 pays à travers le monde.
Organisée par la Nouvelle approche de partenariat, de l’entrepreneuriat et des opportunités (NAPEO), cette manifestation, qui durera jusqu’au 30 novembre, regroupe des entrepreneurs locaux, de jeunes managers, des investisseurs, des scientifiques, des hommes d’affaires, et représentants institutionnels dans un objectif commun qui consiste à stimuler le potentiel novateur, et l’initiative d’entreprendre chez les jeunes talents, notamment au sein des universitaires. NAPEO, qui compte sur une mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés pour la réussite de l’évènement, s’investit également dans le processus d’intégration des jeunes, en particulier, les porteurs de projets dans les réseaux internationaux pour partager leurs idées, développer leur savoir-faire. Dans ce contexte, des ateliers et tables rondes sont prévus pour conseiller et guider les jeunes dans leur démarche. Aussi, cette quatrième édition de la GEW, qui se déroulera sous le thème de l’écosystème entrepreneurial, de par son rôle dans la croissance économique, l’innovation et la création d’emploi, prévoit la contribution de plus de 500 partenaires et collaborateurs, et plus de 2.000 activités à travers les 48 wilayas du pays. «Cette rencontre est hautement significative en cette phase de relance de notre économie. Nous avons l’expérience industrielle, une expertise reconnue, la culture du challenge, et toutes les conditions pour rentrer dans le cercle restreint des pays émergents et figure parmi les acteurs qui contribuent aux reconfigurations en cours de l’économie mondiale.» Le ministre de l’Industrie et des Mines qui a exprimé l’intérêt du gouvernement pour la promotion de l’entrepreneuriat dans le cadre de son plan d’action, a mis l’accent sur la nécessité d’impliquer la jeunesse, mais aussi, «toute l’intelligence existante dans notre pays pour engager le pays dans les challenges industriels et technologiques qui font l’industrie de demain».
Le gouvernement, a souligné M. Abdesselam Bouchouareb, œuvre à créer les conditions nécessaires pour mobiliser cette ressource dans l’action de construction de l’Algérie. Un processus qui se construit, a-t-il dit, par la «force de la volonté de sa jeunesse, par l’excellence, par l’innovation et par la compétitivité de ses entreprises». Le gouvernement, qui est conscient de ces enjeux et défis, a-t-il fait savoir, vise, dans son action, à initier la jeunesse entreprenante dans l’effort de la relance économique. En effet, le capital humain reste la clé de la réussite et «le signe le plus évident de la puissance des nations. L’intérêt pour cette manifestation s’est traduit, a ajouté le ministre par une série de mesures favorisant la création d’entreprises, en particulier par les jeunes, ce qui a eu un impact notable sur le tissu de la PME. Le ministre a également mis en avant la convergence entre les objectifs de cette rencontre et ceux retenus dans la politique de son département en matière d’appui à l’esprit entrepreneurial, et la création d’entreprises. Aussi, les thèmes suggérés par l’ordre du jour, notamment l’écosystème entrepreneurial, rejoignent les préoccupations du gouvernement en matière de développement, a affirmé M. Bouchouareb. Il s’agit, note le ministre, d’aborder les conditions de création d’entreprises à fort potentiel, la relation université-entreprise, les facteurs de développement de la compétitivité des entreprises au niveau local et régional, l’accès aux réseaux, et la promotion de la culture entrepreneuriale. Et pour cause, «nous voulons que cette nouvelle étape dans le développent de notre économie soit portée par la volonté d’entreprendre», a conclu le ministre qui a fait savoir que l’Algérie a postulé pour abriter le congrès mondial de l’entrepreneuriat en 2017. Le président de NAPEO Algérie, Mehdi Bendimérad, a déclaré que la mission de l’association consiste à «dynamiser le système entrepreneurial en Algérie». Dans cet objectif, GEW mène la plus grande campagne mondiale pour la promotion de l’esprit d’entreprendre. L’évènement qui est célébré dans note pays pour la 4e fois consécutive, contribue, a-t-il indiqué, à l’émergence de nouvelles entreprises. Il rappelle qu’en 2013, 981 activités ont été organisées dans ce cadre avec 251 partenaires et la participation de plus de 250.000 personnes. Cette année, a-t-il affirmé, GEW prévoit plus de 2.000 activités et 598 partenaires pour impulser l’esprit d’entreprendre. La vice-présidente de NAPEO, Mme Fatiha Rachedi, a déclaré, pour sa part, que la présence des officiels à cet évènement «est un signal fort quant à l’accompagnement dans cette démarche». Et d’ajouter que «seuls la science et le travail permettent à l’entreprise de s’investir dans la division mondiale du travail». Aussi, la mise en réseau des talents n’est pas seulement bénéfique, mais constitue aussi une condition de la croissance locale. Mme Rachedi a évoqué les résultats positifs obtenus lors de la précédente édition, l’Algérie ayant décroché la quatrième place dans le concours mondial de l’entrepreneuriat, pour dire que l’ambition est de faire plus durant cette année. La GEW 2014, a-t-elle précisé sera élargie à d’autres aspects de la problématique de l’écosystème entrepreneurial, pour ne pas rester confiné dans un cadre restreint.
