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Depuis plus de 15 ans, les responsables qui se sont succédé à la tête du secteur de l’industrie ont multiplié les initiatives de réforme et les annonces de projets. Pourquoi le secteur n’arrive-t-il pas encore à décoller ?

Si on juge l’industrialisation du pays par la part de l’industrie dans le PIB, les résultats sont assez décevants. L’industrialisation du pays est une course de fond qui nécessite des années avant de voir des résultats concrets. Malheureusement, on a surtout fait de beaux discours creux et pas agi concrètement. En revanche, ces deux dernières années, les choses ont réellement bougé sous l’effet d’une nouvelle impulsion politique, mais aussi sous l’urgence imposée par des conditions économiques qui se sont fortement dégradées suite à la baisse des marchés pétroliers.

Le nouveau code de l’investissement est un acte politique concret qui va dans la bonne direction. Les maux de notre industrie sont les mêmes, à savoir une importance historique du secteur public, d’une part, et une bureaucratie lourde, d’autre part. Pour se sortir de ces deux étaux, il faut du temps. Le temps de l’industrie est long. Il est différent de celui du service. Un projet industriel prend au moins 5 ans entre sa date de lancement et son fonctionnement en mode normal. Les résultats n’apparaîtront que dans un horizon de deux à trois ans si on continue à soutenir les privés et si on ne commet pas les erreurs faites dans le passé, à savoir l’immixtion de l’Etat dans la sphère économique.
 

Quel rapport faire entre l’argent dépensé pour le soutien du privé, d’une part, et l’assainissement du public d’autre part, et les résultats obtenus ?

De ce point de vue, l’Etat a fait son travail en injectant des sommes importantes dans les entreprises publiques et en octroyant des exonérations aux industriels privés via notamment les avantages ANDI. Le risque majeur est le financement national et international de cette mutation industrielle. L’Etat joue un rôle vital dans ce domaine. Si ce dernier venait à se retirer faute de résultats, la dynamique que nous connaissons actuellement risque de s’arrêter et reporter ainsi les bénéfices de l’industrialisation nécessaire pour relancer l’économie du pays.

Ces dernières années, il y a eu le lancement de plusieurs projets d’assemblage dans l’automobile notamment. Pour quelle valeur ajoutée ?

Encore une fois, nous n’en sommes qu’au début de l’industrialisation de notre économie et l’aventure industrielle automobile dans notre pays ne date que de l’année dernière.

L’Etat soutient fortement l’industrie automobile qui est naissante via les exonérations de droits de douane, de TVA et d’import. Il soutient également les projets via des bonifications des taux d’intérêt. Donc, l’effort est colossal pour les finances de l’Etat. Les résultats viendront à moyen terme, c’est-à-dire à horizon 2020 quand les projets seront en phase réelle de production locale.

Actuellement, les projets automobiles sont plus des projets logistiques que des projets industriels. La valeur ajoutée ne se fera voir que dans deux ou trois ans, et en attendant l’Etat continue à investir pour faire décoller cette industrie. Pour répondre à votre question, on ne peut pas parler de valeur ajoutée pour le moment. Je redis que l’industrie est une course de fond ; on ne décrète pas une industrialisation par des discours mais par des faits et par des investisseurs à la hauteur des enjeux du pays.

Parallèlement, des industriels algériens ont réussi à se placer à l’extérieur au moment où le pays peine à attirer les IDE....

Le salut du pays viendra de ses entrepreneurs et de leur dynamisme, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Il est illusoire de vouloir relancer l’industrie en intervenant dans ce processus entrepreneurial. Il faut laisser le privé jouer son rôle de développeur des projets de création de richesses, l’Etat ne doit pas interférer dans ce processus d’investissement.

En revanche, l’Etat a un rôle crucial à jouer en soutenant ces investisseurs dans le processus de création et de lancement de nouveaux projets. Les décideurs doivent intervenir pour lever les obstacles bureaucratiques, les aléas juridiques, favoriser l’accès au foncier.

Ce faisant, on améliore au passage l’attractivité du pays car en améliorant les conditions d’exercice pour le privé national, on améliore le climat des affaires pour les investisseurs étrangers.

 

Samira Imadalou

Depuis l’an 2000, les annonces s’enchaînent sur la relance du secteur industriel à travers ses différentes filières.

Des annonces suivies de mesures portant appui au privé, de programmes de mise à niveau et de plans de redressement, d’assainissement et de réorganisation du secteur public, mais aussi de révision du code des investissements, et de facilitation d’accès au foncier et aux financements bancaires.

Les notes ministérielles, les instructions gouvernementales et les lois n’ont pas manqué au fil de cette période dans l’objectif de diversifier l’économie et de promouvoir les exportations hors hydrocarbures.

Certains dispositifs ont été appliqués, d’autres ont été ajournés alors qu’une autre série de décisions a été complètement ignorée ou abandonnée à mi-chemin. La dégradation de la situation du pays a fini par accélérer cette course à l’industrialisation.

Certes, c’est à partir de 2007 que le débat sur la nécessité d’adopter une stratégie industrielle a été relancé par Abdelhamid Temmar via l’organisation des assises nationales sur la stratégie industrielle sous le signe «Réveil d’un géant». Une feuille de route soumise à l’approbation des experts, des organisations patronales et du gouvernement avait été élaborée à cette époque.

