PREAMBULE... 
La réforme de l’Enseignement Supérieur est devenue, aujourd’hui, une nécessité afin de remédier à tous les dysfonctionnements existants et rendre, d’une part notre Université plus performante, compétitive et attractive, et d’autre part, pour lui permettre de répondre aux grands défis de la mondialisation et de l’évolution rapide des sciences et de la technologie, ainsi qu’aux grandes mutations que connaît notre société.
Pour concrétiser ces objectifs et définir de nouvelles ambitions à notre système d’Enseignement Supérieur, notre ministère de tutelle a élaboré un projet de réforme global qui a été débattu , discuté et enrichi depuis plus de deux (02) années.
Pour la mise en application de cette réforme, une Commission Nationale d’évaluation, composée de personnalités universitaires connues, a examiné l’état de préparation des différents établissements universitaires. Suite à cette évaluation, dix (10) établissements ont été retenus, dont l’Université Mentouri Constantine.
Cette réforme, introduisant le système LMD (Licence, Master, Doctorat), aura sans doute des répercussions importantes sur l’organisation, la gestion et le rendement des études, ainsi que sur notre manière de concevoir les formations supérieures.
Par ailleurs, il est convenu que toute nouvelle réforme charrie son lot de nouveaux concepts et de nouvelles règles qu’il faut assimiler et appliquer, en plus de l’état d’esprit qu’il faut acquérir.
De manière résumée, nous pouvons énoncer les grands principes de la présente réforme dans les points suivants :
- améliorer de la qualité de la formation universitaire ;
- harmoniser notre système de Formation supérieur avec le reste du monde ;
- proposer des parcours de formation diversifiés et adaptés ;
- faciliter la mobilité et l’orientation des étudiants ;
- favoriser le travail personnel des étudiants ;
- mise en place de dispositifs d’accompagnement des étudiants ;
- permettre la capitalisation et la tranférabilité des acquis ;
- développer la formation tout le long de la vie, à côté de la formation initiale ;
- ouvrir l’Université et les Formations sur le monde extérieur ;
- promouvoir l’autonomie des établissements sur le plan pédagogique.
Ces éléments représentent, à notre avis, autant d’atouts pour réussir le défi d’un enseignement de qualité ouvert au plus grand nombre d’étudiants.
Dans tout processus de mise en place d’une réforme, la question de l’information reste essentielle, et constitue un point crucial à résoudre. A cet effet, nous avons élaboré ce document pour permettre l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire d’être au même niveau d’information sur les différents aspects de cette réforme.
En outre, il est important de noter que l’application progressive et concertée reste à notre avis la meilleure démarche pour réussir, à long terme, la construction de ce grand projet.
Enfin, il est important de savoir que cette réforme ne se résume pas à une expérience que l’Université Algérienne est en train de tester, mais un processus qui se met en place et qui doit être soutenu par les mesures d’accompagnement appropriées.
Pourquoi la Reforme ?
L’Université algérienne a traversé un long parcours depuis sa création au lendemain de l’indépendance nationale. Son adaptation aux besoins de la société algérienne a été marquée par différentes réformes dont celle de 1971 qui a restructuré profondément le paysage de la formation supérieure en Algérie. Depuis, la contribution de l’Université au développement national a été déterminante dans la mesure où elle a assuré, outre la formation de ses propres enseignants formateurs, celle des cadres des structures de l’état, de l’économie et des services.
Embryonnaire à la fin des années soixante, l’Université Algérienne a connu une importante dynamique de croissance qui l’a amené à compter pour la rentrée universitaire 2004/2005 :
- 56 établissements d’Enseignement Supérieur, dont 27 Universités ;
- 750 000 étudiants
- Environ 30 000 étudiants dans les formations doctorales et de Magister ;
- 23500 enseignants dont 15% de rang magistral
Cette croissance importante et rapide a généré des contraintes multiples, tant sur le plan structurel que celui de l’assurance d’une qualité de formation et de son adaptation aux mutations du monde du travail.