Le président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), Amor Benamor, a plaidé pour l’encouragement de la création d’entreprises, le nombre de 700.000 recensé actuellement ne reflétant pas le potentiel réel. En 10 ans, 420.000 entreprises ont été crées dans le cadre des différents dispositifs. Ce n’est pas suffisant, il faudra œuvrer pour optimiser cette cadence et croître les exportations. Le président de la CACI a également parlé de nécessité d’assouplir les procédures d’investissements et de création d’entreprises. Selon l’intervenant, il faudra encourager les jeunes à entreprendre car l’avenir est en Algérie. La CACI s’engage, a-t-il assuré, à prendre en charge les 10 premiers lauréats du concours d’entrepreneuriat pour cette quatrième édition, en matière de formation et d’accompagnement.
D. Akila | El Moudjahid
La ville, l’habitant et l’administrateur
Le centre de Constantine, ce vieux quartier porteur d’une charge mémorielle intarissable, est aujourd’hui mis entre parenthèse. L’échéance d’un évènement imminent s’approche rapidement et les chargés des festivités s’activent pour être prêts pour le jour J. Avril 2015, nous découvrirons le nouveau visage d’une ville qui subit ces jours-ci des liftings intenses. Comme il est difficile de trouver le moindre détail d’une arabité prise comme prétexte pour hisser Qacentina au rang d’une capitale de la culture arabe, les chantiers continuent de préparer une «mariée» pour des noces, non sans avoir au préalable «étirer» la peau sur les zones visibles. Il est surement question de faire honneur aux prétendants, qui enlèveront son voile pour s’émerveiller face à un look radieux.
La vie professionnelle des commis de l’Etat est un périple, ils traverseront diverses zones géographiques du pays, avec des haltes dans quelques villes. Ils y feront tout pour marquer leur passage et satisfaire une tutelle très regardante sur la concrétisation de sa politique. L’exercice consiste à rendre une belle copie après avoir hérité d’une ville comme d’un «brouillon». Mais savent-ils au moins ce que signifient chez les habitants tous les stigmates sur les édifices, les traces sur le pavé, les empreintes d’une main sur les enduits des murs sans aplomb ?
A Constantine, les chantiers s’attèlent à effacer sans distinction. L’authentique est réduit à un vulgaire produit frelaté. La pierre bleue est détrônée par un produit aggloméré bon marché. Faut-il rappeler que celle utilisée à Constantine a été extraite du site-même? Cette authenticité fait la particularité de la ville ! L’administrateur est dans la logique du renouveau et du pimpant. Les rendus cathodiques peuvent glisser quelques retouches sur les textures et produire des visuels surréalistes. Dans son cursus, il traverse la ville, tout détail local signifiant est, pour lui, une lubie futile.
L’habitant est dans l’affectif. La moindre égratignure, la moindre trace d’impact illustrent la gravure qui ne figure pas dans les annales urbaines, mais présente dans les biographies individuelles. Chaque habitant a son histoire urbaine souvent liée à un lieu, à un recoin dans la ville. L’effacer c’est plonger dans l’irréversible! A Constantine, des édifices ont été reconvertis. Des activités appropriées avaient supplanté d’autres obsolètes, mais le contenant est resté immuable.
Garage Citroën est même resté dans le vocabulaire, El Khalifa l’avait quelque peu bousculé. Les vocables visaient cet édifice s’imposant dans la perspective des Allées. Sa façade avec des arcs monumentaux, a été composée pour répondre à un impératif de l’art urbain.
Des rues-escaliers dont les encoignures se sont effritées, marches impactées, c’est le tribut des multiples défis contre les hommes et l’usure du temps. Chaque stigmate est une ride sur le corps d’une ville qui a besoin de vieillir dans le respect et dans la déférence et non pas dans la facticité du rajeunissement précaire et éphémère.