Elle avait mis l’accent sur les conditions de la mise en place progressive de segments compétitifs en favorisant la transformation industrielle des produits primaires et en promouvant l’internationalisation de l’industrie de support des activités d’assemblage et de conditionnement. Qu’a-t-on fait dix ans après ? Pour certains, la stratégie de Temmar a ouvert le cap du changement ; même si elle n’a pas été complètement appliquée, elle a eu   le mérite de remettre sur le tapis le débat sur l’industrie après la phase de déstructurations des années 90’ et mettre le doigt sur ce qui ne va pas.

Depuis 2007, beaucoup a été dit à travers les constats des différents responsables qui se sont succédé à la tête du secteur (Temmar, Bemeradi, Rahmani), sans pour autant réussir à profiter des années fastes pour assurer la diversification industrielle tant prônée dans les discours. Aujourd’hui, le géant n’est pas encore complètement sorti de son sommeil.

Pourquoi ? «Parce qu’il n’y avait pas de stratégie, une vision à moyen et long termes en prenant en considération que l’économie s’est mondialisée et qu’il n’y avait plus de place pour un développement industriel pensé à l’échelle du pays» nous répondra à ce sujet Lotfi Halfaoui, expert industriel. «Du temps de Temmar, l’on parlait de la création de PME championnes, mais ces champions ont tardé à voir le jour», rappellera à ce sujet Mohand Amokrane Zoreli avant de poursuivre : «Tout simplement parce qu’on n’a pas assuré les facteurs de compétitivité.

On ne peut réussir une stratégie d’industrialisation si on n’a pas compris qu’étant dans un monde de concurrence aiguë, l’industrie appelle la réunion de facteurs de compétitivité.» Une lacune immense à laquelle tente de remédier aujourd’hui le département de Abdessalem Bouchaoureb qui a fait de la réindustrialisation «une cause nationale» et dont l’ambition est de mettre en place «un nouveau modèle industriel propre à l’Algérie qui s’insère dans les tendances façonnant la nouvelle carte industrielle mondiale».

Pour cela, nous dira-t-on au ministère de l’Industrie et des mines, «nous déployons de nouveaux moyens afin de créer un environnement compétitif pour les investisseurs algériens et étrangers.

La démarche est d’agir avec volontarisme et simultanéité sur plusieurs leviers. Le principal est de bâtir notre tissu industriel autour des filières productives structurantes en stimulant les alliances intra et interfilières susceptibles de provoquer une remontée vers les segments à haute valeur ajoutée. C’est ce que nous avons appelé la ‘‘politique des filières’’. Cela aura un effet démultiplicateur de création d’activités, d’emplois et de valeurs.»

Cap sur les filières

Le cap est donc mis sur les filières comme préconisé en 2007 dans l’avant-projet de Temmar portant «Stratégie et politiques de relance et de développement industriel», un document resté au stade d’avant-projet puisqu’Ahmed Ouyahia, à l’époque, l’avait reconnu en 2009 lors d’une sortie médiatique. «Pour cette stratégie industrielle, je vais être brutal, elle a fait beaucoup plus l’objet de communications que d’actions.

Elle n’a jamais été adoptée en Conseil des ministres», avait relevé Ouyahia qui était à la tête de l’Exécutif. Même si cette stratégie n’a pas eu de cadre réglementaire, elle a fini par inspirer les ministres venus après Temmar dans plusieurs segments. La politique des filières en est un exemple. Pour le département d’Abdessalem Bouchaoureb, le développement des filières va permettre de passer du stade de simple fournisseur d’hydrocarbures bruts vers celui de producteur et d’exportateur de biens transformés. Et ce, avant de passer dans une seconde étape à la production de biens situés dans les segments aval de la chaîne des valeurs.

Ainsi, l’on mise sur les filières motrices dont l’industrie du renouvelable, les industries chimiques et pétrochimiques et l’industrie du numérique. S’ajoutent également, selon les données recueillies auprès du ministère de l’Industrie et des Mines,  les filières structurantes à caractère stratégique comme la sidérurgie et la métallurgie ; les liants hydrauliques ; l’électriques et l’électroménager ; la mécanique ; l’automobile & l’aéronautique ; la chimie industrielle et la pharmacie ; la construction et la réparation navale ; l’agro-industrie ; les THC (Textile-habillement-cuir) ; le bois et l’industrie du meuble. A titre illustratif, pour le  ciment, il est prévu des capacités de 28 millions de tonnes en 2017, contre  10 millions de tonnes/an à partir de 2018 pour les produits sidérurgiques. En 2019, les projets en chantier porteront les capacités à 12 millions de tonnes/an.

Faudrait-il aussi rappeler, comme nous le fera remarquer Lotfi Halfaoui, que certaines filières se sont développées en dehors de toute intervention étatique. Comment ? «En s’organisant quelque peu, à l’exemple des Boissons rafraîchissantes non alcoolisées (BRNA) et qui se sont vite retrouvées sur le marché de l’export alors que le reste des filières patauge», notera t-il, non sans soulever au passage les contraintes auxquelles font face certains opérateurs qui ont pourtant réussi à décoller sans l’appui de l’Etat.

«Nous relevons que nos gouvernants, par facilité, n’hésitent pas à ‘‘ponctionner’’ ces entreprises qui réussissent par l’entremise d’impositions nouvelles en lieu et place de facilitations et encouragements», regrette t-il, alors que du côté du gouvernement, on affiche la volonté de mise en œuvre de la politique des filières.

