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3e conférence Algéro-française de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Les perspectives d’un partenariat prometteur

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Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki, a affirmé que la 3e conférence algéro-française de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique intervient à un « moment fort » dans l’évolution des relations entre l’Algérie et la France. « Des relations qui ont connu ces dernières années d’intenses activités et qui ont culminé avec la signature le 19 décembre 2012, de la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre les deux pays, ainsi que du document cadre de partenariat 2013-2017, dans lequel nos plus hautes autorités ont convenu de définir les grandes orientations de notre coopération sur les cinq prochaines années.»

 

Placée sur le thème « De la coopération bilatérale à l'internationalisation de l'enseignement supérieur et de la recherche », cette conférence a été co-présidée par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed  Mebarki, et son homologue française, Geneviève Fioraso.
 Intervenant lors de l’ouverture des travaux, M. Mebarki a dressé un état des lieux sur les échanges qui existent entre les deux pays, des échanges scientifiques et universitaires qu’il a qualifiés de « riches, denses et diversifiés ». Parmi ces programmes,  il a cité ceux du  PROFAS (ex-BAF), le CNRS, l’INSERM, les écoles doctorales et les Fonds de solidarité prioritaire (FSP), permettant aujourd’hui de mettre en valeur toute la richesse de cette coopération bilatérale, la diversité de ses champs d’application et la capacité d’établir « des échanges diversifiés » et « mutuellement bénéfiques ». Le ministre, a précisé qu’à travers, la signature de plusieurs conventions, lors de cette 3e conférence, il est attendu « le renforcement » de ce partenariat pour le développement technologique et la « valorisation des résultats de la recherche », a-t-il dit, en ajoutant qu’une attention particulière sera accordée au développement de l’enseignement supérieur avec certaines priorités, en l’occurrence, l’accompagnement à la création des filières d’enseignement technologique court, en relation directe avec le monde de l’entreprise, avec l’ouverture dès la rentrée 2014, de quatre instituts d’enseignement supérieur technologique pilotes sur le modèle des IUT français, adaptés au contexte algérien. Il sera également question du développement de « fortes interactions » entre les entreprises et ces instituts.  
Il a poursuivi, en déclarant qu’une place particulière sera réservée à la formation ingénieur entreprendre (FIE), à la mise en place de plateformes technologiques, à la structuration de la relation d’écoles/entreprises qui passent par la filialisation et la mise en place d’un observatoire des métiers.
S’agissant du développement de l’enseignement du français à l’université, le ministre a dit « apprécier » les résultats encourageants enregistrés dans le cadre du projet FSP à travers la formation par la recherche qui se poursuit sous forme de réseau et qui a fait « émerger » un vivier important compte tenu de  l’insuffisance du corps enseignant de français en Algérie, de linguistes et didacticiens. Il a affirmé que 120 thèses de doctorat et 1.698 magistères ont été soutenus. « C’est sur les axes du renforcement des capacités humaines (formations de formateurs), pour accompagner les 957 doctorants inscrits dans le réseau et la modernisation des programmes pédagogiques des 1er et 2e cycles,  que nous avons convenu de poursuivre et de renforcer la coopération dans ce domaine », déclare M. Mebarki, en se félicitant du fait que l'enseignement supérieur et la  recherche scientifique occupe une « place de choix » dans le cadre de la coopération  algéro-française et « constituent un vecteur central de cette coopération ».  