Pour l’administrateur, gérer la ville n’est qu’un intermède pour exercer et rendre une copie satisfaisante. Pour l’habitant, sa ville est son unique cursus. Un parcours jalonné de vicissitudes que la mémoire transforme en perles mises dans un beau coffret, juste pour les extraire à l’usure du temps. Constantine est appelée à demeurer une belle vieille ville, authentique berceau de l’humanité, éternellement accrochée à son rocher ombilical.
A. Bouchareb | el watan
Fusion Magazine - #01 - March 2014
Fusion is an Algerian student magazine edited in English; it aims to fill the vacuum in the written English productions in Algeria. The idea of the magazine blossomed as a group of university students, teachers and adherents of the American Corner Constantine decided to launch a magazine that would reflect their thoughts, dreams and hopes by means of English; their favorite language.
Salon de l’éducation au Canada les 4 et 5 novembre : Un espace d’ouverture et de découverte sur le système éducatif canadien
« Plus de 5.000 étudiants installés au Canada, viennent du Maghreb, dont 1.000 d’Algérie. Les statistiques datent de 2013. Le Canada veut aller plus loin en augmentant les capacités d’accueil de ses universités pour les étudiants algériens. Pour se faire, « l’ambassade du pays de l’érable, à Alger organise les 5 et 6 novembre à l’hôtel El-Aurassi, le deuxième Salon de l’éducation au Canada », a annoncé, hier, la chargée d’affaires de l’ambassade Mme Miriam Van Nie.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’ambassade à Ben Aknoun, Mme Van Nie a indiqué que le premier Salon organisé en 2013, avait suscité un grand intérêt auprès du public. « Nous avons reçu plus de 1.000 visiteurs, entre étudiants, parents et professeurs, venus s’informer sur les possibilités d’étudier au Canada et sur les établissements présents au Salon », a-t-elle ajouté, précisant que l’intérêt manifesté lors de ce premier Salon a encouragé l’ambassade à organiser la deuxième édition, à laquelle une quinzaine d’institutions canadiennes d’enseignement supérieurs, universités, collèges et lycées y prendront part. Ces établissements offrent des formations dans différentes filières, dont l’administration des affaires, communication, environnement, langues et traduction, sciences comptables, médecine et science de la santé, hôtellerie et tourisme, etc.
« Durant les deux jours du Salon, qui sera ouvert au public de 10h à 18h, les représentants des établissements se chargeront de répondre aux questions des étudiants sur leurs différents programmes, les conditions d’admission et le coût des études », a expliqué la diplomate canadienne. « Outre, les séances d’information sur les programmes d’étude offertes par des universités et collèges en marge du Salon, des renseignements seront également fournis sur les permis d’études et autres exigences en matière de séjours d’étude au Canada par le personnel de l’ambassade », a-t-elle ajouté.
Organisé simultanément au Maroc et en Tunisie, ce Salon se veut un espace d’ouverture et de découverte sur le système éducatif canadien, reconnu comme étant l’un des meilleurs au monde.
L’initiative a pour objectif de permettre aux étudiants, parents et enseignants de s’informer sur les opportunités d’éducation dans ce grand pays du nord du continent américain. C’est également l’occasion d’échanger avec les représentants des institutions participantes sur les programmes d’étude, les bourses offertes, et la reconnaissance des acquis et diplômes.
La présence de ces institutions est une marque d’intérêt au développement de partenariats avec les établissements algériens. Si des milliers d’étudiants venus du monde entier poursuivent chaque année leurs études au Canada, il faut savoir que plus de 5.000 d’entre eux viennent du Maghreb, dont pas moins de 1.000 sont Algériens, rien qu’en 2013.