Depuis un certain nombre d’années, différentes Commissions ont été installées au niveau national, dont les plus importantes sont la CNRSE (Commission Nationale de réforme du Système Éducatif) et le CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation). Tous les observateurs universitaires et non universitaires, soulignent des carences dans le système d’Enseignement Supérieur en Algérie. Ces carences touchent différents aspects du système, et nous pouvons citer :
- des effectifs pléthoriques pour un encadrement qui reste insuffisant ;
- des taux d’échec importants et des rendements faibles des formations ;
- des programmes de formations obsolètes ;
- des relations inexistantes avec l’environnement socio économique ;
- une gestion trop centralisée de la vie universitaire.
Ces constats rendent nécessaire et urgent de faire sortir l’Université algérienne de la crise qu’elle traverse en la dotant, dès aujourd’hui, des moyens pédagogiques, scientifiques, humains, matériels et structurels qui lui permettront de répondre aux attentes de la société tout en s’intégrant au système international de l’Enseignement Supérieur.
La correction des différents dysfonctionnements rencontrés actuellement aussi bien au niveau de la gestion, qu’au niveau des performances et de l'efficacité de l’Université algérienne, passe nécessairement par la mise en œuvre d’une réforme globale et profonde de l’Enseignement Supérieur.
Cette réforme, tout en confirmant le caractère public de l’Enseignement Supérieur, doit réaffirmer les principes essentiels qui sous-tendent la vision des missions dévolues à l’université algérienne, à savoir :
- Assurer une formation de qualité, en prenant en charge la satisfaction de la demande sociale, légitime, en matière d’accès à l’enseignement supérieur ;
- Réaliser une véritable osmose avec l’environnement socio-économique en développant toutes les interactions possibles entre l’université et le monde qui l’entoure ;
- Développer les mécanismes d’adaptation continue aux évolutions des métiers ;
- Consolider sa mission culturelle par la promotion des valeurs universelles qu’exprime l’esprit universitaire, notamment celles de la tolérance et du respect de l’autre ;
- Etre plus ouverte sur l’évolution mondiale, particulièrement celles des sciences et des technologies ;
- Encourager et diversifier la coopération internationale selon les formes les plus appropriées ;
- Asseoir les bases d’une bonne gouvernance fondée sur la participation et la concertation ;
Pour répondre à ces questions, l’université algérienne s’est engagé dans la mise en place d’une nouvelle architecture de l’enseignement supérieur articulée sur 03 niveaux de formations, permettant ainsi une plus grande implication des équipes pédagogiques pour la construction de nouvelles offres de formations mieux adaptées au marché du travail et aux nouvelles données scientifiques et technologiques.
Ce processus se veut promoteur du développement des capacités des établissements à adapter et renouveler leurs offres de formation. Dans cette démarche, il est préconisé d'offrir une grande liberté à l'étudiant pour construire son parcours universitaire avec comme finalité son insertion dans la vie active.
Le système L.M.D.
La nouvelle architecture retenue pour l’Enseignement Supérieur est articulée selon trois paliers de formation, correspondant chacun à un diplôme :
- le niveau Licence, correspondant à un cycle de formation de trois années après le baccalauréat ;
- Le niveau Master, correspondant à 2 années supplémentaires après le niveau Licence ;
- Le niveau Doctorat, correspondant à 3 années supplémentaires après le niveau Master.
Ce nouveau système vise à rendre plus lisible les offres de formation de chaque établissement, en adoptant des niveaux et des appellations universelles pour les diplômes. Il permet d’accroître ainsi la fiabilité et la tranférabilité des diplômes délivrés par l’Université Algérienne et facilite ainsi la mobilité de nos étudiants.