Et ce, via l’amélioration du cadre réglementaire, de l’environnement de l’investissement, de l’appui aux PME et de la disponibilité du foncier. Justement, à propos de cette dernière question, Lotfi Halfaoui estime que beaucoup reste à faire : «Nous avons 1200 km d’autoroute Est-Ouest bordant en majorité des terres incultes prêtes à recevoir des milliers d’hectares de complexes industriels, de zones d’activité qui induiront la création de centaines de milliers d’emplois. C’est dire à quel point la question foncière est biaisée dans notre chère Algérie», résumera-t-il.

Le CNI, un verrou ?

C’est l’une des questions-clés de l’amélioration du climat des affaires promise par le gouvernement qui prévoit d’ici fin 2016 de finaliser la modernisation de l’ensemble du cadre réglementaire relatif à la politique d’investissement (nouveau code des investissements), de compétitivité (nouvelles lois sur la normalisation et la métrologie) et d’appui à la PME.

Une manière de baliser le terrain aux investisseurs nationaux et étrangers. Mais faudrait-il que le Conseil national de l’investissement joue pleinement son rôle, de l’avis des experts. «Il est aberrant que le Conseil national d’investissement (CNI), censé booster le développement industriel et l’offre d’emploi dans le pays ne donne pas de suite favorable à des projets d’investisseurs nationaux.

Le CNI apparait malheureusement comme un verrou administratif pour une institution qui a pour mission de drainer d’importants investissements industriels et lever toute contrainte à leur mise en œuvre, surtout vis-à-vis des nationaux», regrette encore M. Halfaoui, pour qui il faut beaucoup plus de mesures fortes et faciles à prendre et à mettre en œuvre rapidement pour que le code des investissements soit vraiment attractif. Sur ce point, le ministère de l’Industrie estime que la démarche est cohérente et mise clairement sur la promotion de l’investissement «désormais rendue stable et transparente tout en garantissant les droits des investisseurs et en promouvant  l’IDE».

Secteur public à réformer

L’autre chantier sur lequel travaille également le gouvernement est la réforme des entreprises publiques en les transformant en groupes industriels autonomes, indépendants dans leur management et dans la prise de décisions stratégiques. En d’autres termes, le cap est mis sur l’institution d’un nouveau mode gouvernance plus propice à la rentabilisation des fonds publics injectés dans les entreprises à travers les plans de modernisation et de développement.

Car, jusque-là, les plans d’assainissement n’ont pas donné les résultats escomptés faute d’un système de  management performant.  Une situation  qui n’a fait que ralentir l’essor de l’industrie et affaiblir sa contribution dans la création de l’emplois. Une étude élaborée en 2015 par le professeur Rafik-Hassen Bouklia le montre clairement. La part de l’emploi dans l’industrie est passée de 17% en 1977 à 12,6% en 2014 .

La même source note qe l’Algérie a moins de 10 points par rapport à l’industrie des pays de la région et elle a 4 points de moins par rapport aux pays producteurs de pétrole. C’est-à-dire que même avec les pays ayant les mêmes ressources, il n’y a pas d’alignement. En termes de productivité des entreprises du secteur, la productivité n’a évolué que 2, 55% en 40 ans (1974-2014).

Autant d’éléments qui montrent l’ampleur du travail à accomplir pour remettre la machine industrielle sur les rails. Pour cela, l’Etat doit se désengager dans le secteur industriel et économique, de l’avis de M. Halfaoui qui conclura : «La mondialisation ne permet plus la réussite à des entreprises étatiques de par le monde, encore moins en Algérie. Plus vite nos gouvernants en seront convaincus, moins difficilement nous subirons les effets de la crise.»
 

 

 

Les clusters pour réussir l’industrialisation

Parallèlement à la politique des filières, le ministère de l’Industrie mise sur les clusters pour soutenir la compétitivité des entreprises. On note aujourd’hui le lancement des clusters  boissons Soummam, dattes de Biskra et ENIE pour l’électroménager.

Et ce, en attendant l’arrivée d’autres dans plusieurs secteurs. Ces groupements d’entreprises sont prévus dans la plasturgie, la mécanique de précision, l’économie numérique et la tomate industrielle.

Créés sous l’égide de la Direction générale de la PME, ces clusters, gagneraient à être généralisés selon Lotfi Halfaoui qui nous dira : «C’est la création de ‘‘clusters’’, de grappes et concentrations d’entreprises industrielles, de pôles de compétitivité.

C’est un modèle qui continue à donner ses fruits de par le monde». Il donnera comme exemple la transformation du lait à Akbou et  l’électroménager à Bordj Bou Arréridj, Sétif et Blida.

«On constate autour des wilayas d’Oran et Aïn Témouchent  qu’un noyau industriel autour du montage de véhicules de tourisme et de transport de marchandises est en train de se mettre en place, qui augure de l’espoir d’offrir beaucoup de postes de travail à la population», ajoutera-t-il.
 