Cet engouement pour le Canada « se justifie grâce à ses universités qui sont régulièrement classées parmi les meilleures au monde et pour son système d’éducation et de formation centré sur l’étudiant et axé sur un apprentissage pratique », a affirmé Mme Van Nie, qui précise que le système d’éducation au Canada, est ancré dans une « culture participative et qui se démarque par des activités de recherche, de développement et d’innovation à la fine pointe. »
Salima Ettouahria | El Moudjahid
Enseignement supérieur : « Le système LMD professionnalise davantage les formations universitaires »
Les diplômés des grandes écoles, souligne l’universitaire M. Musette, «enregistrent un taux d’insertion très appréciable. Les efforts entrepris en Algérie sont ainsi positifs».Plus de dix ans après son application, le système d’enseignement LMD (licence, master, doctorat) ne cesse d’être au centre de tout débat sur la réforme de l’enseignement supérieur. Et depuis son instauration, ce système a donné satisfactions certes, mais suscite aussi des attentes. Aujourd’hui, la problématique la plus importante, dont débattent les spécialistes en la matière, a trait plus à « l’employabilité des diplômés que de leur adéquation », tel est du moins, le constat fait par Mohamed Saïb Musette, sociologue et maître de recherche au niveau du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement(Cread) à Bouzaréah. Contacté par nos soins, l’universitaire fait savoir que « les réformes de l’enseignement supérieur, avec l’avènement du LMD, permettent actuellement de mieux professionnaliser les formations universitaires.» Il souligne également que les diplômés des grandes écoles « enregistrent un taux d’insertion très appréciable. Les efforts entrepris en Algérie sont ainsi positifs.»
Pour M. Musette, le véritable problème ne se situe pas au niveau du diplôme lui-même, mais au niveau de son « absorption par l’économie.» De son côté, le Professeur Abdeslem Sahraoui, du département de Lettres et de Langue arabe de l’université Constantine 1, lors d’un récent séminaire, a relevé que ce système a été créé selon des normes européennes convenables à la société occidentale. « Pour assurer la qualité, il faut appliquer un système de qualité. Pour que le LMD ait un écho et une influence positifs sur l’enseignement supérieur, il doit y avoir une étude pédagogique profonde et pointilleuse de la société et du travail universitaire algériens.»
Le LMD, rappelons-le, a été appliqué depuis 2004 dans le but d’améliorer le niveau d’apprentissage au sein de l’université algérienne et rendre les diplômes algériens équivalents à ceux de l’Europe. Ce système a attiré, durant la première année, 6.677 nouveaux bacheliers soit 3,4% des nouveaux inscrits.
Sa mise en place a été précédée par un débat initié par le ministère de l’Enseignement supérieur. Durant l’année 2005/2006, il a été généralisé, à d’autres établissements et les effectifs ont atteint 18.884 étudiants. Dans une de ses déclarations, M. Mebarki, premier responsable du secteur, a estimé que certaines universités ont certes basculé dans ce système dès son institution, mais sa généralisation à la totalité des filières et disciplines a été relativement lente. L’autre raison invoquée par le ministre est relative à la « coexistence » entre les deux systèmes, classique et LMD. Il a fait également savoir que « les deux systèmes fonctionnent parallèlement, et la transition entre eux a trop duré.» Le ministre a également évoqué les efforts qui doivent être multipliés en matière d’encadrement. Les 51.000 enseignants que compte l’université algérienne « s’avèrent insignifiants », dit-il, eu égard aux objectifs du LMD.
Ce système devait, selon le ministre, s’appuyer sur l’environnement économique et industriel.
Fouad Irnatene | El moudjahid
Une étude «adaptée» pour l’extension du tramway présentée dans moins de deux semaines
Le bureau d’études espagnol Idom-Tech, chargé de l’étude technique de la première ligne d’extension du tramway de Constantine, présentera dans moins de 15 jours la maquette «adaptée» de ce projet pour permettre le lancement en travaux, a indiqué le wali, Hocine Ouadah, dimanche à l’APS. Des observations et des réserves avaient étaient émises lors de la présentation d’une première «mouture» par ce bureau d’études qui présentera dans deux semaines une étude finale de cette extension du tramway vers l’aéroport inter national M o h a m e d - Boudiaf et Ali-Mendjeli, a souligné le wali, précisant qu’Idom-Tech avait présenté trois (3) variantes qui ont été «minutieusement examinées» par les services concernés.
Les travaux de la première ligne d’extension du tramway de Constantine, à savoir cité Zouaghi – Aéroport et cité Zouaghi – Ali-Mendjeli, avaient été provisoirement attribués, en mai 2014, à un groupement al-géro-franco-espagnol, pour un montant de plus de 34 milliards de dinars et un délai de réalisation de 35 mois, rappelle-t-on. Circulant actuellement sur une distance de près de neuf (9) km avec dix stations depuis le stade
Benabdelmalek-Ramdane au centre-ville jusqu’à la cité Zouaghi, le tramway de Constantine sera renforcé dans le cadre de ce projet par deux lignes supplémentaires d’une longueur de près de 12 km vers Ali-Mendjeli et de 2,7 km vers l’aéroport Mohamed-Boudiaf.