D’autre part, il permet un meilleur épanouissement de l’étudiant, et ce aussi bien :
- sur le plan du choix de son parcours de formation, puisque l’orientation n’est plus imposée, mais plutôt progressive et choisie par l’étudiant en concertation avec ses enseignants tuteurs, et en pleine connaissance des parcours de formation qui lui sont proposés ;
- sur le plan de l’accomplissement de son travail universitaire, puisque la réduction du temps prévu en enseignement présentiel, favorise une plus grande implication de l’étudiant dans sa formation en augmentant la part de son travail personnel et l’utilisation des ressources qui lui sont mobilisées (documentation, Internet, T.I.C., projets tutorés, …)
Les principes retenus pour l’élaboration des offres de formation et la gestion des parcours des étudiants, devraient se traduire par un plus grand dynamisme et une plus grande efficacité de notre système de formation supérieure en permettant notamment :
- l'affirmation plus claire de la politique de formation des établissements autour de leurs grands champs disciplinaires correspondants à leurs moyens matériels et aux compétences humaines dont ils disposent ;
- un travail pédagogique plus collectif : une Licence ou un Master, c'est d'abord une équipe pédagogique qui définit et assume ensemble la diversité des parcours offerts aux étudiants
- un accompagnement plus actif des étudiants : un parcours et une spécialisation progressive nécessite des possibilités régulières de faire le point et se réorienter
- des étudiants appelés à être plus acteurs de leur formation et de leur parcours en disposant de plus d’opportunités et de liberté de choix d’orientation et de réorientation dans les parcours de formation diversifiés qui leur sont proposés.
Organisation des études :
Le dispositif LMD prévoit une architecture des études fondée sur trois grades : Licence, Master et doctorat.
Licence = Bac + 3 années
Master = Licence + 2 années
Doctorat = Master + 3 années
Les éléments nouveaux qui apparaissent en matière de gestion pédagogiques sont :
- La Semestrialisation : Les études sont organisées en semestres afin d’assouplir l’organisation des parcours de formation ;
- Les Unités d’Enseignement (UE) :Dans chaque semestre les enseignements sont regroupés en Unités d’Enseignement classées en :
Unité Fondamentale : regroupe les matières fondamentales pour une discipline donnée
Unité Méthodologique : regroupe les matières d’enseignement d’outils méthodologiques destinés à aider l’apprenant à réaliser son parcours de formation ( mathématiques, Langues, Informatique, Recherche Documentaire, …)
Unité de découverte : on prévoit tout le long de la formation des enseignements de matières correspondant à d’autres spécialités, voire d’autres champs disciplinaires afin de d’élargir la culture universitaire et faciliter les passerelles de réorientation.
Les Crédits : A chaque Unité d’Enseignement correspond un nombre de crédit. Les crédits sont capitalisables et transférables pour chaque UE acquise par l’étudiant.
Un crédit correspond globalement entre 20 et 25 heures de travail de l’étudiant dans une matière donnée.
Le nombre de crédit cumulé pour toutes les UE d’un semestre est de 30.
Ainsi on peut redéfinir les niveaux de formation comme suit :
Licence : Bac + 3 ans Bac + 6 semestres 180 crédits
Master : Licence + 2 ans Licence + 4 semestres 120 crédits
Une orientation progressive :
Le cheminement de l’étudiant est conçu de manière à permettre une orientation progressive vers la spécialité;
Accès à l’Université se fait par grands DOMAINES disciplinaires, puis le cheminement progressif vers les spécialités se fait selon les choix et les compétences de l’étudiant qui définit lui même son parcours de formation. Un dispositif d’accompagnement et de tutorat est prévu pour l’aider à définir et réaliser son parcours.
Les domaines recouvrent plusieurs disciplines cohérentes du point de vue des débouchés et des compétences scientifiques et techniques.
A l’intérieur de chaque domaine, des parcours types pouvant mener vers des spécialités ou options particulières sont proposés à l’étudiant.
Un parcours-type est un ensemble cohérent d’UE articulées selon une logique de progression en vue de l’acquisition de compétences identifiées. Ces parcours sont construits par les équipes de formation. Ils permettent l’orientation progressive de l’étudiant en fonction de son projet de formation académique ou professionnel. Ils prévoient et permettent la réorientation des étudiants en cours de formation ainsi que la mobilité des étudiants entre établissements, voire entre pays.
Le vocabulaire spécifique au système L.M.D.