A Mallem  

De sources bien informées, nous avons appris hier en fin d'après-midi que le téléphérique de Constantine reprend du service ce lundi 28 novembre à partir de 7h du matin. Si cette information se confirme ce serait bien à la grande satisfaction des usagers de ce moyen de transport bien commode et rapide. Car, il faut le dire, nous n'avons cessé d'entendre ces derniers jours des voix s'élever parmi la population des quartiers les plus concernés par ce moyen de déplacement, celui de l'hôpital, de Bab El-Kantara supérieur, de la cité Emir Abdelkader, de Ziadia et jusqu'à Djebel Ouahch, qui demandaient si les responsables de la nouvelle société qui a pris la gestion du système vont tenir leur promesse de faire reprendre le fonctionnement du téléphérique avant la fin de ce mois de novembre. La grande majorité des usagers, on le sait, habite dans les cités et les faubourgs de la rive droite du Rhumel et ils ont souffert de l'arrêt, depuis bientôt 9 mois, du téléphérique qui leur rendait de grands services, leur évitant la fatigue des déplacements vers le centre de la ville et pour regagner leurs faubourgs. Surtout après la fermeture récente, pour travaux, de la rue Tatache Belkacem, l'une des artères principales, qui permet aux automobilistes de communiquer avec le centre de la ville des ponts.


Le film documentaire "La bataille de Constantine, chronique d’une époque", du réalisateur Haya Djelloul, présenté samedi au centre culturel M’hamed Yazid d’El Khroub (Constantine), marque la résistance de la population de Constantine durant le règne du dernier des Beys Hadj Ahmed.

Durant deux heures, ce film, produit par le département Cinéma dans le cadre de la manifestation "Constantine, capitale de la culture arabe 2015", en coordination avec le centre algérien du développement du cinéma (CADC) et le réalisateur exécutif Louma Pro com de l’audiovisuel, a réussi à attirer l’attention du public qui a afflué à la salle de projection.

Ce film documentaire a présenté des vérités sur les péripéties de la chute de beylik Est de Constantine en 1837, une année après les dégâts importants subis par la France durant la résistance populaire menée par Ahmed Bey.

En 1836, Ahmed Bey a suivi avec succès un plan se traduisant par l’implication des habitants autochtones en sus d’une baisse des impôts ce qui a fait de cette ville un point noir pour la France coloniale, lui valant le qualificatif de "ville du diable", évoquée dans l’un des ouvrages du célèbre écrivain français Victor Hugo qui avait mentionné que "la résistance de Constantine constitue la plus difficile des résistances rencontrées par la France", au même titre que celle des Zaâtcha.

La chute de Constantine a été ainsi une source de satisfaction au roi Louis Philippe 1er à tel point qu’il a dédié la victoire des armées françaises au pape du Vatican, ce qui dénote l’ampleur de la difficulté de cette mission.

Le film documentaire a également abordé l’incidence de l’accord de Tafna signé en 1837 entre l’Emir Abdelkader et le général Thomas Robert Peugeot sur la chute de Beylik Est durant le règne de Hadj Ahmed Bey évoquant de nombreuses autres étapes qui ont été éludées par les références historiques françaises en levant le voile sur certaines d’entre elles.

Le réalisateur a préféré laisser la place à la caméra pour consigner la bravoure d’un peuple qui a choisi la voie du sacrifice pour arracher la liberté et la restitution de la dignité spoliée, à travers la présentation de témoignages d’historiens et de chercheurs de l’intérieur du pays à l’instar des docteurs en histoire Fatima Zohra Guechi, Djamila Maâchi, Ahmed Sissaoui et Boudersaia Bouazza ainsi que le spécialiste en archives Abdekrim Badjadja,  et d’étrangers tels que les Français Gilles Monceron, Olivier Grand-Maison et le Turc Zakaria Korzon Ahmed Kafas.

Au fil des témoignages, ce film documentaire a révélé certains faits omis de la résistance d’Ahmed bey qui ont suscité beaucoup d’interrogations, parmi elles le refus de l’adjoint du Bey de remettre les armes aux autochtones, malgré la disponibilité d’un grand nombre d’entre elles.

L'autre fait révélé dans le documentaire, celui lié à la non-participation des juifs de Constantine dans la résistance populaire contre les Français qui ont, à contrario, désigné avec célérité aux colons les demeures des notables de Constantine durant cette période, au moment où il a été signalé de nombreux cas de pillage sous prétexte de bénéficier du butin de guerre.

Ces témoignages ont, d’autre part, mis en exergue de nombreuses vérités et preuves historiques qui peuvent constituer un référent de taille aux étudiants, notamment ceux qui s’intéressent à l’histoire de Constantine et le règne ottoman en Algérie.

A l’issue de la projection, un riche débat a été ouvert avec le metteur en scène en présence de journalistes et de spécialistes du domaine du cinéma, au cours duquel il a été question des conditions de tournage de ce film ainsi que du rôle de la caméra dans la pérennisation de l’Histoire.

Il est à souligner que le réalisateur Haya Djelloul a, à son actif, de nombreux films documentaires historiques dont "Aux sources du 1er novembre", "Grands dossiers des accords d’Evian" et "La femme de Beni Snous", grâce auquel il a décroché la palme d’or du film documentaire du Caire(Egypte) en 2008.

Il est à noter que la projection de ce film a eu lieu à l’initiative de l’office du sport, de la culture, du tourisme et des loisirs de la commune d’El Khroub  et ce dans le cadre du programme du club cinéma.