La place «Ahmed Bey» livrée en février
par A. Mallem | Le Quotidien d'Oran
Contacté, hier, le directeur de l'Urbanisme et de la Construction (DUC) de Constantine, M. Mahdi Habib, nous a déclaré que les travaux d'aménagement du square Ahmed Bey', plus connu de la population sous le nom de « Dounia Ettaraef », engagés, il y a plus d'un mois, avancent selon le calendrier prévu et le projet sera livré, à la fin du mois de février 2015 ». Les contraintes, connues au début, ont été levées, explique le DUC, et les travaux connaissent maintenant un taux d'avancement de 30 % environ ». Et d'ajouter que les terrassements ont été faits et l'entreprise chargée des travaux est passée à l'étape de pose du béton armé, notamment en ce qui concerne l'érection d'un mur d'eau qui sera placé, à un endroit situé du côté de l'hôtel international qui fait face au square.
Selon M. Mahdi, l'enveloppe financière allouée à ce projet s'élève à 27 milliards de centimes. Invité à fournir des indications sur le genre d'aménagements qui seront faits, dans cet espace stratégique, situé en plein centre de la ville des ponts', sur le côté gauche des allées Benboulaid, en montant vers la Brèche, notre interlocuteur a indiqué que le square aura un nouveau visage, plus amène et plus agréable. « Le projet comprend 3 niveaux : le premier comprendra des kiosques nouveaux qui remplaceront ceux qui étaient déjà installés et qui ont été délogés et installés sur l'autre coté des allées. Après trois ou quatre marches, nous aurons une esplanade qui comprendra, en son centre, un grand jet d'eau. Et après quelques marches supplémentaires, il y aura une placette qui sera aménagée de façon à pouvoir accueillir la célébration solennelle des fêtes nationales, avec à côté le mur d'eau que nous venons d'évoquer».
L'aménagement de cette place publique qu'est le square Hadj Ahmed Bey' a été décidé, dans le sillage du programme de préparation de la ville à accueillir la grande manifestation de 2015 où Constantine sera la capitale de la Culture arabe. Auparavant, cet espace ne comportait aucun aménagement particulier, sinon qu'il était occupé par des commerces et jalonné par des kiosques de tabacs-journaux et autres. Mais au fil du temps, il était devenu une espèce de marché aux puces et une annexe du marché Boumezzou, tout proche, pour la vente des fruits et légumes.
Des expositions pour le 1er Novembre
par A. E. A. | le Quotidien d'Oran
Dans le cadre des célébrations du déclenchement de la Révolution nationale du 1er Novembre1954, la section des femmes de l'Est, de la Confédération des entrepreneurs algériens (CGEA), tient, depuis hier et pour deux jours, des portes ouvertes' au musée Cirta sur ses activités, pendant que l'association culturelle « Essakhr El Atiq » (vieux rocher) organise, pour ce qui la concerne, la 5ème édition du « Festival national de l'innovation de la Jeunesse », au stade Benabdelmalek'.
Cette dernière exposition qui durera jusqu'à jeudi prochain, verra la participation de plus de 70 associations et des artisans venant des 48 wilayas du pays et même de l'étranger. Car, soulignent les organisateurs, la nouveauté de cette édition a trait à la présence de près de 10 pays étrangers, dont notamment la Palestine, la Tunisie, la Syrie, le Sénégal et le Mali. L'organisateur, Fayçal Aouiche a indiqué que la manifestation se tient sous le slogan : « les métiers : garantie de l'avenir de la jeunesse », et elle consiste en des expositions de maîtres-artisans montrant leurs habilité et savoir-faire, dans les activités de dinanderie, de la gandoura traditionnelle constantinoise, celle de Blida, de Tlemcen, mais aussi de la sculpture sur bois, sur soie, du travail de bijoux en or, en argent, etc. « Le but du festival est de mettre en valeur, auprès du large public, les véritables trésors du terroir, d'une part, et d'encourager les artisans concernés à oser parler et exposer leurs ouvrages », a déclaré M. Aouiche. Et pourquoi pas, ajoutera-t-il, de penser grand et en l'occurrence à préparer, d'ores et déjà, quelque chose pour l'évènement culturel arabe de 2015, que s'apprête à vivre la ville des ponts'.