PRINCIPES GENERAUX :
Offre de Formation: L'offre de formation est organisée à l'intérieur de grands domaines cohérents lesquels se déclinent en parcours types. Elle est établie par l'équipe de formation et permet l'accès aux études universitaires.
Habilitation : C’est la procédure par laquelle l’Etat reconnaît et garantit la qualité de la formation.
Domaine: famille de filières ou regroupement des disciplines dans un ensemble cohérent qui permettent d'afficher les compétences pédagogiques et scientifiques de l'université. Chaque établissement détermine ses propres domaines de formation qui seront habilités par le Ministère.
Parcours types: A l'intérieur de chaque domaine, il est proposé plusieurs parcours de formation, qui sont en fait, le développement et la progression pédagogique d'un cursus. Chaque parcours comprend des Unités d'Enseignement obligatoires et optionnelles. Il peut être à vocation académique ou professionnelle.
Licence: Après l'obtention du Baccalauréat, l'étudiant s'inscrit dans un parcours de formation qui le conduira à la Licence (Bac +3).Académique ou professionnelle, la Licence se déroule sur six semestres et correspond à l'obtention de 180 crédits (30 crédits par semestre).
Master: Diplôme de niveau II de l'enseignement supérieur délivré à Bac + 5. Il peut être de type académique ou professionnel, et correspond à l'obtention de 120 crédits après le diplôme de Licence.
Doctorat: Diplôme de niveau III délivré à Bac + 8. Il sanctionne un travail de recherche mené durant trois années au minimum après l’obtention du diplôme de Master.
Formation académique: Option consacrée a des études de types ‘’fondamental’’ ou ‘’académique’’, qui peuvent préparer à une poursuite d’une formation universitaire de type Master ou Doctorat.
Formation professionnelle: Option de formation qualifiante, orientée vers une insertion dans le monde du travail. Les programmes sont définis en concertation avec les secteurs utilisateurs. Le retour vers des études universitaires reste autorisé.
MISE EN OEUVRE :
Unité d'Enseignement (UE): Ensemble d'enseignements (matières) organisés d'une manière pédagogique cohérente et selon une logique de progression en vue de l'acquisition de compétences identifiées au préalable. Les UE sont dispensées semestriellement et se distinguent en trois catégories:
- L'Unité d'Enseignement Fondamental (matières de base)
- L'Unité d'Enseignement de Découverte (enrichissement des connaissances)
- L'Unité d'Enseignement Transversal (Langues, informatique, TIC...)
Crédits : Unité de mesure exprimant la valeur donnée à chaque Unité d'Enseignement. Elle est définie en fonction du travail effectué par l'étudiant (volume d'enseignement présentiel, travail personnel, projet, stage, temps d'examen ...). L'attribution d'un crédit (1 point) à une UE donnée correspond à un volume de 20 à 25 heures de travail consacré à cette unité. Le semestre est évalué à un total de 30 crédits et la Licence en totalise 180.
Passerelle : Possibilité d’évoluer dans ses choix ou de se réorienter d’une filière vers une autre ou d’un domaine vers un autre tout en conservant les acquis des parcours antérieurs.
Capitalisation : Acquisition définitive des UE obtenues avec une note égale ou supérieure à la moyenne.
Mobilité : Elle désigne la possibilité pour un étudiant de passer d’une formation à une autre, voire d’une université à une autre en faisant valoir les UE acquises.
Équipe Pédagogique : Groupe d’enseignants en charge de l’élaboration et du suivi d’un programme de formation. elle assure l’accompagnement et le tutorat des étudiants tout au long de leur parcours.
Équipe de Formation : évalue et coordonne plusieurs équipes de formation au sein d’une même structure (Département). Elle s’occupe de l’accueil et de l’orientation des étudiants et gère le suivi de leur évolution dans les parcours de formation
Accompagnement : Chaque étudiant peut bénéficier d’un dispositif d’accueil, d’accompagnement et de soutien qui favorisera sa réussite et l’aidera à assurer son orientation ainsi que la cohérence pédagogique de son parcours.
Compensation : Possibilité de valider une année en obtenant une note inférieure à la moyenne dans une matière ou UE, mais ‘compensée’ par les notes des autres matière ou des autres UE.