Avec plus de 3.606 espèces animales et végétales menacées d’extinction, l’Algérie, est le pays du bassin méditerranéen où la situation de la biodiversité est l’une des plus préoccupantes, d’après les spécialistes du Centre national de développement des ressources biologiques (CNDRB). Il faut dire que l’impact du facteur humain ainsi que le changement climatique est énorme sur les écosystèmes et qui serait l’une des causes les plus importantes de la dégradation de la biodiversité dans les pays méditerranéens, notamment l’Algérie.
« Les perturbations de l’homme sont à l’origine d’une détérioration des divers écosystèmes et exercent une pression insoutenable sur la biodiversité », nous a fait savoir une cadre experte,  Mme Farida Khemar, enseignante en biologie à la faculté de Bâb Ezzouar. Ainsi, la sonnette d’alarme que tirent ces experts a de quoi intéresser les autorités compétentes. Pourtant,  ceux-ci ont tenu à rappeler que l’Algérie a  adopté l'ordonnance présidentielle n°06-05 du 15 juillet 2006 relative à la protection et à la préservation de certaines espèces animales menacées de disparition. Ce texte fort attendu par l'opinion publique, qui assiste à l'équarrissage de son patrimoine faunique par les braconniers, établit une liste de 23 espèces réparties en trois classes.
 Ainsi, dans la classe des mammifères, l'ordonnance interdit et punit désormais la chasse du mouflon à manchettes, de la gazelle rouge, de la gazelle de l'Atlas, du fennec et du guépard entre autres. Dans la catégorie des oiseaux, le législateur a énuméré sept espèces protégées, dont la fameuse outarde.
La mesure vaut également pour la chasse de l'ibis chauve, le faucon pèlerin, l'érismature à tête blanche et le faucon crécerellette. L'ordonnance classe également la tortue grecque, le fouette-queue et le varan du désert dans la liste rouge. Un autre statut de protection a été élaboré par le législateur algérien  qui est inscrit dans  l’annexe du décret n° 12-235 du 24 mai 2012, fixant également la liste des espèces animales non domestiques protégées. Mais « le problème réside dans l’application de ces textes », comme le déplore Mme Khemar, en marge du colloque international d’écophysiologie animale et biodiversité, tenu à l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediène.
La liste rouge dénombre aujourd’hui quelque 3.606 espèces menacées dont 2.786 des espèces animales et 820 espèces végétales. Il existe 47 espèces d’oiseaux, 9 mammifères, 457 poissons (sachant qu’aucune espèce de poissons n’est protégée par la législation algérienne), et 2 reptiles. Dans les neuf pays méditerranéens étudiés dans le rapport d’Eurostat, les pourcentages sont encore plus élevés avec des moyennes de 14% pour les oiseaux, 39% pour les mammifères et 49% pour les amphibiens. En chiffres absolus, l’Algérie occupe la 3e place en ligne rouge, précédée du Maroc et l’Egypte.
Devant l’ampleur de ces menaces, les participants à cette rencontre ont estimé que les autorités compétentes doivent  réagir, d’autant plus que la conservation de la biodiversité est devenue aujourd’hui une priorité d’ordre mondial. Un nombre croissant de zones protégées a ainsi été instauré et on en dénombrerait plus de 4.400 dans tout le bassin méditerranéen (nord et sud) s’étendant sur près de 96 millions d’ha (7% du total mondial).

Une biodiversité à la fois riche et vulnérable

Les causes sont nombreuses souligne Mme Khemar, en précisant que celles-ci « peuvent être naturelles, comme la sécheresse, la fonte des glaces, les incendies ou le manque de nourriture. Mais c'est surtout à cause des hommes que ces animaux disparaissent. Les mers et les forêts sont saccagées, polluées. Les animaux sont chassés pour leur viande,  peaux,  dents,  écailles,  plumes ou leur graisse, pour fabriquer des vêtements, des bijoux ou encore des produits cosmétiques. Menacés par la pollution, le réchauffement climatique, la disparition de leur lieu de vie,  les animaux sont les premières victimes de la mondialisation. Leur survie nuit à l'intérêt de la majorité de la population mondiale, provoquant, à l'avenir, la disparition d'un animal sur quatre ».
Pour ce qui concerne la biodiversité, sa préservation ne relève pas seulement de l’environnement, mais elle doit représenter également une opportunité pour une diversification économique plus rentable, une amélioration de la vie de la population par la création d’emplois et l’amélioration des revenus de ces mêmes populations.
L’Algérie est un pays très vaste dont la biodiversité est très riche mais elle fait face à de nombreuses pressions humaines et naturelles, une prise de conscience et des mesures urgentes doivent être prises au niveau institutionnel pour renforcer la planification et le cadre juridique en matière de préservation de la biodiversité.
La sensibilisation est aussi un élément crucial dans la protection de la faune et la flore.
Ainsi, ils sont au total 968 espèces arbustives sont répertoriées en Algérie, dont 359 naturelles, 40 endémiques, 65 protégées, 20 naturalisées et 589 introduites dont 20 espèces invasives.  
Ces  chiffres nécessitent un grand déploiement d’efforts pour un meilleur développement des espèces authentiques, notamment, faire barrière au développement des espèces invasives. La nécessité  aussi de mettre fin aux coupeurs et vendeurs de plantes à des fins dites médicinales. Il est aussi important de revenir aux formes  de sensibilisation de la population par le biais de simples pratiques comme la vente des timbres comportant des images d’animaux et de plantes existant dans un passé proche.                                                                  
Kafia Ait Allouache


 

تاريخ حضارة قسنطينة

العمران القسنطيني

من أعلام قسنطينة

جمعية العلماء المسلمين

 للاطلاع أكثر


مجلة علمية علمية يصدرها مخبر الأبحاث الاجتماعية والتاريخية حول حركات الهجرة جامعة منتوري قسنطينة  العدد الثالث أفريل2010

الهجرة والرحلة  


قائمة إضافية في فرع الماستر عن بعد تخصص إدارة محلية

 

تفتح كلية الحقوق باب التسجيل للقائمة الإضافية في فرع الماستر عن بعد تخصص إدارة محلية أيام 28-29-30 من شهر نوفمبر 2016 هذا الإعلان يخص الطلبة الواردة أسماؤهم في القائمة التي سيعلن عنها يوم السبت 26 نوفمبر 2016

 

ملاحظة :

 

-        التوقيت : من الساعة 09:00 صباحا إلى الساعة 14:00 مساءا بقاعة المطالعة للكلية (الجهة الخلفية للمجمع).

