Quelques jalons à travers l'histoire
Ce vieux site d'implantation humaine s'est assuré, tout au long des siècles, une histoire fabuleuse dont témoignent les richesses archéologiques, ethno-anthropologiques et socio-culturelles.
De nombreux vestiges attestent de la présence de l'homme dans les temps les plus reculés à Constantine et dans sa région : grottes dites " du Mouflon ", " des Ours " ou " des Pigeons ", dolmens, nécropoles mégalithiques, arcades romaines…
Grand centre civilisationnel sous la dynastie des Massyles, Cirta devient, sous le règne successif de Syphax, Massinissa, Micipsa et Jugurtha la capitale des rois numides.
Assiégée et conquise par les romains en 46 - av JC, elle portera sous le règne de l'empereur Constantin le Grand le nom de Constantine en 311.
Après une période de relative accalmie, Constantine sera successivement occupée par les Vandales puis par les Byzantins.
L'année 674 marque l'arrivée des musulmans dont la domination se confondra, désormais, avec la grande épopée de l'Islam ; l'histoire de la ville sera liée à celles des dynasties successives qui gouverneront la Province : Aghlabides, Fatimides, Zirides, Hammadites, Hafsides, ...
A partir du XVI ème siècle, Constantine sera gouvernée par les Ottomans. Elle devint la capitale du beylik de l'Est où se succéderont, sur le trône, une quarantaine de beys qui façonneront le mode de vie de la population caractérisé par une organisation très évoluée et centralisée assurée par le palais du bey, la grande mosquée et les souks formant les trois fonctions principales de la capitale : administration, religion et commerce.
En 1837, après une longue et farouche résistance aux troupes françaises, Constantine est, une fois de plus, occupée. Les Français vont remodeler le paysage architectural en lui imprimant le cachet et le style européen.
A l'instar des autres cités, Constantine paya un lourd tribut dans le combat contre le colonialisme et nombreux furent parmi ses enfants qui offrirent leurs vies pour la patrie.
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Constantine, capitale culturelle de l'Est Algérien
La ville, jalouse de son passé, ne cesse de préserver ses traditions et ses coutumes dans différents domaines dont l'artisanat traditionnel (dinanderie, broderie, etc…) et les arts culinaires. Dans le domaine de la création artistique et culturelle, Constantine s'enorgueillit à juste titre d'être une ville phare en Algérie formant avec Alger et Tlemcen, l'une des trois écoles de musique andalouse. De plus, elle offre au visiteur curieux la possibilité de visiter le Musée National Cirta dont les riches collections lui permettront de remonter très loin dans l'Histoire de la cité et de notre pays.
Constantine a été, surtout, un très ancien centre de rayonnement culturel (il ne faut pas oublier que c'est la ville du grand savant réformateur Abdelhamid Benbabis et sa fameuse Médersa ), rayonnement qui ne cesse de s'étendre notamment dans le domaine de l'enseignement supérieur et de recherche dont le fleuron demeure incontestablement l'Université Mentouri.
L'Université Mentouri est située sur la frange nord du plateau d' Aïn El Bey. Son architecture futuriste est due à l' architecte brésilien de renom Oscar Niemeyer, concepteur de la Capitale Brasilia. Son siège se trouve au campus central sur la route de l'Aéroport Mohamed Boudiaf'. Considérée aujourd'hui comme l'une des plus grandes universités africaines et arabes, elle offre quasiment toutes les filières de formation. Par ailleurs, elle est le siège de la Conférence Régionale des Etablissements d'Enseignement Supérieur de l'Est Algérien.
Constantine s'enorgueillit aussi d'abriter l'Université des Sciences Islamiques Emir Abdelkader, première université islamique moderne algérienne, et sa Grange Mosquée, édifices impressionnants tant par leurs dimensions que par la beauté de leur architecture et la richesse de leur décoration.
On ne doit pas oublier non plus l'Ecole Normale Supérieure du Mansourah qui forme les Professeurs du Secondaire en Lettres et Sciences Humaines et Sociales.
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Quelques traits physiques
Naturellement protégée par un large et profond abîme au pied duquel serpente l'Oued Rhummel, Constantine a souvent été qualifiée, par les anciens historiens, de "Nid d'Aigle " ou de "Cité du Ciel" en raison de son site remarquable.
Appelée aussi "la ville des ponts", elle est située en plein centre de l’Est Algérien ( latitude 36.23 et longitude 7.35), précisément à 431 Km de la capitale Alger vers l’ouest, à 89 Km de Skikda vers le nord et à 235 Km de Biskra vers le sud.
Le climat de la région est continental caractérisé un été chaud et sec (25-38° en moyenne) et un hiver froid et humide (de 0 à 12° ) avec des précipitations variant de 300 à 600 mm par an.
Son altitude moyenne tourne autour de 700 mètres et le Djebel EL Ouahch, tout proche, atteint 1300 mètres.
Sa médina ressemble à de nombreuses vielles cités par ses rues, ses derbs, ses souks tandis que le Grand Constantine s'étend le long des vallées du Rhummel et du Boumerzoug, mais connaît une extension tout azimut avec l'hypertrophie de certains quartiers (Djebel El Ouahch, El Guemmas, Benchergui, Boumerzoug…) mais surtout avec l'émergence de nouvelles agglomérations satellites dont les plus importantes sont Le Khroub à l'Ouest, Aïn Smara à l'Est, Békira et Le Hamma au Nord-Est et la Nouvelle Ville Ali Mendjelli au Sud. |