Contrôle continu : Mode d’évaluation des connaissances consistant à examiner les étudiants de différentes manières (travaux de recherche, interrogations orales ou écrites, exposés ...) et tout au long du semestre.
Rattrapage : Examen de la deuxième chance accordé à l’étudiant n’ayant pas obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10/20.
Unité transférable : Unité d ‘enseignement capitalisée que l’étudiant peut faire valoir dans le cadre du transfert de son dossier vers une autre filière,un autre domaine ou un autre établissement.
L’évaluation et la progression. 
Les principes retenus pour l’évaluation et la progression sont les suivants :
Évaluation :
- Système d’évaluation semestriel, et progression annuelle ;
- Un examen à la fin de chaque semestre ;
- Pour chaque Unité d’Enseignement, prévoir un examen final, en plus des contrôles continus, des contrôles de TP, de l’évaluation du travail personnel, …, chacune de ces évaluations intervient dans la note finale selon une pondération.
- Le calcul de la moyenne est fondé sur le principe de la compensation :
. A l’intérieur d’une même Unité d’Enseignement, les notes des différentes matières sont pondérées par des coefficients et se compensent entre elles
. La moyenne générale est obtenue à partir des moyennes obtenues pour chaque Unité d’Enseignement et dotée de son coefficient
- L’année est validée pour tout étudiant ayant obtenu une moyenne compensée égale ou supérieure à 10,00/20
- Tout étudiant non admis à la session de Juin, est autorisé à s’inscrire à la session de rattrapage pour les épreuves des matières des Unités d’Enseignement non acquises où il a obtenu une note inférieure à 10/20.
- La note obtenue à l’examen de rattrapage remplace la note théorique de l’UE obtenue à la session précédente. La note des TP est conservée.
- Respecter un délai minimal de 2 mois entre la session normale de l’examen et l’examen de rattrapage
- Tout étudiant n’ayant pas obtenu une moyenne compensée supérieure ou égale à 10,00/20 après la session de rattrapage, conserve les UE où il a obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10,00/20.
Passage de la Première à la deuxième Année :
- L’étudiant est autorisé à poursuivre les enseignements de la 2ème Année s’il valide au moins 50% des crédits de la 1ère Année, et ce après avis de l’équipe pédagogique.
- Seules les UE acquises avec une moyenne supérieure ou égale à 10,00/20 sont capitalisées et deviennent transférables en cas de changement de parcours par l’étudiant
- Les crédits des UE compensées sont comptabilisées au profit de l’étudiant, pour l’obtention de son diplôme, mais elle ne sont pas transférables.
Passage de la deuxième à la troisième Année :
- Le passage à la troisième Année est accordé à tout étudiant justifiant d’une moyenne générale compensée supérieure ou égale à 10,00/20 pour les deux premières Années.
- Le passage à la troisième Année peut être autorisé par l’équipe pédagogique pour tout étudiant justifiant de :
o Au moins 80% des crédits des deux premières Années acquis
o Validation de toutes les UE fondamentales du parcours choisi
Obtention du Diplôme de Licence :
L’obtention du diplôme de Licence est sanctionnée par la validation des 180 crédits du parcours Licence.
Passerelle vers le Master :
Le passage vers le cycle de formation ‘’Master’’ est théoriquement permis à tout détenteur du diplôme de ‘’Licence’’, et cela soit immédiatement après l’obtention de la Licence, ou après une expérience professionnelle dans un domaine d’activité donné. Dans ce dernier cas, le candidat au Master peut négocier avec l’équipe de formation la validation de ses acquis professionnels.
Les domaines de formation habilités et les offres de formation proposées à l’UMConstantine 
Une premier groupe de propositions d’offres de formation a été déposée par les différentes équipes pédagogiques de l’Université Mentouri Constantine lors de l’année 2003/2004.