 

-        التسجيل شخصي.

 

 

 

تصريح شرفي إدارة محلية 2016.pdf

 

   

 

 

 

الوثائق المطلوبة:

 

1-              طلب خطي للتسجيل.

 

2-              نسخة من شهادة البكالوريا أو كشف نقاط.

 

3-              شهادة الليسانس الأصلية.

 

4-              أصل كشوف النقاط للمسار الجامعي.

 

5-              الوضعية الوصفية الملحقة (بالنسبة لطلبة نظام ل م د).

 

6-              أصل شهادة حسن السيرة والسلوك.

 

7-              4 صور شمسية.

 

8-              شهادة ميلاد أصلية.

 

9-              ظرفان بريديان معنونان.

 

10-        تعهد بعدم التسجيل في قسم الماستر(يحمل من الموقع). 

 

11-        تكاليف التكوين 10000 دج سنويا.

 


 Professeur en pharmacologie au Centre de recherche et à l’Institut polytechnique national du Mexique «A ce jour, il n’y a aucun bio similaire approuvé en oncologie»

 

Rencontré en marge de la conférence, animée la semaine dernière à Alger, sur l’interchangeabilité et les biosimilaires dans les maladies inflammatoires, Gilberto Casteneda Hernandez, professeur en pharmacologie au Centre de recherche et à l’Institut polytechnique national du Mexique, explique dans cet entretien que les biosimilaires constituent une alternative thérapeutique d’avenir à moindre coût, mais cela ne doit pas l’être au détriment de la qualité du produit et la sécurité du patient.

Il a insisté sur l’importance de mettre en place une législation, seule garante de la sécurité. Il a également précisé qu’aucun biosimilaire n’est, à ce jour, autorisé en cancérologie par les autorités de santé internationales, telles que la FDA et l’EMA. L’interchangeabilité n’est admise pour le moment que pour un seul biosimilaire pour le traitement de huit maladies auto-immunes, notamment la polyarthrite rhumatoïde et la maladie inflammatoire de l’intestin, a-t-il indiqué.
 

 

Les médicaments biosimilaires représentent une alternative thérapeutique pour l’avenir. Qu’est-ce exactement un biosimilaire ?

Je crois que pour bien comprendre ce qu’est un biosimilaire, il faut expliquer le concept du générique. C’est à partir de là qu’on peut comprendre ce qu’est un biosimilaire. A l’issue du développement d’un nouveau médicament par une compagnie pharmaceutique — laquelle bénéficie d’un brevet qui va lui permettre de le commercialiser durant 20 ans dans un territoire donné pour une période donnée —, d’autres compagnies peuvent fabriquer ce médicament une fois que le brevet a expiré. Pour les distinguer, les premiers on les appelle produits innovateurs, et les autres non innovateurs.

Ces derniers sont soumis à des études de bioéquivalence, et si la bioéquivalence est démontrée, on appelle alors le produit générique. C’est la même molécule qui a la même efficacité et la même sécurité. Avec le biosimilaire, c’est tout autre chose. A la fin du XXe siècle, il y a eu le développement des médicaments biotechnologiques. Ce sont des médicaments très complexes. Ces nouveaux produits sont fabriqués à base de cellules vivantes (protéines). On n’arrive pas à les faire avec des techniques chimiques au laboratoire, il faut utiliser des cellules vivantes, c’est un peu comme les yaourts, la bière ou le vin.

A l’expiration du brevet du médicament biologique, d’autres compagnies vont essayer de fabriquer le médicament, mais c’est pratiquement impossible, car il s’agit de cellules vivantes, comme il est impossible de reproduire le même yaourt ou le même vin. Il faut donc faire un biosimilare qui doit être «similaire» mais pas identique.

On parle de similarité lorsqu’il n’y a pas de différences qui ont un effet clinique. Il faut donc démontrer la biosimilarité du point de vue moléculaire et clinique. Pour prouver cela, on est obligé de faire des essais cliniques.

Que veut dire la similarité ? On peut l’évaluer et on peut dire qu’elle est à 85%, qu’elle l’est assez ou non. La question doit donc être fixée par l’autorité de santé avec les experts et selon la maladie que l’on veut traiter. Par exemple, pour la polyarthrite rhumatoïde, l’intervalle de similarité d’un biosimilaire est fixé à 15%, c’est plus ou moins 15% par rapport au médicament innovateur. Pour le psoriasis, on travaille avec un intervalle de similarité de 18%. Pour l’oncologie, actuellement on s’interroge quel est l’intervalle de similarité.

