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 C’est une véritable quête de l’esprit d’entrepreneuriat qui est engagée depuis des années à l’université des Frères Mentouri de Constantine.

 Une course d’obstacles pour mieux illustrer l’itinéraire que le temple du savoir tente de baliser pour des milliers d’étudiants en fin de cycle. C’est à travers l’organisation de Salons de l’emploi dont la 6e édition s’est tenue les 10 et 11 juin au campus central que les stratégies en la matière se sont dévoilées.

Les partenaires habituels de ce genre de manifestations étaient présents dont l’Ansej qui, désormais, cible étroitement les étudiants. «Notre priorité en tant qu’agence actuellement est l’étudiant, la création d’entreprise exige un savoir-faire et des idées novatrices, qualités que les étudiants peuvent détenir et véhiculer», nous expliquera Gridi Saddek au stand de l’Ansej.

Sous le slogan «Idées créatrices d’emploi», ce salon, initié en collaboration avec le Centre de carrière qui depuis 2007, date de sa mise en service, s’active à assurer son rôle de passerelle entre l’université et le monde du travail, a vu la participation des plus importants pôles d’activité recensés dans la capitale de l’Est.

Il s’agit du secteur de la mécanique, de la pharmacologie et de l’hôtellerie, entres autres. Des créneaux porteurs que les conférences programmées durant ces deux jours ont tenté de mettre en lumière aux fins de mieux éclairer les entrepreneurs de demain.

Pour ce faire, il y a un programme de formations et de workshop que l’Ansej et le Centre de carrière de l’université Mentouri s’attellent à exécuter. Les résultats sont probants, nous a-t-on certifié. Selon notre interlocuteur, «grâce à la mission de l’entrepreneuriat, la création d’entreprise est passée de 10% à 15% depuis quelques années».

L’apport du Centre de carrière y est pour beaucoup, semble-t-il. Ce partenariat Ansej-Centre de carrière serait ainsi un ticket gagnant. «Rien qu’en septembre dernier, la formation organisée à la faculté de biologie pour les étudiants en fin de cycles licence et master, le tout a abouti à la validation de 39 idées de projets».

Serions-nous tentés de croire que l’accompagnement, l’orientation et l’exploitation des potentialités sont le nouveau credo des agences de l’emploi qui font presque du porte-à-porte pour dénicher les futurs acteurs de la scène économique ? Les avis sont partagés par les rares étudiants croisés dans le hall du bloc des lettres où s’est tenu le salon de l’emploi. «L’inscription pour suivre une formation dans la perspective de monter sa propre boîte se fait via internet, ce qui incite les étudiants concernés à y aller facilement», dira Borhane. Cet étudiant en Master 2 économie entre dans la catégorie ciblée par les organisateurs du Salon en question.

Bien qu’il s’inscrive in situ pour une prochaine formation, il posera plusieurs questions à différents exposants pour ne pas naviguer à vue dans le cas où il déciderait de lancer sa propre affaire, à quelques mois de l’obtention de son diplôme : «A la lumière de beaucoup d’expériences malheureuses, j’ai quelques appréhensions sur les procédés de la création d’entreprises, mais, paradoxalement, je suis tenté par l’assistance fournie par le Centre de carrière pour avoir une meilleure visibilité sur mon éventuel projet.» Mais il n’y a pas que le volet orientation-formation. Le salon de l’emploi, comme son nom l’indique, offre aussi des emplois.

Plusieurs stands représentant différents secteurs d’activités proposent des recrutements, particulièrement l’INSC de Tizi Ouzou qui forme des délégués médico-pharmaceutiques. Alors que l’on discutait avec le sympathique responsable du stand, quelques étudiants sont venus y déposer leurs CV. «Nous travaillons en collaboration avec le secteur de la pharmacologie à Constantine, et ce domaine offre des opportunités d’emploi», nous a assuré notre vis-à-vis.

C’est le cas aussi de l’entreprise Inerga, société de réalisation d’infrastructures affiliée à Sonelgaz, ou de celle de l’Etrag, entreprise des tracteurs agricoles, un fleuron du secteur de la mécanique à Constantine, qui après une restructuration et un partenariat en joint-venture avec les Américains, a réussi à redresser sa situation financière et offre aujourd’hui des possibilités de recrutement.

Le cas de L’ATRBSA

L’Agence thématique de recherche en biotechnologie et sciences agroalimentaires (ATRBSA) était aussi présente durant ce Salon de l’emploi. Cet établissement à caractère public a été créé il y a à peine trois ans, le 1er mars 2012, et doit répondre à un double objectif : le premier vise à rapprocher le monde académique de celui des entreprises pour élaborer des coopératives durables, productives et fructueuses ; le second consiste à accélérer le transfert de technologie et la création de valeur économique à partir des produits de la recherche publique.

Selon Keltoum Tchalabi et Med SeddikSachi de l’Atrbsa, l’agence s’adresse soit aux chercheurs, soit à des étudiants de rang magistère, soit à des groupes ou à des enseignants. Inutile de rappeler que le secteur de la recherche, particulièrement l’agroalimentaire, est très prometteur. Des étudiants y trouveront certainement leur voie dans le cas où leurs projets seront retenus.

Selon nos interlocuteurs, «la sélection des projets se fait par le biais d’appels à propositions thématiques. Le tri des projets retenus est effectué sur des critères de qualité pour l’aspect scientifique, auxquels s’ajoute la pertinence économique pour les entreprises.

Certains appels à propositions de la programmation annuelle visent à financer des projets de recherche collaboratifs, faisant intervenir au minimum une entreprise et un laboratoire ou organisme de recherche public.» Actuellement, l’Agence est en phase d’élaboration d’un listing de chercheurs. Elle en appelle à la candidature d’experts, car «nous avons besoin d’experts pour l’évaluation et l’accompagnement des projets éligibles», précisera-t-on.

 

Naïma Djekhar

 

 

 

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