Parmi l’ensemble de propositions formulées, nous présentons ci-dessous celles qui relèvent des domaines de formation ayant reçu l'habilitation à l’U.M.Constantine par la circulaire ministérielle n°09 du 23 juin 2004, à savoir les domaines :
- Sciences et Technique
- Sciences de la Matière
- Mathématique et Informatique Appliqués aux Sciences
- Sciences de la Nature et de la Vie
- Sciences de la Terre
- Sciences Economiques
- Lettres et Langues Etrangères (Anglais)
Domaine |
Filières |
Licences |
Débouchés |
Sciences et Technique |
Génie Chimique |
Génie Chimique |
Industries & Organisme Publics et Privés
Eau
Assainissement
environnement |
Génie Pharmaceutique |
Génie des déchets solides |
Pollution de l’environnement et traitement |
Génie Climatique |
Froid |
Climatisation et conditionnement |
Chauffage et Climatisation |
Installations en Bâtiments |
Électrotechnique |
(P) :Maintenance pluritechnique |
Métiers et Gestion de la maintenance |
Électronique |
(A + P) : Électronique Médicale |
Équipements médicaux |
MIAS |
Informatique |
(A) : Informatique |
Enseignement / Recherche |
(P) : Génie Logiciel |
développements de logiciels des entreprises |
(P) : Système d’Information |
systèmes d’information des entreprises |
(P) : Génie Informatique de la Communication |
Technologies des réseaux de communications des entreprises |
Sciences de la Matière |
Physique |
(A) : Physique |
Enseignement & Recherche |
(P) : Systèmes Energétiques |
économie & Industrie |
Chimie |
(A) : Chimie |
Ens/Recherche |
(P) : Chimie Pharmaceutique |
Analyse des produits pharmaceutiques |
ANGLAIS |
ANGLAIS |
(A) : Langues, Littératures et Civilisations étrangères |
Enseignement / Recherche |
(A) : Science du langage |
Enseignement / Recherche |
(A) : Langues appliquées |
Enseignement / Recherche |
(P) : Anglais Fonctionnel |
Tourisme, Communication, Énergie et Hydrocarbures,, |
SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE |
BIOLOGIE |
(A) : Biochimie |
Labo Biochimie, Contrôle Qualité |
(P) : Biochimie Appliquée – Bio industries |
Industries Médicales et Alimentaires |
(P) : Biochimie Appliquée – Contrôle de Qualité |
(A) : Immunologie |
Ind. Pharm.
Produits Biologiques et Santé |
(A) : Biotechnologie et génomique Végétales |
Ens/Recherche
Industr. pharm |
(A) : Microbiologie des |
Ens/Recherche ?
Biotechnologies |
(A) : Microbiologie générale |
Ens/Recherche |
( A) : Ecologie microbienne |
Ens/Recherche |
(p) :Microbiologie Appliquée :
- 1- environnement
- 2- industrielle
- 3- Analyse et Contrôle
|
Gestion environnement,
Traitement eau,
Industries alim/pharm,
cosmétiques |
Sciences de la Terre |
Sciences de la Terre |
(A) Géochimie et environnement |
Secteurs Publics et Privés |
(A) Hydrogéologie |
(A) Géologie de l’environnement |
Aménagement |
(A) Aménagement Urbain |
(A) Aménagement rural |
(A) Aménagement régional |
(A) Aménagement des milieux physiques |
Gestion des villes |
(P) Gestion des villes et urbanisation |
Sciences Economiques |
ECONOMIE |
(A) : Economie Intenationale |
Secteurs des Finances et de l’Entreprise Publique et Privée |
(P) : Banques et Assurances |
MANAGEMENT |
(A) : Finances |
(P) : Audit et Contrôle de Gestion |
Sc COMMERCIALES |
(A) : Marketing |
(P) : Comptabilité Fiscalité |
Note : Dans la liste des Licences mentionnées ci dessous, l’indication (P) signifie Licence ‘’Professionnalisante’’, tandis que l’indication (A) signifie ‘’Académique’’.
Cette offre de formations est appelée à s’enrichir grâce à un travail continu des équipes de formations qui s’installent dans tous les départements, et qui s’attachent à la construction de nouveaux projets de parcours de formation répondant aux critères de la pertinence par rapport au marché du travail et aux mutation scientifiques et technologiques.