Là, nous sommes dans un autre domaine. Il ne s’agit pas de la même situation que pour les patients qui ont une polyarthrite rhumatoïde et souffrent de douleurs et ont une mauvaise qualité de vie ; pour les patients atteints de cancer, il s’agit d’une question de vie ou de mort. En oncologie, avec les biologiques, par exemple le Rituximab, on arrive à guérir le cancer. La question de savoir quel degré il faut atteindre reste toujours posée. A ce jour, aucune agence régulatrice du monde, ni la FDA, ni l’EMA ne l’ont encore fixé. Cela reste un problème éthique.

Est-il permis aujourd’hui de parler d’interchangeabilité avec les biosimilaires en oncologie ?

Cela peut être possible lorsque nous savons que toute l’évidence est établie. Mais il faut d’abord bien établir la similarité structurelle et décider laquelle nous pouvons accepter en termes de molécules. Pour ce faire, des essais in vitro doivent être effectués. Avec les cancers, cela est possible, car nous avons des lignes cellulaires et là nous avons des intervalles de similarité très réduits de l’ordre de 5%, puis démontrer la pharmacocinétique.

Lorsque l’on injecte le produit innovateur ou le candidat biosimilaire, les concentrations dans le sang sont très similaires, cela permet une variation maximale de 20%, puis viennent ensuite les essais cliniques. Ainsi, les oncologues et les ministères de la Santé de chaque pays doivent se mettre d’accord pour décider de cet intervalle. Nous espérons qu’à la fin de l’année, nous aurons une définition définitive.

L’indication de substituer un médicament innovateur par un biosimilaire pour les maladies cancéreuses n’est pas recommandée...

Effectivement, l’interchangeabilité n’est pas permise en oncologie, car à ce jour il n’y a pas de médicament biosimilaire autorisé pour traiter les cancers. d’une manière générale, pour pouvoir utiliser un médicament il faut une Autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’autorité sanitaire. Jusqu’à présent, il n’y a pas de biosimilaire en oncologie autorisé en bonne et due forme par les agences régulatrices. Dans le cas où on échange le médicament innovateur par une copie, par exemple du Trastuzumab et herceptin ; des accidents peuvent arriver. Les patients risquent des chocs anaphylactiques, voire des complications encore plus graves.

Nous avons eu cette expérience au Mexique, parce que nous avons admis une copie, et à l’époque la réglementation n’était pas encore mise en place. C’était avec la copie du Rutiximab. Des patients ont développé des réactions allergiques aiguës de la gorge, d’autres ont été hospitalisés en urgence et les autorités ont retiré le médicament. Avec ce type de complications, on s’attend à la mort des patients.

Des réactions aiguës de l’appareil immunologique peuvent aussi se manifester, ainsi que des réactions chroniques. Après un switch, il est fort probable de voir au bout d’un certain temps — de deux à trois cures — que le médicament n’est plus efficace. Des anticorps se développent tout au long des cycles qui sont généralement aunombre de huit et détruisent l’efficacité du médicament.

Le prix ne justifie pas l’utilisation. L’essentiel est de démontrer l’efficacité, la sécurité et la qualité du biosimilaire. Si cela n’est pas démontré, il est dangereux d’enregistrer ces médicaments.

Les autorités sanitaires ont-elles commis l’erreur d’enregistrer ces copies ?

Je ne dirais pas une erreur, mais une lacune. Les Etats doivent se doter d’une réglementation stricte afin de s’assurer de la qualité et de l’efficacité des produits pour une meilleure protection et prise en charge des patients. Tous les biosimilaires dont on parle, en l’occurrence en oncologie aujourd’hui, ne sont pas autorisés. Nous attendons des informations précises de la FDA et de l’EMA pour pouvoir les accepter. Comme nos pays n’ont pas de réglementations strictes, il est plutôt judicieux d’attendre.

Ces copies enregistrées ne sont pas permises pour justement être proposées pour l’interchangeabilité. On peut simplement assimiler une copie à un produit innovateur, mais cela doit être prouvé et par la suite approuvé par des experts dans un rapport détaillé. L’utilisation de biosimilaires en rhumatologie, dermatologie et en gastro-entérologie par exemple est autorisée suite à un rapport des experts, de l’autorité sanitaire et des agences régulatrices. En oncologie, ce n’est pas encore fait.

Qu’en est-il avec les maladies inflammatoires ?

Pour les maladies inflammatoires, les choses se passent différemment, car le premier biosimilaire a été accepté par l’Agence européenne du médicament (EMA) en 2013. Le médicament en question a été développé en Corée du Sud. Il s’agit de l’Infliximable utilisé dans le traitement des maladies rhumatologiques, gastro-entérologiques et dermatologiques. Les Coréens ont développé une grande quantité d’études aux niveaux structurel, moléculaire et pharmacocinétique en laboratoire et aussi par des essais cliniques sur plus de 600 personnes.

Avec toute cette évidence, l’Agence européenne du médicament et un grand comité d’experts avaient décidé que le médicament coréen était équivalent au médicament innovateur, le Remecad, d’une compagnie américaine. Ils ont défini le degré de similarité qui était de 15% et ce médicament biosimilaire était bien dans cet intervalle. D’ailleurs, l’étude Nor-Switch que la Norvège a publiée a montré qu’on peut échanger le Remecad avec le biosimilaire coréen avec une efficacité et une sécurité équivalentes au produit innovateur.

Est-ce que l’étude norvégienne parle de l’interchangeabilité en oncologie ?