Concernant la manifestation organisée par la section femmes', des opérateurs économiques de la CGEA, il s'agit d'une exposition-vente de différents produits qui se tient au jardin du Musée Cirta', un petit espace qui a été aménagé, à l'occasion, pour accueillir une dizaine de stands. Ces derniers offraient à la vue, des cosmétiques, à l'instar d'une entreprise qui produit un savon en pâte, abrasif pour les métiers salissants, tel celui des mécaniciens et plombiers, d'une autre qui expose toute la gamme de javel de 13 à 45° , mais, également, d'une agence spécialisée dans la création de sites Web Internet, qui propose d'accompagner les nouveaux entrepreneurs, dans l'organisation de leur publicité, par le biais d'une communication performante, pour faire connaître et écouler leurs produits.
La commémoration du 1er Novembre s'est traduite, également, par plusieurs activités culturelles, expositions et manifestation à caractères historique, mémoriel et aussi folklorique. A cette occasion, l'Office des établissements de la Jeunesse (ODEJ), en collaboration avec des associations locales et les secteurs de la Jeunesse et des Sports, a organisé une grande fantasia, sur le plateau de Ain El Bey, sur un terrain qui fait face à l'aéroport international Mohamed Boudiaf'. Et ce spectacle pittoresque a drainé la grande foule, composée des familles et des enfants qui ont profité d'une belle journée ensoleillée, pour admirer le spectacle rare des cavalcades et chevauchées exécutées par 120 cavaliers chevauchant des pur-sang arabes et représentant différentes écuries de haras, venues de plusieurs régions du pays. Le tout a été égayé par des barouds déclenchés par les cavaliers en pleine course et par des troupes folkloriques de zornas et de bendirs, dans des spectacles exécutés, dans la pure tradition des fêtes rurales.
Premières rencontres constantinoises d'allergologie en novembre
par A. Mallem
Considérant que les manifestations en matière de formation médicale continue ne sont pas prises en charge par l'Etat d'une part, et d'autre part que celles-ci se passent majoritairement à Alger, le professeur Kardoussi Adel, un allergologue installé depuis 3 ans à Constantine, veut « changer les choses pour les faire évoluer », comme il nous l'a déclaré hier dans un entretien. Diplômé de France, membre de l'académie européenne d'allergologie, membre de la société française d'allergologie et membre du bureau national de l'association nationale des allergologues privés (ANAP), notre interlocuteur nous a fait part de son intention d'amener ces manifestations au niveau de la ville de Constantine. « D'autant plus que cette ville se prépare à accueillir un grand évènement culturel en 2015 ». Et de soutenir que l'allergologie est une activité scientifique autant que culturelle.
Poursuivant son argumentation, ce spécialiste explique que cette pathologie n'est pas isolée dans le contexte des maladies qui sont très répandues chez nous car elle touche à plusieurs autres maladies allant de l'ORL à la dermatologie, à la pédiatrie, à la médecine interne, etc. « Chez nous en Algérie, l'allérgie est devenue un petit peu à la mode, a-t-il souligné. A chaque fois qu'il y a un problème d'éternuement, lorsqu'on a le nez bouché ou qui coule, les médecins se précipitent pour dire qu'il y a allergie. Alors que pour être amené à dire cela il faut un diagnostic scientifique. D'où l'importance de l'exploration de l'allergie. A Constantine, l'allergie est une pathologie fréquente qui touche surtout les enfants. La pathologie chronique fréquente chez l'enfant, c'est l'asthme.
Et dans plus 90% des cas, l'asthme a une origine allergique : allergie alimentaire, allergie respiratoire et allergie dermatologique ». Pour en savoir plus, le Dr Kardoussi nous invita à la journée scientifique qu'il organise sur ce thème à l'université des sciences islamiques Emir Abdelkader de Constantine le 6 novembre prochain. « C'est une manifestation qui s'inscrit dans le cadre de la formation médicale continue et dans l'optique que je viens d'expliquer », dira-t-il en signalant qu'il a tenu à appeler cette manifestation: « Les premières rencontres constantinoises d'allergologie ». Et d'assurer que « ce sera un grand évènement qui va réunir plus de 500 participants qui viendront de tout le territoire national et des communicants qui viendront de toutes les régions du pays ». Dans le futur, éventuellement, ajoutera notre vis-à-vis, la manifestation prendra une tournure internationale et s'étalera sur plusieurs jours. Et c'est ainsi qu'il s'est proposé d'organiser ces journées en collaboration avec le syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et l'association nationale des allergologues privés (ANAP), cette dernière prenant en charge le côté scientifique de la manifestation.