Signalons, dans ce sens, que des propositions d’offres de formation ont déjà été introduite au mois de mars 2004 dans les domaines :
- Sciences Humaines et Sociales
- Sociologie et démographie
- bibliothéconomie
- Droit
Le dispositif de mise en œuvre de la réforme à l’UMConstantine
Depuis l’initiation de la réflexion au niveau national, et surtout depuis la diffusion de la note de Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique datée de janvier 2004 appelant les établissements d’Enseignement Supérieur à mobiliser leurs équipes pédagogiques pour l’élaboration de leurs propositions d’offres de formation et le lancement du dispositif LMD, l’université Mentouri de Constantine a joué un rôle leader dans la mise en place de la réforme.
Pour cela, une véritable organisation a été mise en place afin d’initier la réflexion autour des différents aspects liés à la réforme et de suivre les différentes étapes de sa mise en place. Les actions menées ont visé essentiellement:
L’installation de cellules LMD :
- - l’animation des réflexions et l’information autour de la réforme LMD dans les départements ;
- - l’initiation et l’encouragement de la dynamique de formation des équipes pédagogiques pour la proposition des offres de formation ;
- - le suivi du processus de mise en place de la réforme en veillant au respect des différentes recommandations telles que le tutorat et l’accompagnement des étudiants
- A niveau central, une ‘’commission de suivi et de pilotage’’ a été installée avec pour mission :
- - de suivre et de coordonner les activités des cellules LMD de Départements ;
- - d’assurer une dynamique de réflexion et d’information au niveau central, notamment par l’organisation de rencontres et séminaires consacrés au système LMD
En matière d’activité :
Une activité très riche a été menée en matière d’information et de sensibilisation menée aussi bien vers les étudiants que vers les enseignants de l’Université. Cette activité s’est matérialisée notamment par :
- la production d’un ensemble de prospectus et guides relatifs aux offres de formation et explicitant les principes de la réforme ainsi que la démarche de sa mise en place à l’UMConstantine ;
- l’animation de plusieurs rencontres consacrée à l’approfondissement de la réflexion autour de la mise en place de la réforme. Dans ce cadre une Université d’été a été organisée et qui a traité les différents thèmes induits par la réforme :
- l’élaboration des offres de formation
- l’accompagnement des étudiants ;
- l’organisation pédagogique en semestre
- l’évaluation et la progression
- l’encouragement de la coopération internationale. Ainsi deux importantes rencontres ont été organisée en mai 2004 et en novembre 2004, conjointement avec des partenaires étrangers des Universités françaises (Grenoble, Lyon, Montpellier), et italienne, tandis que d’autres rencontres sont prévues dans le courant de l’année et qui visent a établir un partenariat et donner plus de lisibilité à nos formation sur la plan international.
- L’animation de rencontres avec des partenaires extra universitaires, notamment avec le secteur de l’éducation nationale pour diffuser l’information relative à la réforme ;
Mesures d’accompagnement :
- moyens financiers et matériels : une dotation financière a été consentie aux formations habilitées. D’autre part l’Université Mentouri attache une importance particulière à la satisfaction des besoins matériels nécessaires au bon fonctionnement des formations mises en place
- les outils permettant le travail personnel (espaces Internet, TIC) : les espaces ‘’numériques’’ (salles Internet, ou salles informatiques) sont aménagées dans tous les campus de l’Université. De plus un réseau Intranet est en cours de construction et pourra permettre de consolider l’activité numérique de l’université, notamment la diffusion de cours, l’échange de documents, …
- l'encadrement des enseignements.
La coopération internationale :
La mise en place de la réforme LMD est pour nous une occasion pour renforcer notre réseau de coopération internationale. Ainsi plusieurs formations (Sciences économiques, Biologie, Électrotechnique) sont soutenues par des accords de coopération et s’inscrivent dans un objectif de jumelage des formations avec des universités française en visant, à terme, des accords de co diplomation et l'organisation de formations délocalisées.