Non. Là il faut être très clair : l’étude Nor-Switch réalisée par le gouvernement norvégien ne peut être appliquée que pour le biosimilaire Infliximab coréen avec l’innovateur Infliximab. Chaque médicament doit faire ses preuves, on ne peut pas extrapoler les résultats. Peut-on échanger par exemple le couscous algérien par le couscous tunisien ? Tous les deux s’appellent couscous, mais ce n’est pas la même chose.

Que peut-on dire des biosimilaires des héparines ? Sont-ils des copies ?

Il y a les deux. Il y a ceux qui sont de vrais biosimilaires et qui ont démontré l’évidence sur tous les plans. Ceux-là, il faut les distinguer de la copie qui porte sur l’étiquette Erythropoïétine. C’est pour cela qu’il est urgent de mettre en place une réglementation très stricte des biosimilaires pour protéger la communauté.

Car ce sont des médicaments très complexes, on ne peut les analyser simplement au laboratoire. Ils nécessitent des essais cliniques. Ils représentent aujourd’hui une alternative thérapeutique à moindre coût et cela permettra un accès à un nombre important de malades. Sans oublier bien sûr qu’il y a toujours un risque avec les médicaments biologiques. Si on soumet les patients à un risque pour gagner 3%, cela ne vaut pas la peine. Le prix n’est pas le critère principal, mais la qualité, l’efficacité et surtout la sécurité ne sont pas négociables.

Une réglementation s’impose pour justement assurer la qualité et la sécurité. Que comporte cette réglementation ?

Oui, bien sûr. Cette réglementation doit s’adapter aux recommandations de l’OMS publiées en 2009. Des études de laboratoire sur la structure de la molécule doivent être obligatoirement faites, sachant que ce sont des molécules complexes.

Des essais cellulaires pour démonter que l’activité biologique du biosimilaire et de l’innovateur est semblable doivent être effectués avec un intervalle d’équivalence ne dépassant pas plus de 10%. D’autres conditions purement techniques sont également exigées. Chaque pays doit développer ses règles pour permettre au gouvernement d’être maître de la situation et assurer la sécurité  des patients. 
 
 

Djamila Kourta

Des grandes entreprises, dans le domaine informatique, des développeurs de plates-formes numériques, ainsi que d'autres intervenants, ont décidé de soutenir, pas moins de 4.000 nouvelles entreprises, dans les TIC.Un soutien qui s'est traduit par le lancement, hier, du premier évènement appelé ‘ONE-TIC 2016' qui a pour objectif d'orientation des nouvelles entreprises vers les TICS.

Les entreprises ‘EGC Informatique' et ‘Alphorm' organisatrices de l'évènement, parrainé par la ministre des MPTIC, Houda Imane Feraoun, comptent offrir, gratuitement, avec le soutien des entreprises contributrices «4.000 Packages Managements» à 4.000 jeunes entreprises, pour promouvoir les Technologies de l'information et de la communication.

Le ‘package management' comprend un ensemble de logiciels et d'outils modernes de gestion, permettant la couverture totale des besoins d'une entreprise. Ces solutions sont conçues non seulement, pour répondre aux besoins opérationnels des entreprises, de toute taille et de tout secteur d'activité, mais aussi pour les aider à mieux fonctionner.

Le package aidera les entreprises à lutter contre la complexité, à générer de nouvelles opportunités d'innovation et de croissance, et à renforcer la compétitivité. Les initiateurs de cet évènement ont précisé, hier, lors d'une conférence de presse, que ce ‘pack de management' d'une valeur de 2.000.000 de DA, sera offert, gratuitement, aux 4.000 premières entreprises inscrites sur le site www.one-tic.dz. Les entreprises concernées sont des entreprises ayant moins de 3 ans d'âge. L'enjeu est de les orienter vers les nouvelles technologies de l'information pour améliorer leur productivité et contribuer à la relance de l'Economie algérienne.

Le représentant du centre de Recherche sur l'information scientifique et technique (CERIST), Amine Bouaid, a affirmé que ‘ONE-TIC' est une très bonne initiative pour les entreprises qui veulent augmenter leur productivité, leur efficacité et leur marge de profit. Et ce, précise-t-il, afin de rester compétitives et s'inscriront dans la perspective du numérique par l'avènement de l'e-paiement et de la 4G. Il a affirmé que le ‘CERIST' contribuera, efficacement, dans cette opération, en accélérant l'hébergement des 4.000 nouvelles entreprises dans le domaine.dz.

Les initiateurs de ‘ONE–TIC' ont exprimé leur satisfaction quant à la contribution de différents partis, dans cet évènement. GISCO, Emploi Tic, CERIST, VEGORE, Dz Tenders, ALC, pour composer un Pack, le FCE, l'ANSEJ et la Chambre nationale des commissaires aux Comptes par le biais de son conseil national. Ces contributeurs vont offrir gratuitement, 178 formations en ligne, des hébergements de sites Web, des plates-formes numériques des marchés publics, des formations ‘Anglais Business'. Ils vont mettre à la disposition de ces entreprises en TIC, des systèmes de gestion intégrée ainsi que d'autres services, si nécessaires pour l'épanouissement des nouvelles entreprises. Les organisateurs de l'évènement ont précisé que les 4.000 premières entreprises inscrites sur le site auront le ‘package managements', le 13 et 14 décembre 2016, au Palais de la Culture ‘Moufdi Zakaria'.


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