23.000 étudiants algériens inscrits dans des cursus d’enseignement supérieur en France
Pour sa part, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Geneviève  Fioraso, a d'emblée, salué les résultats ayant sanctionné les travaux du premier Comité intergouvernemental de haut niveau tenu en décembre dernier à Alger et présidé par les Premiers ministres des deux pays.  « Cette rencontre, par les échanges qu'elle a permis et les accords qu'elle a vu se concrétiser, témoigne du niveau remarquable de notre relation depuis  la visite d'Etat du président François Hollande et de la Déclaration d'Alger  d'amitié et de coopération de décembre 2012 », a-t-elle estimé, poursuivant « Ma présence à l'ouverture de cette conférence prend ainsi une signification toute particulière. C'est un moment fort qui illustre la qualité de notre coopération bilatérale », a ajouté la ministre. Elle a fait savoir que l’engagement de l’Algérie pour la réforme du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour investir dans la formation de la jeunesse algérienne, « c’est tout le sens de la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche que j’ai portée et qui a été votée le 22 juillet 2013 », précise la ministre en souhaitant de faire « de l’attractivité et de mobilité internationale », notamment dans un cadre européen et euro-méditerranéen « le cœur de cette réforme ». Elle a précisé que la France est redevenue le 3e pays d’accueil des étudiants au monde avec 90% des étudiants qui se disent « satisfaits » de leur séjour en France, notamment pour la qualité de formation dispensées. Cette attractivité, ajoute Mme  Fioraso, est « particulièrement marquée » avec l’Algérie puisque plus de 23.000 étudiants algériens sont inscrits dans des cursus d’enseignement supérieur en France, ce qui représente près de 10% des étudiants étrangers qui viennent se former. « La mobilité internationale est indispensable  parce  que l’ouverture aux autres cultures est un préalable à l’amélioration des connaissances  scientifiques. »
La  ministre a ajouté que « dans la réunion du 5+5 j’ai appelé pour qu’une Méditerranée de projets nous conduise à une Méditerranée sans rivages. Y sont nécessairement associés le développement de la mobilité internationale comme le renforcement de notre coopération dans un cadre multilatéral,  soutenant la préparation de l’initiative PRIMA (Parnership for research and innovation in the mediterranean area), ainsi que la participation de l’Algérie qui est un « atout indéniable » pour ce partenariat qui mettra en cohérence les projets et collaborations scientifiques existant entre les deux rives de la Méditerranée autour de quatre grands axes stratégiques : santé, agronomie, énergie et environnement.  « C’est un des enjeux essentiels à l’heure de la mondialisation, de l’épuisement des ressources naturelles et du vieillissement des populations. Les pays qui proposent des solutions pour nourrir chauffer, éduquer, soigner les 9 milliards d’habitants qui peupleront la planète en 2050 sont aussi ceux qui offrent des perspectives à leurs jeunes. » Mme Fioraso a, en outre, précisé que la France consacre son premier  budget de coopération universitaire et de recherche, de près de 3 millions d'euros,  à l'international.
 Elle a affirmé, par ailleurs, que la France est  le premier partenaire  de l'Algérie dans le domaine des publications scientifiques. La ministre de l’Enseignement supérieur a visité dans l’après-midi, plusieurs centres de recherche dont, le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), le Centre de développement des technologies avancées (CDTA) et le centre des recherches scientifique et technique en soudage et contrôle (CSC).
Il est à noter enfin, que des tables rondes seront animées par des professeurs et des responsables d’organismes de recherche autour de différents thèmes tels : « le LMD : outil d’internationalisation et de modernisation de l’enseignement supérieur et de la recherche » ; « ouverture de l’enseignement supérieur et de la recherche au monde de l’entreprise à travers l’amélioration de l’employabilité des jeunes diplômés » ; « recherche scientifique : capitaliser sur les acquis des programmes de coopération de formation des enseignants-chercheurs et chercheurs » et « programmes européens ou internationaux : internationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, perspectives horizon 2020 ».
Kafia Ait Allouache

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Signature de cinq accords de coopération
Impulser la recherche scientifique
La France est le premier partenaire  de l'Algérie dans le domaine des publications scientifiques. En marge de l’ouverture de la 3e conférence algéro-française de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, présidé par le ministre de l’Enseignement supérieur, Mohamed Mebarki, du  côté algérien et Mme Geneviève Fioraso, pour la partie française, cinq accords de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont été signés, hier, en vue de renforcer davantage la coopération bilatérale dans ce domaine.
Le premier concerne le  protocole d’accord bilatéral signé conjointement par les deux ministres, qui s’inscrit dans le cadre de la Déclaration d’Alger d’amitié et de coopération entre la France et l’Algérie signé le 19 décembre 2012 par le Président de la République algérien, M. Abdelaziz Bouteflika, et son homologue français, François Hollande, et qui met en place un comité dont la mission sera de définir les modalités de discutions, pour mettre en place un comité mixte qui aura pour mission d’identifier les activités de formation et de recherche dans le domaine du développement et de la prise en charge des cours sur la modélisation, la simulation et le calcul intensif, l’organisation d’écoles d’été, l’encadrement de doctorants algériens et l’établissement d’un programme de stages d’ingénieurs ainsi que l’échange de chercheurs et d’enseignants chercheurs pour des visites de longue durée dans ce domaine.
Il a été également procédé à la signature d’un accord portant sur la mise en place d’un réseau du Fonds de solidarité prioritaire (FSP), qui a porté sur la mise en place des classes préparatoires et la réforme des grandes écoles algériennes. Parmi les actions qui seront privilégiées dans ce nouveau dispositif, la filialisation, le développement de plateformes technologiques, l’institutionnalisation de la filière ingénieur entreprendre (FIE), et la mise en place d’un observatoire des métiers. Le troisième accord est celui signé entre la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du MESRS et l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES-France) qui prévoit le développement des actions de coopération dans le domaine de l’évaluation des entités de recherche en France et en Algérie, notamment l’élaboration d’un programme d’échange ou de formation de personnel scientifique et administratif et d’organiser des événements afin de promouvoir les débats d’idées et l’échange de bonnes pratiques ainsi que la réflexion sur le processus d’évaluation de la recherche.De même qu’une convention-cadre a été signée entre l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVREDET) et la Banque publique d’investissement français (BPI), aux fin de doter les deux institutions d’un cadre approprié pour leur coopération future dans la gestion, l’optimisation et l’évaluation des projets innovants de l’ANVREDET. Un autre accord relatif au protocole de coopération a été signé entre la DGRSDT et la MINATEC du Commissariat de l’énergie atomique (CEA) de Grenoble, dans le domaine des nanotechnologies. Le dernier accord est relatif à la déclaration d'intention qui a été signée entre l'université d'Oran et le Centre français de recherche scientifique (CNRS) pour mettre en détachement des chercheurs du centre au niveau de l'université d'Oran dans le domaine de  la physique et pour l'accompagnement pour la réalisation d'un centre de recherche en physique expérimentale à Oran.
 Kafia Ait Allouache

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