Dans la « Naissance de la médecine prédictive – 1993 », Jacques RUFFIE a dit :
« C’est dans le domaine de penser l’avenir que l’homme se singularise. Nous sommes des êtres doués d’imagination.
Non contents de vivre dans le présent, de mettre à profit nos expériences passées, nous demeurons hantés par un futur dans lequel nous avons conscience d’entrer en permanence.
Cette obsession de l’avenir fut un puissant moteur de l’évolution culturelle.
Nous cherchons toujours à prévoir afin d’éviter le pire et de préparer au mieux les lendemains. ».
C’est à travers ces propos que je voudrais présenter les missions qui seront assignées à l’université par le nouveau système d’enseignement.
Le système LMD, mis en place à partir de la rentrée universitaire 2004/2005, engage l’Université Mentouri Constantine dans une autre dynamique, une dynamique innovante exigeant la réorganisation des enseignements et de la recherche et l’introduction de nouveaux concepts de gouvernance.
C’est un processus dont l’objectif principal est de projeter notre établissement dans d’autres dimensions scientifiques relevant de l’Universel.
Cette nouvelle situation exige de l’Université la définition d’une autre vision liée au projet de notre établissement et mobilisant tous les acteurs (Responsables, Enseignants, Partenaires) en lui procurant les moyens nécessaires pour quelle puisse s’adapter, chaque jour, aux grands défis du Développement Economique et Social et de l’évolution rapide des sciences
et des technologies.
En d’autres termes, c’est cette autre dynamique et cette autre vision qui vont faire d’elle une autre université :
- Une université d’aujourd’hui et de demain, lieu où l’on forme les femmes
et les hommes pour le présent et le futur.
- Une université où chaque formation et parcours sont construits par des équipes pédagogiques pour capitaliser une richesse, donnant une qualité et une autre dimension à la ressource humaine et à l’homme une valeur ajoutée.
- Une université où chaque formation est conçue pour donner à chaque étudiant(e) le savoir, le savoir faire et le savoir être, principes qui définissent pour chaque palier le niveau des connaissances, des compétences et des capacités d’adaptation à acquérir pour construire son projet professionnel,
et répondant aussi à l’évolution des métiers et à la demande du marché de l’emploi.
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- Une université où l’on apprend aussi à maîtriser les langues étrangères, l’utilisation des TIC, à communiquer et à entreprendre.
- Une université de l’intelligence qui sait conjuguer formation et recherche pour produire l’innovation et le progrès par le biais de la promotion de la recherche – développement.
- Cette autre université peut être aussi l’académie de la PME car elle est le lieu d’apprentissage et d’accompagnement pour la création d’entreprises.
- C’est l’université autour de laquelle se construisent et se développent des activités technologiques et industrielles lui donnant le statut d’animateur de pôles de compétitivité et d’excellence. En d’autre termes, c’est l’université qui sait exploiter toute opportunité pour élargir ses espaces pédagogiques
et scientifiques aux entreprises et institutions socio-économiques et d’en faire les domaines de son expansion, transformant le couple université/entreprise en un atout majeur pour réussir l’insertion professionnelle de ses diplômés et un tremplin pour augmenter les capacités de création de ses laboratoires de recherche.
Dans cette autre université, il faut le préciser, on est docteur à 25 ans
et professeur à 30 ans. Cet état de fait implique simplement qu’on peut commencer une carrière universitaire très jeune avec une très grande qualification scientifique, offrant par la même occasion, une voie royale à ces jeunes compétences pour participer activement à leur épanouissement.
Cette autre université va être, sans doute, une réalité grâce au parcours riche d’expériences de l’Université Algérienne qui, depuis sa naissance
et jusqu'à nos jours, s’est forgée une réelle maturité. Cette grande qualité nous a permis aujourd’hui de regarder le monde avec des yeux neufs et de le voir autrement pour proposer aux générations futures une université moderne, autonome sur le plan pédagogique, libératrice des talents et démocratique.
Loin de faire le procès d’un quelconque système, ces propos veulent simplement mettre en relief une évolution, une nouvelle perception de l’acte d’étudier, de former, de s’investir et d’investir, pour le bien de l’individu et de sa communauté, et me laissent dire aussi que chaque étape a son université.
Une grande histoire se décide pour donner aujourd’hui le ton à cette université qui se prépare à ce qu’elle sera demain.
Prof. A. DJEKOUN
Recteur de l’Université Mentouri Constantine |